L’histoire des amours contrariées de la gauche avec la laïcité

Cliquer sur un des boutons ci-dessous pour partager cet article

Dans un article précédent à propos de la laïcité, le roi de la fête était Nicolas Sarkozy (avec son dauphin François Baroin). Il nous a semblé logique de partager la charge avec d’autres responsables politiques : aujourd’hui, ce sera la gauche qui en fera les frais.

Laïcité

Ca commence nécessairement par un peu d’histoire

La loi Guizot, promulguée le 28 juin 1833, sous la monarchie de juillet (la France connaissait à l’époque des difficultés quant aux problèmes d’émigration; le parallèle nous semble intéressant bien que cela n’ait aucun rapport direct avec notre sujet) a consacré la liberté de l’enseignement primaire en l’organisant sur le principe d’une école publique ou privée pour toute commune de plus de 500 habitants.

La loi Falloux, promulguée le 15 mars 1850 sous la IIe République, était destinée à favoriser la « liberté d’enseignement » et laissait une place considérable à l’enseignement confessionnel.

La Loi du 9 décembre 1905 de séparation des églises et de l’État, qui instaurait une très nette distinction entre la religion, relevant strictement du privé et l’État, procédant par définition du public, va très vite être détricotée par les cléricaux et la droite conservatrice.

La loi Astier du 25 juillet 1919 autorise l’Etat et les collectivités territoriales à subventionner les écoles privées de l’enseignement technique.

Sous le « Cartel des Gauches » en juin 1924, Edouard Herriot manifeste son intention de faire appliquer les termes de la Loi de 1905 en Alsace-Moselle où le Concordat (voir notre article) est en vigueur, ce qui donne lieu à de sérieux incidents et à une grève scolaire en Alsace. Son gouvernement sera renversé et remplacé par une équipe beaucoup moins offensive sur ce sujet.

Le Front Populaire ne parviendra pas à rétablir les choses malgré les efforts de Jean Zay, ministre de l’Education nationale et des beaux arts, qui publie le 15 mai 1937 une circulaire réaffirmant que: « L’enseignement est laïque. »

Bien évidemment, le régime de Vichy n’arrangera rien. A la Libération, le Conseil National de la Résistance ne réussira pas plus à rétablir la primauté du laïc sur le religieux.

En 1951, les lois André Marie puis Barangé favorisent les aides publiques aux écoles privées par le biais de bourses accordées aux familles.

Dès 1953, le Conseil National d’Action Laïque (CNAL) constitué en juin tente de résister sur le principe :  » à l’école publique, fonds publics, à l’école privée, fonds privés « .

La loi Debré du 31 décembre 1959 (promulguée le 3 janvier 1960) due au père Michel (ne pas confondre avec la loi Debré du 24 avril 1997, réglementant le séjour de étrangers en France, due au fils Jean-Louis) met en place un contrat entre l’Etat et les écoles privées. Elle va donner lieu au Serment de Vincennes du 19 juin 1960 : 400 000 laïcs se rassemblent, porteurs d’une pétition initiée par le CNAL signée par près de 11 millions de citoyens qui demandera l’abrogation de la loi Debré de 1959.

En 1977, la Loi Guermeur, entre autres lois anti-laïques va renforcer encore la valeur constitutionnelle de la « liberté d’enseignement ».

La gauche au pouvoir pour la première fois sous la Vème République

10 mai 1981Le 10 mai 1981

L’arrivée au pouvoir de François Mitterrand le 10 mai 1981 et ses 14 ans de présidence ne verront pas de remise en cause notable de cette pérennisation du dualisme scolaire dans la République Française, si ce n’est l’abandon définitif en 1984, face au peu d’enthousiasme des députés socialistes, du projet de la loi Savary qui visait à créer un « grand service public unifié et laïque de l’éducation nationale », dit « grand SPULEN » ( à ne pas confondre avec la loi Savary no 84-52 du 26 janvier 1984 sur l’enseignement supérieur). Le conflit aura été à l’origine de quelques années de crise au sein de la majorité présidentielle , crise qui s’étendra au pays tout entier. Il faut dire qu’à l’appel des organisations catholiques, un million de manifestants (un petit peu moins pour la police) auraient défilé à Paris le 24 avril 1982. En réponse, le 9 mai suivant, les laïques avaient réussi à rassembler seulement 200 000 personnes au Bourget pour la célébration du « centenaire des lois laïques ».

