Archives de catégorie : Politique

Nos ancêtres les migrants

Cliquer sur un des boutons ci-dessous pour partager cet article

Voici donc la dernière conférence gesticulée de cette seconde édition du festival  des idées gesticulantes.

L’an dernier LÉclairCit avait fait venir Aline Farès pour sa conférence gesticulée intitulée «Chroniques d’une ex-banquière». Cette année nous avons fait appel à l’historien Gérard Noiriel que vous pouvez écouter lors de son dernier passage à France Culture.

Nos ancêtres les migrants

Samedi 12 octobre à la Maison du Patrimoine à Saint Julien lès Villas

Accueil du public à partir de 19h autour d’une buvette. Conférence à 20h.

L’entrée est à tarif libre, car nous souhaitons que chacune et chacun puisse contribuer comme il(elle) le souhaite à soutenir nos initiatives qui représentent des engagements financiers non négligeables pour une association, certes ambitieuse, mais modeste telle que la nôtre.

Le propos

Cette conférence reprend les analyses développées par l’historien Gérard Noiriel dans son livre «Une histoire populaire de la France».

Le propos est de rappeler que les migrations ont été une dimension essentielle de notre histoire commune et un facteur fondamental dans le progrès des civilisations.

La conférence accorde aussi une place importante aux bouleversements qui se sont produits au 20ème siècle en raison de la nationalisation des sociétés ; durcissement des frontières, papiers d’identité, montée des discours xénophobes et racistes…

La conférence fait passer des connaissances de façon ludique avec des dialogues, du jeu, des marionnettes, des chansons et l’utilisation d’images d’archives.

Quelques analyses et chiffres pour démonter les idées reçues

La revue REGARDS publie ce 7 octobre , sous la plume de Roger Martelli, une analyse et une présentation détaillées sur l’immigration.

Cliquer sur un des boutons ci-dessous pour partager cet article

CETA: les 10 contre-vérités proférées par le gouvernement et sa majorité

Cliquer sur un des boutons ci-dessous pour partager cet article
Cliquer sur l’image pour accéder à l’article complet
Cet article a été proposé sur son blog Médiapart le 23 juillet par Maxime Combes, économiste, membre du CA d’ATTAC France et animateur du collectif Stop TAFTA-CETA national. Il est aussi auteur de « Sortons de l’âge des fossiles ! Manifeste pour la transition », Seuil, Anthropocène, 2015.

Même si les députés français ont ratifié la mise en application du CETA le 23 juillet dernier, il doit encore être voté par le Sénat, probablement pas avant octobre. Il n’est donc pas inutile que chacune et chacun puisse se doter d’arguments pour interpeller ses élus à chaque fois qu’il(elle) en a l’occasion.

Nous ne présentons ici que l’excellente analyse en 10 points proposée par Maxime Combes. Pour lire l’article original, suivre ce lien.

Positionnée en juillet par Emmanuel Macron pour éviter toute contestation, la ratification en catimini du CETA n’est pas passée inaperçue. Les analyses de la société civile portent bien au-delà des cercles initiés et ont donné le ton au débat public. Poussés dans leurs retranchements, l’exécutif et la majorité ont multiplié les approximations, omissions et contre-vérités. Décryptage en 10 points.

1. Le CETA, bon pour la croissance et l’économie françaises ?

Le gouvernement, par la voix de son ministre du commerce Jean-Baptiste Lemoyne, ne cesse de vanter un bilan « très positif » des premiers mois de mise en application provisoire du CETA (septembre 2017) avec « une progression des exportations vers le Canada de 6,6 % entre 2017 et 2018 ». Sous-entendu : « c’est bon pour la croissance, bon pour les emplois, circulez, il n’y a rien à voir ». Sans ne jamais préciser que les exportation et excédent commercial envers le Canada n’ont fait que retrouver leurs niveaux de 2015, avant l’entrée en application du CETA (voir graphique).

Balance commerciale avec le Canada

Sans préciser non plus que les rares entreprises ou agriculteurs mis en avant pour vanter les exportations vers le Canada sont aujourd’hui déçus. Sans jamais se demander enfin, comme l’a fait un collectif d’économistes, « ce que valent quelques hypothétiques centièmes de point de PIB supplémentaires – soit l’étiage maximal des gains attendus du CETA – face aux conséquences agricoles, sociales, écologiques, et politiques, générées par la globalisation économique et financier ». Comme s’il pouvait y avoir encore du commerce, des parts de marché, des profits et des emplois sur une planète morte.

