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Les jeux de l’été, compagnons indispensables des marronniers

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Comme nous l’avons rappelé dans le précédent sujet, l’été, les médias dominants, soucieux de ne pas se laisser concurrencer pas ces foutus congés payés, sortent leurs marronniers. Toutefois, au cas où ça ne suffirait pas, ils complètent cette sorte d’attrape-mouche avec des jeux.

L’association ACRIMED, qui nous est chère et qui fait un énorme travail de qualité d’analyse critique et de décryptage des médias, n’est pas en reste. Vous trouverez ainsi dans le dernier numéro de son trimestriel MEDIACRITIQUES les plus jolis contre-marronniers du moment et, cerise sur le gâteau, vous y trouverez aussi des jeux pour vous aider à démasquer les bouffons de l’info tout en vous amusant.

cliquer sur l’image pour accéder au sommaire

Vous pourrez accéder aux jeux sur le site d’ACRIMED (nous vous laissons chercher, ça fait partie du jeu) mais si vous appréciez le travail d’ACRIMED et que vous le jugez indispensable pour lutter contre l’éditocratie qui étouffe l’info, alors faites un geste en vous abonnant ou simplement en faisant un don de soutien ici.

Pour vous donner toutefois une petite idée, voici un extrait des «Mots-croisés médiatiques» dont vous trouverez la version complète ici

Horizontalement

1. Grève dans la presse.
2. PPDA et Pujadas le sont devenus comme présentateurs de JT. — Difficile de savoir par quoi l’est un éditocrate : l’appétit de gloire ? La soif de pouvoir ? L’appât du gain ?
3. …

Verticalement

I. Plus acceptable que la propagande — mais pas nécessairement plus subtile.
II. Comme l’Europe pour Bernard Guetta : tout tourne autour de lui.
III. …

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En été on cherche l’ombre, mais gare à celle des marronniers !

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C’est l’été et le soleil vaillant oblige souvent à chercher un peu d’ombre. C’est aussi la période où les marronniers pullulent.
Il ne s’agit pas ici de ces jolis arbres à fruit marron et lisse, mais bien plutôt des marronniers journalistiques qui font la couverture des journaux et des magazines en cette période avec l’objectif de toucher un large public sans risque de choquer.
Alors, attention ! Gare à l’ombre des marronniers qui ne manqueront pas de nous tenir à l’écart des sujets et informations fâcheux qui nous concernent.

Pour celles et ceux qui souhaitent garder un peu de lumière, nous vous recommandons le numéro du mois d’août du « Monde Diplomatique ».
Vous y trouverez en particulier un article fort intéressant de Jean-Baptiste Malet intitulé « Le système Pierre Rabhi ».
Jean-Baptiste Malet est Journaliste, auteur de « L’Empire de l’or rouge. Enquête mondiale sur la tomate d’industrie », paru chez Fayard en 2017.

Cet article brosse un portrait de l’agriculteur ardéchois qui ne risque pas de passer pour un « marronnier ».

On y apprend, entre autres, que le charismatique barbichu considère la rationalité et la raison promues par le siècle des  « prétendues Lumières » comme un nouvel obscurantisme ou bien encore qu’il ne prône que le retrait du Monde, pour ne pas dire un repli sur soi, mais sans jamais remettre en question les structures de pouvoir. A cet égard, l’auteur nous rappelle cette déclaration de Pierre Rabhi dans le journal Le Figaro du 4 juin 2018, « Macron, le pauvre, il fait ce qu’il peut, mais ce n’est pas simple. Il est de bonne volonté, mais la complexité du système fait qu’il n’a pas les mains libres. »
L’article nous apporte encore tout un ensemble d’éléments aussi éclairants les uns que les autres sur les multiples facettes qui sont peu, voire jamais dévoilées, du personnage et des « colibris » dans les grands médias qui lui accordent l’accueil le plus bienveillant qui soit.

