Archives de catégorie : Médias

Un automne gesticulant

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Nos précédentes gesticulations

Nous avons déjà eu l’occasion de vous proposer deux conférences gesticulées créées et jouées par Jacques Esnault qui est l’un de nos partenaires des plus fidèles.

La première s’est tenue le 20 mai 2016 et s’intitulait « Des lendemains qui chantent » et avait été suivie le lendemain par un atelier d’écriture animé par Jacques.
La seconde a eu lieu le 8 juin 2018 et s’intitulait « Sous les pavés la plage »

Nous avons également eu l’occasion d’accueillir Jacques et sa troupe le 25 février 2017 pour la pièce du collectif 1984 « La jolie valse des emplois ». Pour celles et ceux qui y ont assisté, convenons que ce fut finalement assez «gesticulant», voire gesticulatoire.

Nos futures gesticulations

C’est donc avec une grande joie que nous clôturerons notre saison le samedi 1er décembre 2018 à 20h30 au centre culturel Didier Bienaimé avec la dernière création « Les 4 vérités » de l’atelier « Pas Dupes ! »  du collectif 1984. Mise en scène de Jacques Esnault et Brigitte Grisar.

Nous vous donnerons davantage de précisions à la rentrée, mais vous pouvez dès maintenant réserver cette date.

Mais en attendant « Les 4 vérités », il y a la rentrée d’automne

Nous nous sommes joints à 3 autres associations locales pour vous proposer un cycle de 4 conférences gesticulées qui se dérouleront sur 4 samedis consécutifs du 29 septembre au 20 octobre.

Pour LÉclairCit, nous avons invité Aline Farès qui fait un tabac avec sa conférence intitulée « Chroniques d’une ex-banquière »

Quelques mots sur cette conférence

Nous n’aurions donc rien à dire sur ces banques, qui nous explosent à la figure, nous méprisent, mettent les gouvernements au pas – et qu’on ne parvient pourtant pas à contourner tant leurs services nous sont essentiels ?

Les banques, la finance, nécessitent une pensée qui va bien au-delà du discours de l’expertise. Et c’est peut-être même par là qu’il faudrait commencer : se poser la question de la place que nous voulons bien leur laisser ; la question de qui peut légitimement maîtriser ces super-pouvoirs qui permettent aux banques de décider, par le crédit, quelles idées verront le jour ou pas.

N’est-ce pas un enjeu majeur dans un monde où tout ou presque est passé à la moulinette financière, et où les catastrophes politiques, sociales et environnementales s’accumulent ?

Cette conférence gesticulée propose – à travers la narration du parcours atypique de l’auteure et interprète – un point de vue sur nos leviers d’action face à la finance, aux banques et à leurs crises, ainsi que des explications sur les banques et leur fonctionnement, les marchés financiers et leur logique, les réponses réglementaires et leurs limites.

Les « Chroniques d’une ex-banquière » ont été créées par Aline Farès à Bruxelles au cours du printemps 2017, dans le cadre d’une formation d’accompagnement à la création de conférences gesticulées organisée par l’ASBL La Volte.

Cette conférence a été présentée pour la première fois en juin 2017 au Théâtre National de Bruxelles et à l’Université d’été du CADTM près de Namur.

Les « Chroniques d’une ex-banquière » ont également été présentées à l’Université d’été des mouvements sociaux européens à Toulouse en août 2017.

C’est où, quand ?

Samedi 13 octobre à 19h30
amphithéâtre de la maison du patrimoine
à Saint Julien les Villas

Pour davantage de détails sur cette conférence ainsi que les 3 autres, un site dédié a été mis en place et nous vous invitons vivement à le consulter ici : http://idees-gesticulantes.fr.nf/

Enfin, pour les plus intéressés(es) d’entre vous, Aline Farès animera un atelier le samedi après midi avec celles et ceux d’entre vous qui souhaitent en apprendre un peu plus sur les rouages de la finance et des banques. Vous pourrez avoir un aperçu ici.

Le poker des banques

 

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SOUS les Pavés la plage ! Fake News or NOT !

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Décidément nous vivons une époque formidable !

En effet, on trouve, publié en page 5 du journal l’Est Éclair du 2 juin 2018, un article intitulé « Pour connaître la vérité sur les fake news ».