En février 1982, Régis Debray remet un rapport au ministre de l’Education Nationale auquel il adjoint 12 propositions « délibérément pragmatiques et modestes » sur «L’enseignement du fait religieux dans l’École laïque  », pour mettre fin à ces divisions qui déchirent les Français.

Le 25 janvier 1985 le nouveau ministre de l’Education nationale Jean-Pierre Chevènement remet « en selle » la loi Debré dans un nouveau cadre décentralisé, moyennant quelques modifications « simples et pratiques ».

Les accords Lang-Cloupet signés entre avril 1992 et mars 1993 entre Jack Lang, Ministre d’État, ministre de l’Éducation nationale et de la Culture du gouvernement Bérégovoy et le « père » Max Cloupet, secrétaire général de l’enseignement catholique sont une confirmation « du droit et de la reconnaissance de la contribution de l’enseignement privé au système éducatif ».

A l’automne 2000, la mention de « l’héritage religieux », figurant dans le préambule de la Charte européenne des droits fondamentaux, révèle, de la part des plus hautes autorités de la République française, la persistance d’une laïcité encore pour le moins crispée.

La Loi du 15 mars 2004 est censée apporter la solution au problème du port du voile islamique à l’école, après 15 ans de guerres picrocholines.

L’amendement Charasse installe à l’article 89 de la Loi du 13 août, 2004 l’obligation pour les communes de participer financièrement aux études des enfants scolarisés à l’extérieur.

La gauche dans l’opposition

Le 16 mai 2007, Nicolas Sarkozy est élu président de la République. La Loi Carle du 28 septembre 2009, est adoptée par l’assemblée nationale. Il s’agit d’un texte modifiant le financement des écoles privées, dans un sens plus que contestable : les municipalités seront désormais tenues de financer également des écoles privées d’autres communes, si leurs résidents ont choisi d’y scolariser leurs enfants. Le PS saisit le Conseil constitutionnel qui, dans l’arrêté du 22 octobre, décide que la loi n’est pas contraire à la Constitution.

Le 10 octobre 2009, le colloque « LAICITE 2010 : RENAISSANCE DE LA REPUBLIQUE INDIVISIBLE, LAIQUE,DEMOCRATIQUE ET SOCIALE », à l’initiative du club GAUCHE AVENIR se conclut par un appel aux partis politiques qui se réclament de cet idéal à réhabiliter dans ses applications l’article 2 de la loi de 1905, à s’opposer à l’intrusion des pouvoirs religieux dans l’élaboration des lois, à stopper la désorganisation des services publics, à au contraire les renforcer, à développer l’enseignement à l’école de la laïcité et notamment de la loi de 1905.

Le 4 avril 2011, le Parti de Gauche présente lors d’une conférence de presse au Sénat une proposition de loi-cadre relative à la promotion de la laïcité et la clarification des règles de son application concrète.

Dans un essai enlevé (La Laïcité falsifiée, Ed. La Découverte, 1ère édition, juin 2012), Jean Baubérot dénonce un détournement du sens originel de la Loi de 1905 ; il démonte avec minutie et rigueur les mécanismes de la «nouvelle laïcité» et se demande si, « classiquement considérée comme un des principaux marqueurs de la gauche, la laïcité [n’aurait pas] viré à droite, voire à l’extrême droite ». La même année, dans son programme pour l’élection présidentielle, le Front de Gauche réaffirme « le bienfondé et l’actualité de la loi de 1905 sur la laïcité ». Toutes les modifications ultérieures de la loi de 1905 affectant ces principes seront abrogées. »

