Ils changent le monde !

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Est-ce au nom du progrès que nos sociétés modernes créent, développent, aménagent, transforment, . . . détruisent ? Si « oui », de quel progrès parle-t-on ? La question mérite d’être posée.

En regardant l’histoire, nous voyons bien que les découvertes sont issues de la curiosité et de l’ingéniosité des personnes qui, découvrant un élément (naturel, technique, scientifique, . . .), ont la volonté d’aller plus loin dans sa connaissance du sujet, de son environnement et des limites du monde aboutissant à ses possibles applications au service de la communauté humaine et de son environnement.

La difficulté réside à l’endroit d’un profit recherché par les promoteurs de réalisations de Grands Projets (le support) bien souvent Inutiles (quelle nécessité collective ?) et Imposés (les « injonctions » de réalisation). Ces GPII existent uniquement pour servir le profit d’une minorité. Le progrès est il un bien collectif ou un moyen mercantile, . . . un moyen de domination ?

Jusqu’à présent, à l’exception de quelques rares exemples de populations primitives, les organisations sociétales ont laissé s’installer des élites aux manettes des pouvoirs, permettant à ces derniers de chercher à en tirer le plus d’avantages. La révolution conservatrice des années 80 portée par Ronald Reagan et Margaret Thatcher a abouti à la levée des complexes des néolibéraux qui imposent leur doctrine sur la planète. La « mondialisation » est le moyen qu’ils ont mis en œuvre pour soumettre les populations à leur système. C’est l’économie triomphante qu’Albert Jacquard dénonçait ainsi : « La véritable liberté est indissociable de la protection des plus faibles. Le libéralisme à l’occidentale est synonyme d’esclavage pour la grande majorité des hommes, qu’ils soient citoyens des pays du Sud ou relégués dans les couches dévalorisées des pays du Nord. » (J’accuse l’économie triomphante, Editions Calmann-Lévy, 1995).

Les puissants (les détenteurs des biens et les personnages politiques dominants) utilisent « le progrès » comme justificatif de moyen pour aboutir à leurs fins. « Le progrès » est la raison qui ne peut être remise en cause puisque, par essence, il vise l’objectif d’un mieux-être pour tous. Mais « ce progrès-là » qui est mis en avant, a pour vocation de cacher la réalité : celle du profit recherché. LEclairCit et la presse locale ont publié quelques articles relatifs à de Grands Travaux Inutiles et Imposés (GPII) dont plus d’une centaine en France.

D’autres projets grandioses tels que la déforestation de l’Amazonie ou les grands barrages de retenue d’eau ne se font pas sans une finalité mercantile évidente, réels objectifs pour les promoteurs et les réalisateurs. Les pressions mises sur les populations et leurs représentants ayant tendance à s’opposer aux échanges internationaux montrent combien la motivation des puissants est contraire au mieux-être du plus grand nombre, notamment par le truchement des tribunaux d’arbitrage.

C’est le fait que des oppositions s’organisent contre un GPII que ce dernier obtient une notoriété (voir plus haut et ici). Aucune annonce n’est réalisée en amont du projet au motif principal que les organisateurs ne tiennent pas à y rencontrer de contestation. Qui dans l’Aube a entendu parler de la vente de grumes de la forêt de Clairvaux à la Chine ? Qui dans l’aube à eu connaissance du projet d’incinérateur de déchets sur La-Chapelle-Saint-Luc ?

A l’exception des autorités et des personnes averties parce que concernées par le projet, aucune « publicité » n’a été faite sur ces sujets, tout autant que pour bien d’autres. Quelques rares encarts dans la presse locale noyés dans les autres informations avertissent de ces « non événements ».

Aucune réelle analyse n’est mise à disposition des populations en amont pour qu’elles puissent se saisir du sujet et s’engager en tant que « citoyens-acteurs de la cité ». Initialement placé comme « administré », « client-consommateur », on y est confirmé dans ces rôles quand on n’est pas invité à s’impliquer. Aucune démarche (débat, explications, enquête d’utilité publique, …) n’est organisée avant que les décisions (voir les premiers engagements) soit prises par ceux (les élus) qui sont censés représenter l’intérêt collectif.

Quant les citoyens se saisissent d’un sujet qui les touche et qu’ils en critiquent les fondements remettant en cause les promoteurs, ces rebelles deviennent gênants. Ils deviennent « des empêcheurs de tourner en rond » pour les organisateurs qui se complaisent à construire leurs propre monde idéal : celui de leur seul confort.

Au nom du progrès, les puissants installent un mécanisme asservissant pour le plus grand nombre. Certains osent s’y opposer, chacun avec ses propres moyens. Ceux-là reprennent leur place de « Citoyen », acteur de leurs devenirs (individuels et communs) pour changer le monde, non pas pour les PNB (Produit National Brut), mais pour le BNB (Bonheur National Brut).

Le 15 mai dernier, Yannis Youlountas avait conclu son intervention après la projection de son film « Je lutte donc je suis ! » à Bar-sur-Aube par : « Je suis ce que je fais ! »

 

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