En particulier, un élément important pour comprendre les critiques évoquant parfois des aspects sectaires ou ésotériques, réside dans le fait que P. Rabhi se réclame de Rudolf Steiner, fondateur de la Société anthroposophique universelle et de la biodynamie. Dans le numéro du mois de juillet 2018  du « Monde Diplomatique », le même auteur,  Jean-Baptiste Malet, a publié un article intitulé « L’anthroposophie, discrète multinationale de l’ésotérisme ». On y apprend par exemple que la Société anthroposophique universelle et la clinique anthroposophique d’Arlesheim, détiennent 33,5 % du capital et 76,5 % des droits de vote des laboratoires Weleda, numéro un des cosmétiques biologiques en France et en Allemagne.
Et alors ? Alors rien d’illégal ni de répréhensible à cela jusqu’à ce qu’on découvre quelques lignes plus loin, une face beaucoup plus sombre de Steiner ainsi que les liens étroits entre les anthroposophes et le parti nazi en Allemagne. On peut par exemple lire ceci « La SS a même administré des programmes d’agriculture biodynamique dans les territoires occupés et des camps de concentration. Weleda a fourni de la crème antigel pour des «expériences médicales» sur des prisonniers de Dachau. »
Enfin, cerise (bio ?) sur le gâteau, on apprend que madame Françoise Nyssen, actuelle Ministre de la Culture, est très proche de M. Bodo von Plato, membre du comité directeur de la Société anthroposophique universelle et qu’elle est la fondatrice de l’école Steiner  « Domaine du possible d’Arles ». École hors contrat  inaugurée en 2015 et dans laquelle on célèbre des rituels assez bizarres comme dans toutes les autres écoles Steiner.

Pour lire le début de l’article du mois d’août suivez ce lien et pour le lire dans son intégralité, rendez-vous chez votre marchand de journaux, ou mieux, abonnez-vous au « Diplo ».

Enfin, si vous souhaitez approfondir le sujet, vous pouvez consulter les liens suivants :

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Un automne gesticulant

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Nos précédentes gesticulations

Nous avons déjà eu l’occasion de vous proposer deux conférences gesticulées créées et jouées par Jacques Esnault qui est l’un de nos partenaires des plus fidèles.

La première s’est tenue le 20 mai 2016 et s’intitulait « Des lendemains qui chantent » et avait été suivie le lendemain par un atelier d’écriture animé par Jacques.
La seconde a eu lieu le 8 juin 2018 et s’intitulait « Sous les pavés la plage »

Nous avons également eu l’occasion d’accueillir Jacques et sa troupe le 25 février 2017 pour la pièce du collectif 1984 « La jolie valse des emplois ». Pour celles et ceux qui y ont assisté, convenons que ce fut finalement assez «gesticulant», voire gesticulatoire.

Nos futures gesticulations

C’est donc avec une grande joie que nous clôturerons notre saison le samedi 1er décembre 2018 à 20h30 au centre culturel Didier Bienaimé avec la dernière création « Les 4 vérités » de l’atelier « Pas Dupes ! »  du collectif 1984. Mise en scène de Jacques Esnault et Brigitte Grisar.

Nous vous donnerons davantage de précisions à la rentrée, mais vous pouvez dès maintenant réserver cette date.

Mais en attendant « Les 4 vérités », il y a la rentrée d’automne

Nous nous sommes joints à 3 autres associations locales pour vous proposer un cycle de 4 conférences gesticulées qui se dérouleront sur 4 samedis consécutifs du 29 septembre au 20 octobre.

Pour LÉclairCit, nous avons invité Aline Farès qui fait un tabac avec sa conférence intitulée « Chroniques d’une ex-banquière »

Quelques mots sur cette conférence

Nous n’aurions donc rien à dire sur ces banques, qui nous explosent à la figure, nous méprisent, mettent les gouvernements au pas – et qu’on ne parvient pourtant pas à contourner tant leurs services nous sont essentiels ?

Les banques, la finance, nécessitent une pensée qui va bien au-delà du discours de l’expertise. Et c’est peut-être même par là qu’il faudrait commencer : se poser la question de la place que nous voulons bien leur laisser ; la question de qui peut légitimement maîtriser ces super-pouvoirs qui permettent aux banques de décider, par le crédit, quelles idées verront le jour ou pas.