Pour lire l’article, cliquer sur l’image

Rien que le titre en soi donne déjà envie de sourire, tant la question de la vérité constitue le cœur même de ce qu’on nomme fake news.
Mais pour atteindre la franche rigolade, il faut entrer dans le corps de l’article. On y apprend en effet qu’une association, « Aube, dialogues et perspectives » invite à « une rencontre afin de tout savoir sur les fake news, sur la désinformation et la post-vérité. Et sur les risques qu’encourt la démocratie… »
Là, franchement, le rédacteur, en tant que journaliste (donc a priori non épargné par les propos du Président  de la République sur les fake news), aurait pu donner un peu de perspective à son sujet. Il aurait pu citer quelques ouvrages illustrant l’influence perverse et toxique du langage dans la vie démocratique (voir liste non exhaustive ici).
Dans cet esprit de respect de la démocratie et afin de s’assurer de toucher tous les lecteurs de son journal, y compris les non anglicistes, le rédacteur aurait pu également titrer « bobards » plutôt que « fake news ».

Reprendre sans discuter la langue du pouvoir n’est-ce pas déjà prendre position ? On pourra lire ou relire à ce sujet « LQR » de Éric Hazan (2006) qui n’a pas pris une ride.

Le sommet du « bobard » propagé dans cet article est atteint au second paragraphe où, dès le titre, l’enquête est bouclée, le suspens est levé, on connaît les coupables : « Droite extrême et extrême gauche ». Pourquoi est-ce un bobard ?
Pour au moins trois raisons :

  • Le rédacteur semble ignorer qu’il existe aujourd’hui un « extrême centre » (lire et écouter à ce sujet le philosophe Alain Deneault), incarné en grande partie par le pouvoir actuel et qui participe de façon significative à engendrer, non pas des fausses nouvelles ou bobards de façon directe, mais à semer le trouble et la confusion dans les esprits en manipulant le vocabulaire pour créer des « éléments de langage », comme on le fait dans le marketting (pardon, la réclame).
  • Plus grave, on trouve dans ce paragraphe un amalgame des plus douteux et nauséabond, sans aucun fondement et digne d’un bobard diffamatoire frisant le complotisme « […] Parfois ce sont les mêmes personnes  sur le djihadisme, le complotisme, sur des thèmes comme les vaccins ou les compteurs Linky ». Ces propos, relayés avec zèle sans aucune analyse, sans aucune vérification, sans aucune preuve ni sans la moindre source sont affligeants et incarnent le degré zéro de l’information. Ce n’est donc rien d’autre que ce que ce texte tente piteusement de dénoncer, des bobards de la plus belle facture.
  • Une simple visite sur la page d’accueil de l’association, « Aube, dialogues et perspectives » offre un exemple on ne peut plus édifiant de bobard (fake news pour ceux qui ne suivraient pas) puisqu’on y lit que « l’association est apolitique », mais que « en même temps » on y apprend à la page « actualités », par un article du 20 février de l’Est-Éclair, que cette association a été créée à l’initiative de Grégory Besson-Moreau dont chacun(e) dans l’Aube, sait qu’il ne fait pas de politique !!!

Bref, si tout cela n’était pas juste risible, la vie serait tellement terne. Ah, on me dit dans mon oreillette que la majorité de nos concitoyens(nes) n’ont pas besoin qu’on leur raconte de bobards. Ils savent parfaitement de quoi il s’agit quand le gouvernement utilise le terme « dialogue social », ils comprennent parfaitement ce que signifie, ou plutôt ce que ne signifie pas « interdiction du glyphosate »

Pour finir là dessus, une petite devinette : le gouvernement et ses haut-parleurs médiatiques nous gavent quotidiennement d’une bouillie communicante à forte teneur en mot « réforme ».

  • Exemple : La SNCF a une dette, donc il faut réformer la SNCF. Réformer la SNCF, c’est donc s’attaquer au statut des cheminots qui met gravement en péril l’avenir de la société de chemins de fer.
  • Question : C’est du lard, du cochon ou du bobard ?

En attendant, n’hésitez pas à venir vous détendre en chansons autour de Mai 68 vendredi prochain, ça c’est pas un bobard !!!

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« Les médias contre la démocratie »

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Une émission sur les médias et la démocratie, ça n’est pas si courant pour que nous nous passions de la signaler.

L’émission intitulée « Vraiment Politique » est diffusée sur la chaîne LE MEDIA. Elle est animée par Aude Lancelin et la prochaine édition consacrée aux médias et à la démocratie sera diffusée demain

jeudi 12 mars à 20h30

L’émission sera accessible en direct en cliquant ici « Les médias contre la démocratie »

Découvrez ci-dessous les invités

  • Patrick Champagne, sociologue, ex-proche de Bourdieu,
  • Divina Frau-Meigs, professeur à Paris III et spécialiste des fake news,
  • Paul Moreira, journaliste d’investigation,
  • Henri Maler, fondateur d’Acrimed (association soutenue par LÉclairCit),
  • Henri Guaino, ex-député des Yvelines et plume de Nicolas Sarkozy,
  • Amaury de Rochegonde, coauteur de « Médias les nouveaux empires », enquête sur les oligarques.
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A Noël on s’endette ?