Le retour de la gauche au pouvoir

François Hollande a été élu avec 51,64% des suffrages devant Nicolas Sarkozy (48,36 %) sur ses 60 promesses parmi lesquelles la proposition 46: «Je proposerai d’inscrire les principes fondamentaux de la loi de 1905 sur la laïcité dans la Constitution en insérant, à l’article 1er, un deuxième alinéa ainsi rédigé : « La République assure la liberté de conscience, garantit le libre exercice des cultes et respecte la séparation des Églises et de l’État, conformément au titre premier de la loi de 1905, sous réserve des règles particulières applicables en Alsace et Moselle». Début mars 2013, il écarte cet engagement, suite au refus par le Conseil constitutionnel de mettre fin au Concordat (voir notre article), comme le demandait l’Association pour la promotion et l’expansion de la laïcité. Si cette proposition 46 du programme du candidat n’a pas été concrétisée, plusieurs réformes ont vu le jour : mariage pour tous, révision des lois de bioéthique, mise en place de l’Observatoire de la laïcité, Charte de la laïcité à l’école, mais le vote d’une loi sur le droit à mourir dans la dignité est toujours en attente, le vote d’une loi permettant de créer des crèches laïques a été écarté par l’Observatoire, la remise en cause de la loi Carle instaurant la parité dans le financement public entre écoles publiques et privées n’est pas évoquée, pas davantage que l’annulation de la reconnaissance des diplômes universitaires du Vatican ou la circulaire Guéant instaurant des conférences départementales de la liberté religieuse.

En février 2014, Elisabeth Badinter relance le débat et ravive les tensions entre partisans d’une laïcité « ouverte », dans le sillage de Jean-Louis Bianco, qui rappelle que « la laïcité est la neutralité de l’Etat, pas celle des citoyens », et les tenants d’une  laïcité « fermée », comme le député PS Jean Glavany, qui cherchent à étendre l’interdiction du port du voile, sous peine de voir le Front national devenir le seul défenseur de la laïcité et l’exploiter à des fins discriminatoires envers les musulmans. Le Parti Socialiste se révèle incapable de trancher.

En février 2015 (Marianne, hors série), la philosophe jugera « désolant » le pouvoir accordé par la gauche aux curés, imams et rabbins, et dénoncera les lâchetés des socialistes depuis vingt-cinq ans à propos du voile. «Tétanisée à l’idée d’être taxée de stigmatisation d’une population d’origine immigrée, la gauche s’est empêchée de traiter cette situation nouvelle, mais pas si différente de l’affrontement avec l’Eglise un siècle plus tôt […]. Cela, je ne le pardonne pas à la gauche. » Le mercredi 6 janvier 2016 sur France Inter, elle appellera les « défenseurs de la laïcité à ne plus se taire par crainte d’être taxés d’islamophobie », tout en accusant la gauche d’avoir « abandonné » ce combat à Marine Le Pen.

Toujours en février 2014, preuve s’il en est que la question est d’actualité, le Comité Laïcité République organise le 8 février à l’Assemblée nationale un colloque sur le thème « La gauche, la droite et la laïcité : pourquoi tant d’atermoiements ? », au constat que l’immense majorité des français, à 85%, souhaite que la laïcité soit renforcée.

Le schisme à gauche

laicité fermée, laicité ouverte

(infographie Libération)

Après les événements de janvier 2015, un véritable schisme s’installe à gauche. La place réservée à la religion devient un tabou dans la société française. « Chacun défend sa laïcité, selon un axe classique qui va d’une laïcité stricte, qui souhaite repousser les signes extérieurs de la religion dans la seule sphère privée, à une laïcité plus ouverte qui, au nom du respect de la différence, affirme la nécessité de faire une place aux religions, et notamment à l’islam, dans notre espace public. » Le financement des lieux de culte pose un problème insurmontable. François Hollande, qui serait à même de prendre position, se tient à l’écart du débat, au nom du statu quo. Certains socialistes lancent des signaux d’alarme très clairs et demandent un « plan d’urgence laïque ». Ils rappellent que la Laïcité est un modèle à défendre. Manuel Valls en profite pour tenter de s’émanciper et cherche à rompre avec l’héritage de Mitterrand, reprochant à Jean-Louis Bianco, président de l’Observatoire de la laïcité de vouloir la « dénaturer ».