N’est-ce pas un enjeu majeur dans un monde où tout ou presque est passé à la moulinette financière, et où les catastrophes politiques, sociales et environnementales s’accumulent ?

Cette conférence gesticulée propose – à travers la narration du parcours atypique de l’auteure et interprète – un point de vue sur nos leviers d’action face à la finance, aux banques et à leurs crises, ainsi que des explications sur les banques et leur fonctionnement, les marchés financiers et leur logique, les réponses réglementaires et leurs limites.

Les « Chroniques d’une ex-banquière » ont été créées par Aline Farès à Bruxelles au cours du printemps 2017, dans le cadre d’une formation d’accompagnement à la création de conférences gesticulées organisée par l’ASBL La Volte.

Cette conférence a été présentée pour la première fois en juin 2017 au Théâtre National de Bruxelles et à l’Université d’été du CADTM près de Namur.

Les « Chroniques d’une ex-banquière » ont également été présentées à l’Université d’été des mouvements sociaux européens à Toulouse en août 2017.

C’est où, quand ?

Samedi 13 octobre à 19h30
amphithéâtre de la maison du patrimoine
à Saint Julien les Villas

Pour davantage de détails sur cette conférence ainsi que les 3 autres, un site dédié a été mis en place et nous vous invitons vivement à le consulter ici : http://idees-gesticulantes.fr.nf/

Enfin, pour les plus intéressés(es) d’entre vous, Aline Farès animera un atelier le samedi après midi avec celles et ceux d’entre vous qui souhaitent en apprendre un peu plus sur les rouages de la finance et des banques. Vous pourrez avoir un aperçu ici.

Le poker des banques

 

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SOUS les Pavés la plage ! Fake News or NOT !

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Décidément nous vivons une époque formidable !

En effet, on trouve, publié en page 5 du journal l’Est Éclair du 2 juin 2018, un article intitulé « Pour connaître la vérité sur les fake news ».

Pour lire l’article, cliquer sur l’image

Rien que le titre en soi donne déjà envie de sourire, tant la question de la vérité constitue le cœur même de ce qu’on nomme fake news.
Mais pour atteindre la franche rigolade, il faut entrer dans le corps de l’article. On y apprend en effet qu’une association, « Aube, dialogues et perspectives » invite à « une rencontre afin de tout savoir sur les fake news, sur la désinformation et la post-vérité. Et sur les risques qu’encourt la démocratie… »
Là, franchement, le rédacteur, en tant que journaliste (donc a priori non épargné par les propos du Président  de la République sur les fake news), aurait pu donner un peu de perspective à son sujet. Il aurait pu citer quelques ouvrages illustrant l’influence perverse et toxique du langage dans la vie démocratique (voir liste non exhaustive ici).
Dans cet esprit de respect de la démocratie et afin de s’assurer de toucher tous les lecteurs de son journal, y compris les non anglicistes, le rédacteur aurait pu également titrer « bobards » plutôt que « fake news ».

Reprendre sans discuter la langue du pouvoir n’est-ce pas déjà prendre position ? On pourra lire ou relire à ce sujet « LQR » de Éric Hazan (2006) qui n’a pas pris une ride.

Le sommet du « bobard » propagé dans cet article est atteint au second paragraphe où, dès le titre, l’enquête est bouclée, le suspens est levé, on connaît les coupables : « Droite extrême et extrême gauche ». Pourquoi est-ce un bobard ?
Pour au moins trois raisons :