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« La dette, une arme de domination »

La dette, un moyen de domination mal expliqué. Daniel Mermet reçoit Éric Toussaint, porte-parole du CADTM.  Le site Là-bas si j’y suis a permis de mettre cet entretien en accès libre sur le site du CADTM.

C’est cadeau, mais Là-bas ne vit que grâce à ses abonnés

Alors pour Noël endettez-vous à hauteur de 5€/mois en offrant un abonnement à Là-bas si j’y suis !

LÀ-BAS SI J’Y SUIS, créée et animée par Daniel Mermet, est une des plus grandes émissions de l’histoire de la radio. Magazine de grand reportage radiophonique né en 1989 lors de la chute du mur de Berlin, l’émission a été diffusée quotidiennement avec un grand succès sur France Inter jusqu’en 2014.

Lire la suite ici…

Cliquer sur l’image pour accéder à l’émission
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La propagande est-elle compatible avec la Démocratie ?

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J’allume ma radio après le déjeuner

Ce dimanche le temps frais n’invitait pas à traîner dehors.
J’allume ma radio après le déjeuner.
Mon oreille capte « le duel de Natacha Polony et Raphaël Glücksmann » sur France-Inter.
Que se passe t’il ?
Je ne comprends pas bien !
Ah ouais ! Encore un coup d’esclandre de Mélenchon avec une journaliste. Il est vraiment insupportable cet homme là.
Caractériel !
Même invité, il ne se soumet pas à la malveillance de ses interlocuteurs !
Et le voilà à s’insurger, à reprocher des propos empoisonnés, sortis probablement d’un sourire gêné ayant craint de voir venir l’orage.
Allons, Monsieur Mélenchon ! Ne pourriez-vous pas être plus conventionnel, plus lisse, plus reconnaissant de l’honneur que vous fait Léa Salamé en vous invitant à son « Émission politique » ?

C’est alors que j’entends l’essayiste Raphaël Glücksmann, partager à l’antenne de France Inter l’indignation de Léa Salamé (sa compagne à la ville), sur l’attitude de l’homme politique à l’endroit de la « pauvre écrivaine et historienne » Laurence Debray. Elle, dans ses questions, cherchait probablement et seulement l’empathie du tribun sur la situation de sa grand-mère vénézuélienne !

Cette « bienveillance » n’a pourtant pas ému le prétentieux invité qui a dû se sentir agressé par une meute masquée de chiens de garde, déterminée à lui faire avouer l’inavouable : « Non ! Aucune pression extérieure, notamment des États-Unis d’Amérique, ne s’exerce sur le Gouvernement Vénézuélien. Non, aucune violence d’opposition ne cherche à déstabiliser ce pouvoir en place ! Oui, la pénurie alimentaire et sanitaire est de la seule responsabilité de la gestion calamiteuse de Chavez et de son successeur ! »

Allons . . . Mélenchon ! Avoue ton crime ! Tu nous lasses, toi et tes « Insoumis », à avoir des propos désobligeants, remettant systématiquement en cause la propagande de tes détracteurs. Ne pourrais-tu pas avoir un tantinet de modestie et acquiescer une fois pour toutes que tu fais partie du « camp des méchants » de par ton comportement désobligeant et, qui plus-est, en ne dénonçant pas les travers de dignitaires tout aussi infréquentables que toi (Maduro, Poutine, Castro, …) ?
Ne pourrais-tu pas faire ton mea culpa et t’inspirer de la sagesse de Tsipras en te soumettant à l’ordre des puissants, celui du capitalisme et du libéralisme où chacun a peut-être (ou pas) sa chance ?

Alors journalisme ou show médiatique ?

La question n’est pas ici de savoir qui de Laurence Debray ou de Mélenchon a la vision la plus juste de la situation au Venezuela, puisque cette question mériterait une émission complète à elle seule avec des journalistes d’investigation ayant travaillé sur le sujet et pouvant apporter divers éclairages sur le sujet. Pour cela il faudrait se tourner vers des supports et sources médiatiques alternatifs comme le Monde Diplomatique (qui ne fait jamais l’objet d’une revue de presse sur le service public de radio France) ou des sites tels que Mémoire des luttes,  ou encore un institut de recherche tel que l’Institut des Relations Internationales et Stratégiques (IRIS). Le service public, quant à lui, préfère les shows médiatiques au journalisme d’investigation.