Le 21 janvier 2016, la gauche s’écharpe sur la laïcité. Une pétition soutenue par le Parti Radical de Gauche (PRG) demande la démission de Jean-Louis Bianco. Manuel Valls n’a pas non plus goûté les critiques de l’un des proches du rapporteur général de l’Observatoire, Nicolas Cadène, envers la philosophe Elisabeth Badinter, qui jugeait récemment « qu’il ne faut pas avoir peur de se faire traiter d’islamophobe ».

L’économiste Jacques Sapir publie un nouveau livre Souveraineté, Démocratie, Laïcité (Ed. Michalon, 14 janvier 2016). «Il y a là une convergence entre une vision de gauche et une vision de droite», estime-t-il. Il comprend mal que Jacques Dion (de Marianne) lui reproche, entre autres, de présenter là une «main tendue» à l’ extrême droite, d’où s’en suit une polémique peu constructive.

Le collectif du Printemps républicain se réunit le 20 mars à La Bellevilloise, à Paris pour tenter de faire en sorte que la laïcité ne soit plus un tabou au P.S. et qu’elle redevienne une « véritable valeur de gauche ». Les détracteurs n’ont aucun mal à évoquer une « extrême laïcité », une « laïcité offensive », bannière derrière laquelle se cacheraient Laurent Bouvet et des personnalités proches du PS, en un mot « les partisans d’une gauche autoritaire et intolérante ». On évoque un durcissement idéologique d’une partie de la gauche, cette « ligne laïciste » ne séparant « plus la gauche socialiste de mouvement politique comme Les républicains ou le Front national ».

La décision de plusieurs grandes marques de prêt-à-porter (Dolce et Gabbana, Marks and Spencer et bientôt H & M et Uniqlo) de se lancer sur le marché de la mode islamique, de la vente du hidjab au burkini, met le feu aux poudres. Le clivage entre les partisans d’une « laïcité combative » et ceux se réclamant d’une ligne plus ouverte est très profond. La ministre du droit des Femmes Laurence Rossignol compare les femmes voilées aux «nègres américains qui étaient pour l’esclavage», suscitant une forte polémique entre toutes les composantes de la gauche et largement au delà, une pétition lancée contre ses propos recueillant 30000 signatures, la ministre étant finalement soutenue par les organisations féministes.

Une enquête du CNRS expliquait  en novembre 2015 qu’une « grande partie des fonctionnaires souffrent du décalage entre les discours sur la République et la laïcité et les pratiques du terrain où les demandes communautaires se multiplient ». 86 % des Français de confession musulmane auraient voté pour François Hollande au second tour, ce qui n’aurait pas été le cas aux municipales de 2014, le PS s’étant écarté des valeurs familiales, avec le « mariage pour tous », notamment. Il y a donc péril en la demeure. C’est ainsi que Manuel Valls, ne reculant devant rien, tente de démontrer que l’islam est « fondamentalement compatible avec la République » (voir notre article). La course aux voix (pour 2017 ?) est déjà commencée.

Pour Laurent Bouvet, cofondateur du Printemps républicain,   «c’est en remettant de la République dans la gauche que nous pourrons remettre de la gauche dans la République. Et [ …/…] cela passe par un combat culturel, idéologique, et non par de simples propositions économiques sur tel ou tel sujet. »

Le pape lui-même s’en mêle et finit, dans un entretien accordé au journal La Croix en mai dernier, par énoncer une petite contradiction : « Un État doit être laïque. […/…]Mais chacun doit avoir la liberté d’extérioriser sa propre foi. » Son problème, ce sont les Lumières :
« La petite critique que j’adresserais à la France à cet égard est d’exagérer la laïcité. Cela provient d’une manière de considérer les religions comme une sous-culture et non comme une culture à part entière. Je crains que cette approche, qui se comprend par l’héritage des Lumières, ne demeure encore. »

Les Radicaux de Gauche réagissent en rappelant énergiquement à Jorge Mario Bergoglio la formule de Victor Hugo « L’Eglise chez elle et l’Etat chez lui ».