  • Le rédacteur semble ignorer qu’il existe aujourd’hui un « extrême centre » (lire et écouter à ce sujet le philosophe Alain Deneault), incarné en grande partie par le pouvoir actuel et qui participe de façon significative à engendrer, non pas des fausses nouvelles ou bobards de façon directe, mais à semer le trouble et la confusion dans les esprits en manipulant le vocabulaire pour créer des « éléments de langage », comme on le fait dans le marketting (pardon, la réclame).
  • Plus grave, on trouve dans ce paragraphe un amalgame des plus douteux et nauséabond, sans aucun fondement et digne d’un bobard diffamatoire frisant le complotisme « […] Parfois ce sont les mêmes personnes  sur le djihadisme, le complotisme, sur des thèmes comme les vaccins ou les compteurs Linky ». Ces propos, relayés avec zèle sans aucune analyse, sans aucune vérification, sans aucune preuve ni sans la moindre source sont affligeants et incarnent le degré zéro de l’information. Ce n’est donc rien d’autre que ce que ce texte tente piteusement de dénoncer, des bobards de la plus belle facture.
  • Une simple visite sur la page d’accueil de l’association, « Aube, dialogues et perspectives » offre un exemple on ne peut plus édifiant de bobard (fake news pour ceux qui ne suivraient pas) puisqu’on y lit que « l’association est apolitique », mais que « en même temps » on y apprend à la page « actualités », par un article du 20 février de l’Est-Éclair, que cette association a été créée à l’initiative de Grégory Besson-Moreau dont chacun(e) dans l’Aube, sait qu’il ne fait pas de politique !!!

Bref, si tout cela n’était pas juste risible, la vie serait tellement terne. Ah, on me dit dans mon oreillette que la majorité de nos concitoyens(nes) n’ont pas besoin qu’on leur raconte de bobards. Ils savent parfaitement de quoi il s’agit quand le gouvernement utilise le terme « dialogue social », ils comprennent parfaitement ce que signifie, ou plutôt ce que ne signifie pas « interdiction du glyphosate »

Pour finir là dessus, une petite devinette : le gouvernement et ses haut-parleurs médiatiques nous gavent quotidiennement d’une bouillie communicante à forte teneur en mot « réforme ».

  • Exemple : La SNCF a une dette, donc il faut réformer la SNCF. Réformer la SNCF, c’est donc s’attaquer au statut des cheminots qui met gravement en péril l’avenir de la société de chemins de fer.
  • Question : C’est du lard, du cochon ou du bobard ?

En attendant, n’hésitez pas à venir vous détendre en chansons autour de Mai 68 vendredi prochain, ça c’est pas un bobard !!!

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Exigeons un Débat contradictoire sur « l’Incinérateur »

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Exigeons un Débat contradictoire sur « l’Incinérateur » , et condamnons l’argumentaire « d’U.V.E. » !

La communication appuyée sur cette notion d’U.V.E. « Unité de Valorisation Énergétique » suffit à révéler la perversité des entreprises et élus qui soutiennent ce projet.

En effet, la destruction sous toutes ses formes de nos ressources naturelles, minérales et organiques – mais encore plus, artisanales et industrielles – représente d’abord un gaspillage irréversible de matière et d’énergie.

Ensuite l’incinération produit, par leur toxicité, des substances aussi encombrantes que les ordures ménagères de départ par leur volume. On pense, en particulier, à la dioxine dont quelques grammes par hectare suffisent à rendre cancérigènes, les productions maraichères environnantes souillées.

« Unité de Valorisation Énergétique » et « Centre pédagogique », sont donc des leurres intentionnellement mis en avant, pour parler d’autre chose que des inconvénients incompressibles de l’incinération !!! Ils ne doivent pas nous détourner des préoccupations grandissantes et contraires au Bien Être Humain : la santé, l’économie de nos ressources, et la sauvegarde du Climat.

 À la place de cette communication mercantile, nous devons exiger un débat contradictoire permettant au public le plus large de construire son opinion.
À partir de deux groupes d’experts reflétant la diversité des opinions sur ce projet, selon une organisation précise et respectueuse, confrontons leurs arguments et leurs réponses à nos questions.
Débattons sur les avantages quantifiés et dangers réels du projet, puis sur les alternatives auxquelles notre société a intérêt à mesurer l’immense bénéfice. Pour maintenant et pour l’Avenir.

Ceci peut et doit s’organiser comme les Gersois l’ont brillamment réussi à propos des OGM, il y a quelques années.
C’est Notre Responsabilité.

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« Les médias contre la démocratie »

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Une émission sur les médias et la démocratie, ça n’est pas si courant pour que nous nous passions de la signaler.