Et puisque ces animateurs de shows télévisés veulent jouer les chevaliers blancs du contre-pouvoir journalistique, pourquoi ne lui ont-ils pas demandé ce qu’il pensait de la violence insoutenable que l’Union Européenne fait subir au Peuple grec, laissant vieillards et enfants mourir faute de possibilité de se soigner ? Pourquoi ne lui ont-ils pas demandé (indépendamment du sujet de l’indépendance) ce qu’il pensait de l’attitude extrêmement démocratique du gouvernement espagnol envers les citoyens et les élus de Catalogne ?

Perversité et manipulation médiatique contre alternatives

Non, la question ici est de savoir si le journalisme à la Salamé, Pujadas, Lenglet, Glücksmann… a pour fonction de dicter continuellement aux spectateurs qu’il n’y a pas d’alternative au libéralisme dans toutes ses déclinaisons et partout où il se niche, y compris dans les médias de service public.

Je t’assure, lecteur citoyen, c’est beaucoup moins fatigant pour tous de croire ce que nous rapportent les médias. C’est comme cette boisson qui ressemble à de l’alcool et qui n’en est pas, ça ressemble à de la sincérité, mais on y croise le plus souvent la perversité et la manipulation !

Mourad Laffitte, (que LÉclairCit a reçu la semaine dernière), dans son documentaire « Acharnement ; poursuivis pour l’exemple » qui ne risque pas de passer à la télé, fait partie de ces éclaireurs citoyens qui luttent pour sauver la démocratie et ça passe par une information pleine, libre et équilibrée. Sans ces conditions, on risque de sombrer dans la dictature de l’image et du cliché, avant l’étape suivante de la dictature tout court.

Ce film est une parfaite illustration de la maltraitance et de la violence qui s’exerce sur les mouvements sociaux, sur la liberté d’expression citoyenne et montre en creux que nous vivons de moins en moins en démocratie. Cette répression organisée est permise par l’élargissement au droit commun des mesures prises au titre de l’état d’urgence. Si on trouve que le propos est exagéré, il suffit de consulter la liste des 4109 poursuites ou condamnations politiques en France sur les 20 derniers mois.

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Les tout petits riens et moi et moi et moi…

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Président Macron lors de l’inauguration de Station F, à Paris le 29 juin 2017. Photo : Pascal ViLA/SIPA

Ainsi donc notre pharaonique Président nous a fait l’honneur d’accéder à la complexité de sa pensée en déclarant, dodelinant de la tête façon Sarkozy, « Une gare, c’est un lieu où on croise les gens qui réussissent et les gens qui ne sont rien ! »
Immédiatement, les experts de plateaux télé ont  commenté sur une boulette ou une maladresse, voire un dérapage.
Eh bien, je dirais pour ma part, épousant le style chic et désuet de Président Macron,  « Que nenni ! Trève de balivernes et billevesées ! »

Non, je crois au contraire que nos chers chiens de garde sont assez malvoyants et que Président Macron a bien raison de douter de leur capacité à capter l’essence de sa pensée. C’est une hypothèse peu crédible qu’un esprit aussi brillant que celui de Président Macron ait pu commettre un impair aussi grossier.

La réalité est en effet beaucoup plus simple : Président macron est victime du syndrome de la sur-complexité intellectuelle qui, comme toute qualité exceptionnelle possède, hélas, quelques effets secondaires inattendus et imparables. Ici, il s’agit de l’effet bien connu et longuement étudié par l’école de pataphysique du Touquet, je veux parler de l’inversion de l’être et de l’avoir. Ce phénomène est courant chez le macrondertalien supérieur, qui inverse assez facilement les verbes être et avoir. Ce n’est pas très grave en soi, mais il faut toutefois rester vigilant.

Du coup, ce qu’il a voulu dire, pour de vrai,  c’est « Une gare, c’est un lieu où on croise les gens qui réussissent et les gens qui n’ont rien ! »

Et là ça change tout et ça devient lumineux. En effet, comment imaginer qu’un p’tit gars issu d’un milieu précaire des quartiers défavorisés d’Amiens, qui en a bavé, qui a dû bosser pendant ses études pour se les payer, qui, tout petit, a vu sa mère pleurer en se demandant comment elle allait faire pour remplir le frigo, oui, comment imaginer que ce jeune homme modeste, devenu soudain Président Macron, puisse afficher un tel mépris à l’égard des siens ?

Ah, Oh Ah Euuhhh! On me dit dans mon oreillette que je me serais trompé de fiche signalétique.

Bon, ben c’est pas grave, tant qu’on n’est pas gouverné par un moins que rien et une bande de vauriens, mais là rien n’est certain !