2. « Tout produit interdit sur le marché européen l’est aussi à l’importation »

Répétée à satiété par le ministre Jean-Baptiste Lemoyne, les rapporteurs du projet de loi, Jacques Maire et Marie Lebec, cette assertion est fausse. Problème : les députés LREM interpellés par voie électronique, et directement dans leurs circonscriptions, ont également propagé cette contre-vérité qui était insérée dans les « éléments de langage » qui leur ont été fournis.

Extrait de la réponse d’un député LREM aux personnes l’ayant interpellé.

Les ONG le disent depuis des mois, cette affirmation est fausse. Sous pression, poussé dans ses retranchements, le ministère de l’agriculture l’a d’ailleurs reconnu le15 juillet, à peine 72 heures avant l’examen du projet de loi. Le constat est clair : aucune règle n’interdit l’arrivée de bœuf canadien nourri à certaines farines animales ou « dopé » aux antibiotiques. Autant de pratiques qui sont pourtant interdites sur le sol européen. Cette contre-vérité se trouve pourtant toujours sur le site du gouvernement à l’heure du vote sur le CETA.

3. « Les filières agricoles ne seront pas déstabilisées par les importations canadiennes »

C’est l’un des arguments les plus utilisés par l’exécutif et les députés de la majorité. Pour tenter de désamorcer les craintes du monde agricole, ils affirment qu’aucune filière sensible ou qu’aucun territoire « n’a subi de conséquences négatives » suite à l’application provisoire du CETA en septembre 2017, que les quotas d’exportations de viandes canadiennes vers l’UE ne représentent pas grand chose et qu’ils ne sont pas utilisés à plein. Que ces contingents d’exportation ne soient pas utilisés ne signifient pourtant pas qu’ils ne le seront jamais, la mise en place d’une filière d’exportation nécessitant du temps. Il serait d’ailleurs plus qu’étonnant que le Canada ait âprement négocié les quotas obtenus pour ne pas les utiliser. Enfin, les arguments tentant de montrer que les quotas canadiens représentent une petite part de la production et de la consommation de viande en Europe ne tiennent pas compte de plusieurs facteurs : les exports canadiens vont principalement se porter sur des marchés spécifiques, comme celui de l’aloyau pour le bœuf, avec des quantités en mesure de déstabiliser la filière ; d’autre part, puisque l’UE et la France valident et signent des accords de commerce en grand nombre, c’est bien le total des quotas d’importation qu’il faut prendre en compte et non celui d’un seul accord : un effet d’agrégation va jouer sur chacune des filières concernées.

4. « Les normes européennes sont protégées » et le CETA permettra une harmonisation par le haut »

La majorité n’hésite pas à affirmer que les normes et standards européens sont protégés et que le CETA permettra même d’imposer de nouvelles réglementations au Canada. Cet argumentaire ne repose sur aucun fondement tangible : le CETA ne prévoit pas une harmonisation « par le haut » des normes existantes. Au contraire, il est fourni de dispositifs qui, dans la pratique, ont pour effet de réduire « ces barrières au commerce », exerçant une pression à la baisse sur les réglementations en vigueur ou celles qui sont envisagées. Si « le droit à réguler » des Etats est bien mentionné dans le texte du CETA, il est clairement restreint par des mécanismes comme « la coopération réglementaire » : dans ces espaces de coopération, ouverts aux intérêts des lobbys économiques et financiers, il est par exemple prévu de pouvoir discuter, derrière portes closes, des règles sanitaires et phytosanitaires. L’expérience montre que de tels dispositifs peuvent être utilisés pour affaiblir les règles applicables aux produits importés, et donc les normes et réglementations en vigueur. Plus important encore, le fait même que le CETA mette en concurrence des systèmes productifs, notamment dans le domaine agricole, assez différenciés du point des vue des normes qui s’appliquent, conduit à exercer une pression visant à réduire les normes et réglementations en vigueur : comment expliquer aux paysans français qu’ils vont être en concurrence avec le système agricole canadien où 46 molécules interdites en Europe, y sont autorisées ? D’une manière générale, cette mise en concurrence de systèmes productifs régulés de façon disparate conduit à rendre encore plus difficile tout renforcement des normes et réglementations dans le futur. Aussi bien en Europe qu’au Canada.

5. Le Canada est un partenaire de confiance aux normes proches des nôtres

« Si on ne signe pas d’accords de commerce avec les Canadiens, avec qui signera-t-on ? » entend-on sur les bancs de la majorité et du gouvernement. S’appuyant sur la relative bonne image du Canada dans l’opinion publique, et celle de son premier-ministre Justin Trudeau, l’exécutif et la majorité ne cessent de laisser entendre que les normes sanitaires et environnementales du Canada, et de ses provinces, seraient proches de celles existantes au sein de l’UE. Ce discours est doublement angélique, ou, si l’on tient compte que le gouvernement et l’exécutif sont bien informés, doublement faux. Faux d’abord parce que toute une série de réglementations sanitaires et environnementales au Canada sont moins drastiques qu’en Europe : outre l’aspect sanitaire évoqué ci-dessus, l’exploitation du pétrole issu des sables bitumineux en Alberta ne serait possible en Europe qu’à condition d’enfreindre toute une série de réglementations, notamment la directive européenne sur l’eau. Doublement faux ensuite, parce que le Canada ne cesse d’œuvrer, quels que soient ses gouvernements, pour tenter de saper les normes et réglementations européennes. La plus connue et la plus documentée de ces interventions a consisté à ce que le gouvernement canadien, en lien avec les entreprises pétrolières canadiennes et européennes (dont Total), mène un intense lobbying diplomatique visant à désarmer la directive sur la qualité des carburants et ainsi à faire en sorte que son pétrole sale ne soit pas de fait interdit à l’importation en Europe (voir ce CP d’Attac France dès 2012 et cette note des Amis de la Terre de 2014). Et le Canada a gagné : avant même d’entrer en vigueur, le CETA a contribué à réduire l’ambition de normes et régulations qui étaient en cours de discussion. Depuis, le Canada ne cesse de multiplier les pressions et les menaces contre les normes sanitaires européennes et contre l’application du principe de précaution (lire cet article du Monde qui fait un résumé utile des derniers épisodes).

6. Aucun effet en matière de réchauffement climatique

S’appuyant sur l’étude d’impact réalisée par le CEPII, le gouvernement et la majorité affirment que l’impact climatique du CETA serait minime. Ils affirment même que les émissions de gaz à effet de serre (GES) relâchées par les transports transatlantiques supplémentaires seraient compensées par la baisse des transports de ces mêmes marchandises par voie terrestre. Voilà un principe pour le moins discutable : au nom du climat, mieux vaudrait donc consommer des biens et services importés de très très loin plutôt que produits à côté de chez soi. Plus sérieusement, cette étude d’impact est plus que discutable : elle fait comme si tous les pays respectaient l’Accord de Paris sur le climat. Elle omet un point essentiel : les engagements pris dans le cadre de l’Accord de Paris, aussi bien par l’UE que par le Canada, sont insuffisants. Le Canada est le pire émetteur de GES par habitant des pays membres du G20, trois fois plus que l’UE, et Justin Trudeau a toujours refusé de donner plus d’ambition à la faible politique climatique canadienne. Cette étude d’impact du CEPII fait donc comme si un réchauffement climatique largement supérieur à 3°C – le résultat attendu des politiques climatiques actuelles – était optimal. Elle fait également comme si des émissions de GES supplémentaires, même résiduelles, pouvaient être acceptées alors que l’urgence climatique implique de les réduire drastiquement, et non des les augmenter, même petitement.

Cette étude du CEPII élude également une possibilité : que le Canada quitte l’Accord de Paris comme il avait quitté, par le passé, le protocole de Kyoto après l’avoir ratifié, et qu’il en rabatte encore sur son ambition climatique. Cette hypothèse n’est pas à écarter : Andrew Sheer, candidat conservateur, est en tête dans les sondages pour les élections fédérales d’octobre prochain et, climato-sceptique notoire, il a voté contre la ratification de l’Accord de Paris. Par ailleurs, les émissions du transport international ne sont pas comptabilisées dans le cadre de l’Accord de Paris (lire notre article) et sont en croissance exponentielle : envisager des les augmenter encore est plus que discutable. Enfin, les évaluations de l’effet de l’accroissement du commerce international sur les émissions de GES conduisent à conclure qu’il est positif, notamment quand il s’agit de commerce entre deux puissances économiques industrielles de niveau similaire (lire notre article qui recense les études à ce sujet). Plus généralement, nous avons montré dans cette note de décryptage combien les impacts climatiques du CETA ne peuvent se limiter aux effets de l’augmentation du commerce sur le niveau des émissions de GES.

7. Le CETA, un levier pour forcer le Canada à respecter ses engagements climatiques

« Le CETA est plus efficace contre le réchauffement climatique que le ‘chacun pour soi’ » a affirmé Bruno Le Maire dans la matinale de France Inter du 17 juillet 2019, laissant penser que le CETA serait donc le bon véhicule pour obtenir une solidification et des garanties sur les politiques climatiques de l’UE et du Canada. Le gouvernement s’appuie ensuite sur un article du CETA, l’article 24.4, pour dire qu’il « impose explicitement le respect des obligations souscrites par le Canada et l’Union européenne dans les accords environnementaux multilatéraux ». C’est oublier un peu vite que l’Accord de Paris n’est pas mentionné dans le CETA – alors que le texte du CETA a été modifié après la finalisation de l’Accord de Paris – et, surtout, que les chapitres sur le développement durable du CETA, et notamment cet article 24.4, n’ont aucune force exécutoire contraignante. Restreints à portion congrue (quelques pages sur les 1500 que comporte le texte du CETA), les chapitres sur le développement durable ne disposent en effet d’aucun instrument de contrainte, coercition ou sanction qui puisse être mobilisé si l’un des pays tiers ne respectent pas ces engagements, sauf à dénoncer l’accord dans son intégralité. Ainsi, on peut constater que cet article 24,4 utilise des verbes tels que « reconnaître » ou « réaffirmer » pour évoquer les accords environnementaux là où les chapitres clefs de l’accord, ceux consacrés au commerce et à l’investissement, utilisent des verbes bien plus engageants tels que « devoir », « obliger », « engager », etc.

8. Le Veto climatique protège l’intérêt général

C’est un des arguments majeurs du gouvernement et de la majorité. Face aux très vives critiques des mécanismes d’arbitrage investisseurs – Etat, et notamment la possibilité pour les entreprises privées d’attaquer les décisions et mesures de gouvernements soucieux d’agir en matière environnementale ou climatique, l’exécutif – dont Nicolas Hulot – pensait avoir trouvé la parade : introduire un « Veto climatique » pour « garantir le droit à réglementer en vue de réaliser des objectifs légitimes de politiques publiques ». Le document, rendu public à peine quelques jours avant le vote, et toujours pas entériné par l’UE et le Canada – il n’a donc pas d’existence légale à ce jour – n’a rien d’un Veto. Le Veto est le droit de dire « Non » et, ici, de bloquer une procédure initiée par une entreprise au nom de l’intérêt général. Ce mécanisme ne le permet pas : si le Canada et l’UE sont d’accord pour signer un document conjoint au moment où une multinationale attaque l’un des deux – ce qui reste à vérifier – alors pourront-ils tout juste transmettre ce document au panel d’arbitres qui trancheront en dernier ressort. Et dans tous les cas, le problème de fond n’est pas réglé : une mesure climatique qui ne respecterait pas les règles internationales du commerce et de l’investissement consignées dans le CETA pourra toujours être attaquée par une multinationale et sanctionnée par le tribunal d’arbitrage. Le droit du commerce et de l’investissement continue à primer sur l’urgence climatique, et plus largement sur l’intérêt général. Alors que le CETA renforce un déséquilibre majeur entre le droit privé commercial et l’exigence climatique et sociale, ce « veto climatique », qui n’en est pas un, ne vient pas rétablir l’équilibre. Il rate donc sa cible.

9. Il n’y a plus de justice d’exception favorable aux multinationales

Autre argument utilisé par le gouvernement et sa majorité : le mécanisme de règlement des différends entre investisseurs et Etats a été modifié et il a été validé par le conseil constitutionnel et la Cour de justice de l’UE. Il présenterait même des « innovations majeures » qui disqualifieraient les critiques émises à son encontre. La nouvelle version des tribunaux d’arbitrage dans le CETA comporte effectivement des modifications de procédure, mais aucune qui n’en change profondément la nature comme l’explique ce document. C’est le principe même d’un mécanisme de justice parallèle destiné à contourner les juridictions nationales et européennes pour offrir aux investisseurs étrangers le droit d’attaquer une décision publique contraire à leurs intérêts est inacceptable. Il constitue une arme de dissuasion massive pour les investisseurs et les entreprises et réduit considérablement le pouvoir de réguler des autorités locales et nationales. Alors que les États Unis et le Canada qui avaient été les premiers pays industrialisés à se doter entre eux d’un mécanisme d’arbitrage entre investisseurs et États, dans le cadre de l’ALENA, viennent de l’abandonner, pourquoi en instaurer un entre l’Union européenne et le Canada ? Des centaines de milliers de citoyens à travers l’UE demande d’ailleurs qu’il soit mis fin à ce genre de dispositifs qui remette en cause le droit à réguler des pouvoirs publics.

10. « Ne pas signer le CETA c’est fermer les frontières et nous isoler nous-mêmes »

C’est l’argument principal asséné par Emmanuel Macron en réponse à la tribune de Nicolas Hulot appelant les députés à faire preuve de courage et à ne pas ratifier le CETA. Au mieux, cet argument est de la mauvaise-foi, au pire est-ce une tentative de manipulation politique. Dans les deux cas, on s’éloigne des faits objectifs et du sérieux requis pour éviter les caricatures. Ne pas ratifier le CETA ne signifie aucunement fermer les frontières : la France et le Canada sont couverts par les accords de l’OMC et le commerce transatlantique, tout comme les investissements croisés, se poursuivront. Avec le CETA, la question est de savoir s’il faut approfondir la mondialisation économique et financière par un accord qui va bien au-delà de la réduction des droits de douane – déjà très bas – entre l’UE et le Canada, ou s’il faut justement « enclencher la fonction PAUSE » et engager la rénovation des règles internationales du commerce et de l’investissement. Refuser le CETA au nom du climat, de la préservation d’un modèle agricole soutenable, de la démocratie et du pouvoir de régulation des pouvoirs publics, ce n’est pas non plus « nous isoler nous-mêmes ». C’est au contraire, dans un monde qui fait de la compétition de tous contre tous un horizon indépassable, ouvrir la possibilité de construire des solidarités internationales et de faire du climat et de la justice sociale des objectifs supérieurs au commerce à tout prix. Une occasion unique de rappeler qu’il n’y a « ni commerce ni parts de marché sur une planète morte ». Loin des caricatures professées par le gouvernement et sa majorité.

Cliquer sur un des boutons ci-dessous pour partager cet article

ALSTOM, MACRON, HISTOIRE D’UNE TRAHISON

Cliquer sur un des boutons ci-dessous pour partager cet article

En accès libre jusqu’au dimanche 28 juillet.

À la demande générale de ses abonnés, le journal en ligne Là-bas si j’y suis donne LIBRE ACCÈS durant cette semaine à cette enquête de Jérémie Younes et Kévin Accart qui vous permettra de comprendre les ressorts de cette incroyable affaire d’État.

Profitez-en pour vous abonner et pour abonner votre banquier, c’est le moment !

Cliquer sur l’image pour accéder au reportage
Cliquer sur un des boutons ci-dessous pour partager cet article

URGENCE CETA – Demandez à vos parlementaires de ne pas ratifier le CETA !

Cliquer sur un des boutons ci-dessous pour partager cet article

LÉclairCit étant hors TAFTA, CETA et autres ALE, c’est tout naturellement que nous relayons cet appel initié par le collectif STOP-TAFTA. Un outil est proposé au bas cette page pour vous aider à interpeller vos parlementaires.

Si vous souhaitez quelques éclaircissements à propos de l’enfumage (fake news ?) de M. Macron qui tente de justifier la signature d’accords de libre échange climaticides en s’appuyant sur l’accord sur le climat de 2015, nous vous recommandons un article de Politis à lire ici.

Mobilisons-nous ! Repoussé après les élections européennes par Emmanuel Macron, le processus de ratification du CETA, cet accord de commerce et d’investissement entre le Canada et l’Union européenne, vient de débuter !
Les députés voteront le 17 juillet, en séance plénière de l’Assemblée nationale. La volonté d’Emmanuel Macron est claire : ratifier le CETA en catimini, dans la torpeur de l’été, en espérant le moins de contestation possible.
Les députés n’ont pas la possibilité de modifier le texte : ils ne peuvent que l’approuver ou le rejeter.

Au nom de l’urgence climatique, de la santé, de l’agriculture, de l’emploi, des services publics et de la démocratie, aidez-nous à interpeller les députés et sénateurs. Plus nous serons nombreux, plus nous aurons de chance de bloquer la ratification du CETA !

Grâce à l’outil ci-dessous, vous pouvez envoyer un courriel aux député·e·s pour leur demander de ne pas ratifier le CETA.

♦ Pensez bien à modifier le texte pour qu’il soit adapté (notamment choisir entre Monsieur et Madame le/la député·e).