Ce seront les chrétiens de gauche qui remarqueront, à propos du concours Eurovision de la chanson dont la finale avait lieu le 14 mai dernier, que « Bien qu’on les considère comme largement sécularisées, nos sociétés européennes restent marquées par la présence du religieux, jusque dans des éléments de la culture populaire. »

Pas seulement en France

Car le problème de la laïcité est loin d’être circonscrit à la France, ce qui oblige Jean-Luc Mélenchon à défendre encore, jusqu’au Parlement européen, « la liberté et spécialement la liberté de conscience incluant bien évidemment la liberté du culte puisque cette idée est née dans ma patrie et s’appelle la laïcité, qui font cruellement défaut au Qatar, en Arabie Saoudite, à Bahreïn »…

Près de nous, la gauche genevoise a bien du mal à se faire entendre et doit en arriver à des manifestations soulevant l’incompréhension de la bien-pensance suisse, en se couvrant d’un foulard lors d’un débat sur la laïcité au Conseil municipal. La laïcité est réellement un sujet qui fâche toutes les factions y compris au sein de la gauche de la Confédération.

La Belgique n’est pas en reste. Entre « laïcité organisée » et « laïcité militante », il y a matière à discussion sur l’utilité de modifier ou non la Constitution afin d’y affirmer la séparation de l’Eglise et de l’Etat.

En Espagne, suite à l’étroitesse des rapports historiques entre la dictature franquiste et l’église, l’identité religieuse pose globalement un gros problème. Les propositions de la gauche radicale divisent la société toute entière et la gauche en particulier.

En Algérie, la nation algérienne et ses institutions politiques se sont façonnées autour d’une gauche socialiste et nationaliste  révolutionnaire, et de son parti historique le FLN. Les mouvements de gauche contemporains, partis politiques et syndicats, tentent de sortir leur carte du jeu, malgré leurs faibles marges de manœuvre. La laïcité devient le cœur du débat.

Au Québec, le rapport de la Commission Bouchard-Taylor suggérait dès 2008 d’interpréter la laïcité dans un contexte large de neutralité de l’État. Ce rapport fut sévèrement critiqué par les partis autant que la société civile, lui reprochant de relever davantage du problème que de la solution. Le 11 septembre 2001 a soulevé au Québec (proche géographiquement) un réflexe sécuritaire et ses corollaires identitaires. La gauche a été bien en peine d’empêcher les nationalistes conservateurs de s’emparer du « discours laïciste », tout comme en France…

Aux Etats Unis, on connaît bien la place omniprésente de la religion dans la société américaine, la religion nationale étant la « religion civile », qui définit une laïcité de groupe. La religion est constamment récupérée à des fins politiques, à droite tout comme à l’équivalent américain de la gauche (Démocrates), les candidats n’hésitant pas à faire état de leur foi en toute occasion.

On pourrait faire le tour du monde des gauches sans trouver chez elles une seule ligne commune en matière de laïcité. Alors, effectivement, comment pourrions-nous en trouver une chez nous, hormis le fait indéniable que le principe de laïcité soit né en France, à la suite de la Révolution et de l’affaire Dreyfus ?

« La laïcité est le fruit d’un affrontement idéologique et politique qui s’est étendu du XVIIIe siècle aux années 1920. Elle ne fut pas un pacte ou un contrat entre deux camps, mais le résultat d’un rapport de force qui avait tourné au profit de la gauche républicaine. » (Michel Winock)

Cliquer sur un des boutons ci-dessous pour partager cet article

2 réflexions au sujet de « L’histoire des amours contrariées de la gauche avec la laïcité »

  1. I have been browsing online more than 3
    hours these days, yet I never discovered any fascinating article like
    yours. It is lovely price sufficient for me. In my opinion, if all webmasters and bloggers made good content material as you
    did, the net will probably be much more helpful
    than ever before.

    1. Thanks Bill. Our associative blog like to receive such encouragement that confirm the growing need for lighting of all citizens in France and elsewhere. We will continue our fight so that things change in trying not to disappoint you. Friendly.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *