Archives par mot-clé : Macron

Bravo M. Hulot ! Vraiment ?

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Toujours soucieux à LÉclairCit de chercher les contrepoids pour le bon équilibre de la balance médiatique, nous vous proposons ici une petite revue de presse de quelques points de vue qui ne passeront pas par les canaux des médias dominants (et on peut aisément comprendre pourquoi) au sujet de la démission de Monsieur Hulot.

En particulier, on relèvera dans plusieurs de ces supports le rappel de cette déclaration de M. Hulot sur France Inter, quelques secondes après avoir annoncé sa démission : «J’ai une profonde admiration pour Emmanuel Macron et pour Edouard Philippe…» Tout est dit et ça rappelle une déclaration de Pierre Rahbi (proche de Nicolas Hulot) : « Macron, le pauvre, il fait ce qu’il peut, mais ce n’est pas simple. Il est de bonne volonté, mais la complexité du système fait qu’il n’a pas les mains libres. »

Cela n’engage que moi, mais il me semble que cette posture est tout à fait en concordance avec le fameux «En même temps» et que j’ai envie de résumer ainsi : «Je veux sauver la planète, mais j’admire en même temps ceux qui contribuent à organiser son pillage.»

Chapeau M. Hulot ? Heu…

Michèle Rivasi (EELV) et Olivier Tonneau (LFI) chez « Là-bas si j’y suis » – Clic sur l’image pour accéder à l’entretien

Un fort bel entretien sur le site du média en ligne « Là-bas si j’y suis »

Le départ de M. Hulot n’est ni surprenant, ni courageux

Isabelle Attard – REPORTERRE – clic sur l’image pour accéder à l’article

La chroniqueuse voit surtout dans cette démission une opération de « sauvetage d’image ». « Sale temps pour l’écologie », conclut-elle !

Nicolas Hulot, démissionnaire irresponsable

Olivier Tonneau – Enseignant-chercheur à l’Université de Cambridge (Royaume Uni) et membre de la France Insoumise

« Nicolas Hulot, démissionnaire irresponsable », c’est le titre d’un billet publié par Olivier Tonneau sur son blog Médiapart. A la suite des réactions hostiles à ce billet qui ne va pas dans le sens du vent, Olivier Tonneau a publié un nouveau billet en guise de réponse, billet intitulé « Injuste envers ce pauvre Nicolas? ».

 

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En été on cherche l’ombre, mais gare à celle des marronniers !

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C’est l’été et le soleil vaillant oblige souvent à chercher un peu d’ombre. C’est aussi la période où les marronniers pullulent.
Il ne s’agit pas ici de ces jolis arbres à fruit marron et lisse, mais bien plutôt des marronniers journalistiques qui font la couverture des journaux et des magazines en cette période avec l’objectif de toucher un large public sans risque de choquer.
Alors, attention ! Gare à l’ombre des marronniers qui ne manqueront pas de nous tenir à l’écart des sujets et informations fâcheux qui nous concernent.

Pour celles et ceux qui souhaitent garder un peu de lumière, nous vous recommandons le numéro du mois d’août du « Monde Diplomatique ».
Vous y trouverez en particulier un article fort intéressant de Jean-Baptiste Malet intitulé « Le système Pierre Rabhi ».
Jean-Baptiste Malet est Journaliste, auteur de « L’Empire de l’or rouge. Enquête mondiale sur la tomate d’industrie », paru chez Fayard en 2017.

Cet article brosse un portrait de l’agriculteur ardéchois qui ne risque pas de passer pour un « marronnier ».

On y apprend, entre autres, que le charismatique barbichu considère la rationalité et la raison promues par le siècle des  « prétendues Lumières » comme un nouvel obscurantisme ou bien encore qu’il ne prône que le retrait du Monde, pour ne pas dire un repli sur soi, mais sans jamais remettre en question les structures de pouvoir. A cet égard, l’auteur nous rappelle cette déclaration de Pierre Rabhi dans le journal Le Figaro du 4 juin 2018, « Macron, le pauvre, il fait ce qu’il peut, mais ce n’est pas simple. Il est de bonne volonté, mais la complexité du système fait qu’il n’a pas les mains libres. »
L’article nous apporte encore tout un ensemble d’éléments aussi éclairants les uns que les autres sur les multiples facettes qui sont peu, voire jamais dévoilées, du personnage et des « colibris » dans les grands médias qui lui accordent l’accueil le plus bienveillant qui soit.