Cliquer sur un des boutons ci-dessous pour partager cet article

La « persécution collective » de Julian Assange doit cesser maintenant, affirme un expert de l’ONU

Cliquer sur un des boutons ci-dessous pour partager cet article

Treize ans d’acharnement

Le Monde Diplomatique du mois de mai propose un article de Juan Branco intitulé « L’indomptable Julian Assange ». Le journal propose à la fin de l’article une chronologie qui retrace treize années de la vie de Julian Assange, depuis Décembre 2006, date de la Fondation de WikiLeaks par Julian Assange et d’une dizaine d’autres militants jusqu’au 11 avril 2019, date à laquelle M. Lenín Moreno, président de l’Équateur depuis mai 2017, révoque l’asile politique d’Assange, que la police britannique arrête dans l’ambassade. Les États-Unis demandent son extradition pour « piratage informatique ».

Lui aussi visé par l’Espionage Act, le lanceur d’alerte Edward Snowden (lire « Géopolitique de l’espionnage ») évoque sur Twitter une affaire qui dépasse largement le cas d’Assange et engage l’avenir des médias en général.

La « persécution collective » de Julian Assange doit cesser maintenant, affirme un expert de l’ONU

Nils Melzer, le rapporteur spécial des Nations unies sur la torture, après sa rencontre avec Julian Assange, fondateur de Wikileaks, à la prison de haute sécurité de Belmarsh, à Genève (Suisse), le 31 mai 2019. DENIS BALIBOUSE / REUTERS

Après avoir rendu visite à Julian Assange dans une prison londonienne, un expert indépendant des droits de l’homme de l’ONU a lancé vendredi un appel contre son extradition aux Etats-Unis, soulignant son inquiétude concernant le sort du co-fondateur de Wikileaks, accusant « un groupe d’Etats démocratiques » de se « liguer » contre le prisonnier pour « l’isoler, le diaboliser et le maltraiter ».

Pour lire l’article complet suivre ce lien

Cliquer sur un des boutons ci-dessous pour partager cet article

Larmes de pharaons

Cliquer sur un des boutons ci-dessous pour partager cet article

par Yannis Youlountas ·

Drame national. Souscription nationale. Union nationale avec les milliardaires. Breaking news après breaking news, Macron reprend de la hauteur, la famille Pineau repeint son image, les médias retrouvent de l’audience, l’hexagone retient son souffle, en état de choc.

LARMES DE PHARAONS

Au moment même où le pouvoir était sur la sellette, alors que les renseignements évoquaient la radicalisation de l’opinion et un risque insurrectionnel recrudescent, alors que le printemps ne faisait que commencer, cet incendie surgit comme un miracle.

La flèche de Notre-Dame est tombée à pic et son incendie va continuer à nous enfumer pour quelques jours encore.

Le temps qu’on se rappelle, à tête reposée, que personne n’est mort, que l’argent ne manque pas pour reconstruire à l’identique le monument, que ce sont des choses qui arrivent et qu’elles sont parfaitement réparables, jusqu’au moindre détail, contrairement aux millions de vies saccagées et détruites par ce même pouvoir et ces mêmes milliardaires qui feignent de gémir en chœur avec nous.

Une fois de plus, nos existences sont détournées de leur préoccupation première : vivre libres et égaux, incrédules et heureux, sans plus jamais mettre un genou à terre.

Une fois de plus, les divertissements les plus abrutissants s’éclipsent quelques heures pour laisser place à une autre forme de diversion, plus insidieuse encore. Celle qui nous fait croire que nous avons une tristesse et un objectif en commun avec ceux qui prétendent nous gouverner et ceux qui accumulent des profits colossaux sur notre dos.

Tous les incendies du monde n’y feront rien. Qu’importe l’ampleur des catastrophes, elles ne sont pas grand chose devant la première de toutes : l’apocalypse capitaliste qui sévit sur toute la surface de la Terre et la domination quotidienne que nous subissons.

Non, l’enfer n’est pas sous Terre, mais bien ici. Et le paradis, ne s’atteindra pas dans une quelconque soumission à des prélats ou à des hommes providentiels, mais dans la lutte incrédule et inlassable contre toutes les formes de dominations et d’exploitation.

Vous qui pleurez, braves gens, vous pleurez en réalité l’une des innombrables constructions pharaoniques du pouvoir politique, économique et religieux : chantiers qui ont coûté la vie à des millions d’ouvriers et d’esclaves depuis des millénaires, alors même que la plèbe épuisée manquait partout de pain et de toits où s’abriter.

Vous qui pleurez, braves gens, vous oubliez, derrière ces ouvrages, les innombrables victimes des religions : femmes, hommes et enfants, pseudo sorcières et libres penseurs, sédentaires et voyageurs, artistes et chercheurs, impies et égalitaires, libertins et libertaires, de dénonciations en rafles et de tortures en bûchers.

Vous rendez hommage au gigantisme clérical qui produisait, et produit encore, autant de chantiers que de charniers.