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A noël pas d’économies, mais de la déconnomie !

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Noël rime souvent avec entorse au budget pour les mieux lotis d’entre nous qui peuvent se permettre d’avoir quelques économies. Comme le veut la coutume, mais aussi surtout les commerçants et leurs annonceurs, aux premiers rangs desquels les médias, il faut faire des cadeaux.

Alors tant qu’à souscrire à la coutume, autant faire un cadeau intelligent. En la matière, le dernier ouvrage de Jacques Généreux simplement intitulé «LA DÉCONNOMIE» est le cadeau du moment.

Date de parution 10/11/2016

Cet ouvrage est simplement jubilatoire. Malgré le titre donnant l’apparence d’une certaine légèreté de ton, il n’en est rien. Jacques Généreux est Professeur à Sciences Po Paris, où il enseigne l’économie depuis 35 ans et il est membre de l’associaiton française d’économie politique et des Economistes atterrés.

Cet ouvrage aborde la question jamais posée des raisons qui poussent les économistes dominants, les experts en tous genres, les journalistes et la majorité des élus à soutenir et à promouvoir des théories économiques qui nous gouvernent depuis plusieurs décennies malgré la preuve de leurs échecs. Jean Tirole, notre «Nobel » national d’économie y est épinglé pour ses positions très sectaires sur l’enseignement de l’économie, ce que j’avais évoqué dans un article précédent en juin dernier.
La présentation du sujet en 9 chapitres très pédagogiques et très référencés apprend beaucoup, même au lecteur non aguerri au domaine de l’économie, car, comme le mentionne Jacques Généreux à la fin de son introduction :

«Ce livre est donc écrit pour les cons intelligents et par l’un d’entre eux ! C’est le plus sûr moyen de toucher un large public. Car vous et moi sommes tous capables de penser les choses à l’endroit, et pourtant tous très cons à nos heures. Ayons l’intelligence de le reconnaître.»

De ce point de vue ce livre s’inscrit parfaitement dans le paysage de LEclairCit, en déconstruisant les idées reçues, en décryptant et en apportant un éclairage alternatif.

Sans hésiter donc, offrez-le ou faites-vous le offrir ! Et optez pour un vrai libraire plutôt que pour une grande surface déconnante où vous pourriez trouver ce livre aux côtés de fours à micro-ondes ou de machines à laver.

Enfin si vous souhaitez avoir un aperçu du sujet, vous pouvez écouter l’entretien que Jacques Généreux a accordé à Médiapart.

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Europe : quelles alternatives ?

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Conférence de Stathis Kouvélakis à Troyes le 24 novembre 2016 – Crédit photo : Denis Raillard

La conférence de Stathis Kouvélakis, que LÉclairCit a co-organisée avec le «collectif de soutien au peuple Grec-Aube», a marqué les esprits de plus de 70 personnes venues y assister. Stathis Kouvélakis est professeur de philosophie politique au King’s College de Londres, ancien membre du comité central de Syriza et actuellement membre de Unité populaire.

Au delà des attentes et espoirs que beaucoup placent dans l’intervention d’une personnalité, cette conférence a permis de mettre en lumière une réalité qui est totalement occultée par la grande majorité des médias français.
Elle a en effet été l’occasion de gommer les idées reçues sur les responsables de la tragédie économique, sociale, sanitaire et humanitaire que subit le peuple grec.
En montrant, avec un argumentaire d’une extrême précision, associé à une analyse politique fine et profonde, Stathis Kouvélakis a été très éclairant sur le rôle d’acteur de premier rang de l’UE dans cette affaire et sur son corollaire, qui consiste à envisager politiquement une sortie de ce système mortifère en dehors des solutions, non moins mortifères, proposées par les courants libéraux, xénophobes, d’extrême droite et néo-nazis qui se développent aujourd’hui en Europe. Continuer la lecture de Europe : quelles alternatives ?

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Une « jungle nucléaire en Champagne » ?

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C’est ce que craint le Collectif contre l’enfouissement des Déchets RadioActifs (Cedra) de Haute-Marne qui se mobilisait samedi 5 novembre pour soutenir deux militants entendus par les gendarmes de Joinville à qui l’on reproche des voies de fait qui auraient été perpétrées contre certains élus, lors d’un conseil municipal houleux à Gudmont-Villiers.

La Source Bleue à Gudmont-Villiers
La Source Bleue à Gudmont-Villiers

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Ils changent le monde !

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Est-ce au nom du progrès que nos sociétés modernes créent, développent, aménagent, transforment, . . . détruisent ? Si « oui », de quel progrès parle-t-on ? La question mérite d’être posée.

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