En particulier, un élément important pour comprendre les critiques évoquant parfois des aspects sectaires ou ésotériques, réside dans le fait que P. Rabhi se réclame de Rudolf Steiner, fondateur de la Société anthroposophique universelle et de la biodynamie. Dans le numéro du mois de juillet 2018  du « Monde Diplomatique », le même auteur,  Jean-Baptiste Malet, a publié un article intitulé « L’anthroposophie, discrète multinationale de l’ésotérisme ». On y apprend par exemple que la Société anthroposophique universelle et la clinique anthroposophique d’Arlesheim, détiennent 33,5 % du capital et 76,5 % des droits de vote des laboratoires Weleda, numéro un des cosmétiques biologiques en France et en Allemagne.
Et alors ? Alors rien d’illégal ni de répréhensible à cela jusqu’à ce qu’on découvre quelques lignes plus loin, une face beaucoup plus sombre de Steiner ainsi que les liens étroits entre les anthroposophes et le parti nazi en Allemagne. On peut par exemple lire ceci « La SS a même administré des programmes d’agriculture biodynamique dans les territoires occupés et des camps de concentration. Weleda a fourni de la crème antigel pour des «expériences médicales» sur des prisonniers de Dachau. »
Enfin, cerise (bio ?) sur le gâteau, on apprend que madame Françoise Nyssen, actuelle Ministre de la Culture, est très proche de M. Bodo von Plato, membre du comité directeur de la Société anthroposophique universelle et qu’elle est la fondatrice de l’école Steiner  « Domaine du possible d’Arles ». École hors contrat  inaugurée en 2015 et dans laquelle on célèbre des rituels assez bizarres comme dans toutes les autres écoles Steiner.

Pour lire le début de l’article du mois d’août suivez ce lien et pour le lire dans son intégralité, rendez-vous chez votre marchand de journaux, ou mieux, abonnez-vous au « Diplo ».

Enfin, si vous souhaitez approfondir le sujet, vous pouvez consulter les liens suivants :

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SOUS les Pavés la plage ! Fake News or NOT !

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Décidément nous vivons une époque formidable !

En effet, on trouve, publié en page 5 du journal l’Est Éclair du 2 juin 2018, un article intitulé « Pour connaître la vérité sur les fake news ».

Pour lire l’article, cliquer sur l’image

Rien que le titre en soi donne déjà envie de sourire, tant la question de la vérité constitue le cœur même de ce qu’on nomme fake news.
Mais pour atteindre la franche rigolade, il faut entrer dans le corps de l’article. On y apprend en effet qu’une association, « Aube, dialogues et perspectives » invite à « une rencontre afin de tout savoir sur les fake news, sur la désinformation et la post-vérité. Et sur les risques qu’encourt la démocratie… »
Là, franchement, le rédacteur, en tant que journaliste (donc a priori non épargné par les propos du Président  de la République sur les fake news), aurait pu donner un peu de perspective à son sujet. Il aurait pu citer quelques ouvrages illustrant l’influence perverse et toxique du langage dans la vie démocratique (voir liste non exhaustive ici).
Dans cet esprit de respect de la démocratie et afin de s’assurer de toucher tous les lecteurs de son journal, y compris les non anglicistes, le rédacteur aurait pu également titrer « bobards » plutôt que « fake news ».

Reprendre sans discuter la langue du pouvoir n’est-ce pas déjà prendre position ? On pourra lire ou relire à ce sujet « LQR » de Éric Hazan (2006) qui n’a pas pris une ride.

Le sommet du « bobard » propagé dans cet article est atteint au second paragraphe où, dès le titre, l’enquête est bouclée, le suspens est levé, on connaît les coupables : « Droite extrême et extrême gauche ». Pourquoi est-ce un bobard ?
Pour au moins trois raisons :

  • Le rédacteur semble ignorer qu’il existe aujourd’hui un « extrême centre » (lire et écouter à ce sujet le philosophe Alain Deneault), incarné en grande partie par le pouvoir actuel et qui participe de façon significative à engendrer, non pas des fausses nouvelles ou bobards de façon directe, mais à semer le trouble et la confusion dans les esprits en manipulant le vocabulaire pour créer des « éléments de langage », comme on le fait dans le marketting (pardon, la réclame).
  • Plus grave, on trouve dans ce paragraphe un amalgame des plus douteux et nauséabond, sans aucun fondement et digne d’un bobard diffamatoire frisant le complotisme « […] Parfois ce sont les mêmes personnes  sur le djihadisme, le complotisme, sur des thèmes comme les vaccins ou les compteurs Linky ». Ces propos, relayés avec zèle sans aucune analyse, sans aucune vérification, sans aucune preuve ni sans la moindre source sont affligeants et incarnent le degré zéro de l’information. Ce n’est donc rien d’autre que ce que ce texte tente piteusement de dénoncer, des bobards de la plus belle facture.
  • Une simple visite sur la page d’accueil de l’association, « Aube, dialogues et perspectives » offre un exemple on ne peut plus édifiant de bobard (fake news pour ceux qui ne suivraient pas) puisqu’on y lit que « l’association est apolitique », mais que « en même temps » on y apprend à la page « actualités », par un article du 20 février de l’Est-Éclair, que cette association a été créée à l’initiative de Grégory Besson-Moreau dont chacun(e) dans l’Aube, sait qu’il ne fait pas de politique !!!

Bref, si tout cela n’était pas juste risible, la vie serait tellement terne. Ah, on me dit dans mon oreillette que la majorité de nos concitoyens(nes) n’ont pas besoin qu’on leur raconte de bobards. Ils savent parfaitement de quoi il s’agit quand le gouvernement utilise le terme « dialogue social », ils comprennent parfaitement ce que signifie, ou plutôt ce que ne signifie pas « interdiction du glyphosate »

Pour finir là dessus, une petite devinette : le gouvernement et ses haut-parleurs médiatiques nous gavent quotidiennement d’une bouillie communicante à forte teneur en mot « réforme ».

  • Exemple : La SNCF a une dette, donc il faut réformer la SNCF. Réformer la SNCF, c’est donc s’attaquer au statut des cheminots qui met gravement en péril l’avenir de la société de chemins de fer.
  • Question : C’est du lard, du cochon ou du bobard ?

En attendant, n’hésitez pas à venir vous détendre en chansons autour de Mai 68 vendredi prochain, ça c’est pas un bobard !!!

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Les tout petits riens et moi et moi et moi…

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Président Macron lors de l’inauguration de Station F, à Paris le 29 juin 2017. Photo : Pascal ViLA/SIPA

Ainsi donc notre pharaonique Président nous a fait l’honneur d’accéder à la complexité de sa pensée en déclarant, dodelinant de la tête façon Sarkozy, « Une gare, c’est un lieu où on croise les gens qui réussissent et les gens qui ne sont rien ! »
Immédiatement, les experts de plateaux télé ont  commenté sur une boulette ou une maladresse, voire un dérapage.
Eh bien, je dirais pour ma part, épousant le style chic et désuet de Président Macron,  « Que nenni ! Trève de balivernes et billevesées ! »

Non, je crois au contraire que nos chers chiens de garde sont assez malvoyants et que Président Macron a bien raison de douter de leur capacité à capter l’essence de sa pensée. C’est une hypothèse peu crédible qu’un esprit aussi brillant que celui de Président Macron ait pu commettre un impair aussi grossier.

La réalité est en effet beaucoup plus simple : Président macron est victime du syndrome de la sur-complexité intellectuelle qui, comme toute qualité exceptionnelle possède, hélas, quelques effets secondaires inattendus et imparables. Ici, il s’agit de l’effet bien connu et longuement étudié par l’école de pataphysique du Touquet, je veux parler de l’inversion de l’être et de l’avoir. Ce phénomène est courant chez le macrondertalien supérieur, qui inverse assez facilement les verbes être et avoir. Ce n’est pas très grave en soi, mais il faut toutefois rester vigilant.

Du coup, ce qu’il a voulu dire, pour de vrai,  c’est « Une gare, c’est un lieu où on croise les gens qui réussissent et les gens qui n’ont rien ! »

Et là ça change tout et ça devient lumineux. En effet, comment imaginer qu’un p’tit gars issu d’un milieu précaire des quartiers défavorisés d’Amiens, qui en a bavé, qui a dû bosser pendant ses études pour se les payer, qui, tout petit, a vu sa mère pleurer en se demandant comment elle allait faire pour remplir le frigo, oui, comment imaginer que ce jeune homme modeste, devenu soudain Président Macron, puisse afficher un tel mépris à l’égard des siens ?

Ah, Oh Ah Euuhhh! On me dit dans mon oreillette que je me serais trompé de fiche signalétique.

Bon, ben c’est pas grave, tant qu’on n’est pas gouverné par un moins que rien et une bande de vauriens, mais là rien n’est certain !

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