Vous occultez toutes celles et ceux qui trouvaient la mort, à quelques jets de pierres des églises en construction, seulement parce qu’ils/elles voulaient vivre autrement.

Vous ne voyez pas, derrière la lumière du vitrail, l’ombre d’un des pires obscurantismes de l’Histoire.

Que les pharaons d’aujourd’hui veuillent nous faire pleurer sur l’un des monuments gigantesques commandés par leurs prédécesseurs, c’est tout à fait logique.

Mais que nous tombions dans le panneau, nous qui voulons sortir de cet enfer qui n’en finit pas, c’est bien dommage.

Prenons garde aux larmes des pharaons.

Yannis Youlountas

Entreprises et grandes fortunes sortent le chéquier pour reconstruire Notre-Dame. Cliquez sur l’image pour les détails.
Cliquer sur un des boutons ci-dessous pour partager cet article

Paroles de rond-point. Entretiens avec les gilets jaunes de Troyes

Cliquer sur un des boutons ci-dessous pour partager cet article

Pour la projection/débat du film « J’veux du soleil » à Troyes le 28 mars dernier, LÉclairCit avait invité Stathis Kouvélakis, enseignant-chercheur en philosophie politique au King’s College de l’Université de Londres et membre d’Unité Populaire.
Au lendemain de la projection, Stathis Kouvélakis et Pascale Arnaud, sont allés à la rencontre de gilets jaunes troyens pour s’entretenir avec eux. Ils en ont tiré un article publié dans la revue Contretemps.

Sur le rond-point de Brico

Extrait de l’article de Stathis Kouvélakis et Pascale Arnaud

Nous avons réalisé ces entretiens à la fin mars, lors d’un déplacement à Troyes effectué à l’invitation de l’association L’EclairCit pour assister à une projection du film de François Ruffin « J’veux du soleil » et participer au débat qui a suivi. C’est là que nous avons rencontré les gilets jaunes du rond-point de Saint-André-les-Vergers, à la périphérie de l’agglomération, dit « rond-point du Brico », du fait de sa proximité spatiale avec le Bricorama.

Présents en masse dans la salle, en parfaite communion avec le propos du film, leurs interventions foisonnantes et combatives ont dominé le débat. Impressionnés par leur détermination, nous avons voulu poursuivre les échanges. Nous sommes donc allés les voir le lendemain sur « leur » rond-point, puis sur le lieu fermé où se tiendrait la réunion qui déciderait de la composition et du contenu du mandat de leur délégation à l’assemblée des assemblées de Saint-Nazaire.

Nous avons pu ainsi enregistrer ces deux entretiens, qui apportent à notre sens un éclairage intéressant sur cette expérience d’action collective, la seule à avoir pu se maintenir à l’échelle de la ville cinq mois après le début du mouvement.

Le premier donne la parole à Serge, l’un de ses principaux acteurs et, par ailleurs, figure reconnue de la « gauche de gauche » au niveau local.  Le second est une discussion avec trois autres piliers du rond-point, primo-participant.e.s à toute expérience d’action collective, dont deux ont été désignés pour faire partie, à titre d’observateur.trice, de la délégation envoyée à l’assemblée de Saint-Nazaire.

Ces entretiens permettent de mieux comprendre, à partir d’une situation locale, certains des enjeux de cette mobilisation inédite.

Lire la suite en cliquant ici

Cliquer sur un des boutons ci-dessous pour partager cet article

le libre-échange ou comment remettre les clés du pouvoir aux puissances privées !

Cliquer sur un des boutons ci-dessous pour partager cet article
Cliquer sur l’image pour télécharger le 4 pages au format pdf

L’actualité est riche dans tous ces domaines et pourtant elle ne fait pas la Une des médias dominants.
Les violences (contre la démocratie, contre les travailleurs(ses), contre l’environnement, contre les libertés des peuples à décider de leur sort…) qui accompagneront à coup sûr la mise en œuvre de tous ces accords est sans doute trop complexe pour pouvoir être relatée, commentée et expliquée en deux ou trois phrases et quelques boucles d’images bien choisies.

Cliquer sur l’image pour lire le sujet.

L’Europe veut opposer un « principe d’innovation » au « principe de précaution »

Alors que le principe de précaution ne figure pas dans la majorité des ALE (CETA, JEFTA…) les lobbys reçoivent un soutien inespéré

Cliquer sur l’image pour lire le sujet.

Télécharger le dossier de presse complet d’une coalition de plus de 150 organisations de 16 pays européens

Cliquer sur l’image pour lire et/ou télécharger le dossier de presse en pdf

Cliquer sur ce lien pour signer la pétition « Des droits pour les peuples, des règles pour les multinationales »

Cliquez sur l’image pour lire le rapport

Hypocrisie européenne ?

Le modèle défendu à la fois par l’Union européenne et par les lobbies des multinationales, aussi bien au sein du groupe de travail de l’ONU que comme modèle général de gouvernance pour faire face aux défis globaux, est basé sur trois piliers :
- Un droit international contraignant pour protéger les intérêts des multinationales, à travers par exemple les traités de commerce et d’investissement et les mécanismes d’arbitrage international ;
- Le secteur privé légitimé et invité à « co-écrire » les régulations qui lui sont applicables, quand ce n’est pas à remplacer la régulation par des standards privés non contraignants gérés par des « forums multi-parties prenantes » ;
- Des mécanismes volontaires et non contraignants pour les multinationales, comme les Principes directeurs de l’ONU sur les entreprises et les droits humains, destinés à leur donner une image « verte » et « responsable » sans faire aucune différence en termes d’accès à la justice et à la réparation pour les communautés affectées ou les travailleurs.

Pour lire la suite suivre ce lien

Cliquer sur un des boutons ci-dessous pour partager cet article

Pour France Inter, « gilets jaunes » et antisémitisme ne font qu’un

Cliquer sur un des boutons ci-dessous pour partager cet article
Les deux présentateurs vedettes de la matinale de France Inter, Léa Salamé et Nicolas Demorand, un « partenariat de l’intelligence » selon la directrice de la station

«Qu’ils se servent de leurs armes une bonne fois ! » C’est à Luc Ferry que reviendra le mérite d’avoir lancé le mot d’ordre désespéré d’une oligarchie prise de panique devant le soulèvement des « gilets jaunes ».
Mais les forces de l’ordre ne sont pas seulement policières, il y a aussi des forces de l’ordre intellectuelles et médiatiques, au moins aussi violentes et qui s’exercent sans le moindre risque, en toute impunité.

Un « journalisme » d’insinuations

par Olive Laporte, AMG (Abonné Modeste et Génial) de Là-bas si j’y suis

Mardi 12 février, le journal de 8 heures de France Inter, présenté par Laurence Thomas, annonce en premier titre « la hausse spectaculaire des actes antisémites en France, + 74 % en 2018 ». Si l’on est révolté par toute forme de racisme, on écoutera le sujet avec beaucoup d’attention. Et l’on constatera, non sans surprise, qu’il s’agit en réalité d’un reportage sur l’antisémitisme et le mouvement des « gilets jaunes ».

On sait qu’il peut arriver à un certain journalisme de l’à-peu-près de se contenter d’insinuations sans jamais que l’auteur ne se sente obligé d’étayer son propos. Ce qui est dit doit alors être tenu pour vrai, et l’auditeur auquel on présente des analyses et des accusations explicites – si graves soient-elles – n’a pas à attendre la moindre preuve ou le moindre élément à charge : il devra juste croire sur parole. L’ouverture du journal de 8 heures ce matin-là sur France Inter est un cas d’école en la matière.

Sauf, malgré tout, quand un auditeur prend le temps d’analyser une tranche d’info. Il met alors en évidence la pratique de l’insinuation et de l’amalgame confusionnel qui vise à accuser les « gilets jaunes » d’antisémitisme, sans la moindre preuve. Utiliser cette arme revient à banaliser l’antisémitisme et donc à banaliser les actes antisémites.

Pour lire le texte intégral du décryptage qu’Olive Laporte a adressé à « Là-bas si j’y suis » c’est ici et réservé aux abonnés, mais bon, n’est-ce pas le moment de soutenir les médias libres ?

Cliquer sur un des boutons ci-dessous pour partager cet article

CEUX QUI TIENNENT la laisse

Cliquer sur un des boutons ci-dessous pour partager cet article

ILS VIDENT… LÉGALEMENT LES CAISSES DE L’ÉTAT !

Cliquer sur l’image pour accéder à davantage d’informations et une vidéo

Le nouveau film de Gilles Balbastre (réalisateur des nouveaux chiens de garde), Ceux qui tiennent la laisse, n’aura pas d’écho dans les médias dominants.
Alors, pour financer Ceux qui tiennent la laisse, une campagne de financement participatif a été lancée.

Il ne reste plus que 22 jours pour aider à la réalisation du projet

Cliquer sur un des boutons ci-dessous pour partager cet article