L’émission intitulée « Vraiment Politique » est diffusée sur la chaîne LE MEDIA. Elle est animée par Aude Lancelin et la prochaine édition consacrée aux médias et à la démocratie sera diffusée demain

jeudi 12 mars à 20h30

L’émission sera accessible en direct en cliquant ici « Les médias contre la démocratie »

Découvrez ci-dessous les invités

  • Patrick Champagne, sociologue, ex-proche de Bourdieu,
  • Divina Frau-Meigs, professeur à Paris III et spécialiste des fake news,
  • Paul Moreira, journaliste d’investigation,
  • Henri Maler, fondateur d’Acrimed (association soutenue par LÉclairCit),
  • Henri Guaino, ex-député des Yvelines et plume de Nicolas Sarkozy,
  • Amaury de Rochegonde, coauteur de « Médias les nouveaux empires », enquête sur les oligarques.
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le grand trou – c’est ce soir !!!

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Nous vous attendons nombreuses et nombreux

Au centre culturel Didier Bienaimé
Mardi 3 avril 2018 à 19h30

Ouverture de la billeterie à partir de 18h45

Vous avez encore quelque hésitation ? Venir ou pas ?

Prenez quelques minutes pour lire l’entretien que Benjamin Abitan a accordé à « l’Œil de Libé » de ce samedi 31 mars.

Agrandissez l’image en cliquant dessus.

Voyez également ce qu’en disait Jean-Luc Porquet dans « Le Canard Enchaîné » du 14 décembre 2016

« Ô Areva, déesse de toute chose! », clament les Gardiens, qui ne savent pas ce qu’ils gardent mais savent qu’il ne faut surtout pas creuser le sol, car le Protocole l’interdit. Et, le Protocole, c’est sacré. Empoigner une bêche est un sacrilège. Creuser un trou est tabou. Ce qui n’empêche pas le Gardien Flodor de s’interroger : « Dans mon esprit torturé s’entrechoquent des outputs négatifs. »
Pour cette « tragédie antique du futur », la joyeuse équipe du Théâtre de la Démesure (sept jeunes comédiens, auxquels s’est joint le chevronné Bernard Bloch) s’est propulsée quelques centaines de milliers d’années dans l’avenir, lorsque tout le monde aura oublié les sites d’enfouissement de déchets nucléaires de Bure ou d’Onkalo (Finlande).
Il y a un vaisseau intergalactique, deux chercheuses qui interviennent sur écran, des scènes à tiroirs, des vieux manuscrits qu’on enfourne dans un grille-pain futuriste, des hologrammes animés, un décor de décharge publique, des débats sur l’agriculture, l’amour et la représentation, etc.
Le comédien et metteur en scène Benjamin Abitan a orchestré le tout. C’est à la fois très ambitieux et plein de fraîcheur potache.

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A Noël on s’endette ?

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« La dette, une arme de domination »

La dette, un moyen de domination mal expliqué. Daniel Mermet reçoit Éric Toussaint, porte-parole du CADTM.  Le site Là-bas si j’y suis a permis de mettre cet entretien en accès libre sur le site du CADTM.

C’est cadeau, mais Là-bas ne vit que grâce à ses abonnés

Alors pour Noël endettez-vous à hauteur de 5€/mois en offrant un abonnement à Là-bas si j’y suis !

LÀ-BAS SI J’Y SUIS, créée et animée par Daniel Mermet, est une des plus grandes émissions de l’histoire de la radio. Magazine de grand reportage radiophonique né en 1989 lors de la chute du mur de Berlin, l’émission a été diffusée quotidiennement avec un grand succès sur France Inter jusqu’en 2014.

Lire la suite ici…

Cliquer sur l’image pour accéder à l’émission
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La propagande est-elle compatible avec la Démocratie ?

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J’allume ma radio après le déjeuner

Ce dimanche le temps frais n’invitait pas à traîner dehors.
J’allume ma radio après le déjeuner.
Mon oreille capte « le duel de Natacha Polony et Raphaël Glücksmann » sur France-Inter.
Que se passe t’il ?
Je ne comprends pas bien !
Ah ouais ! Encore un coup d’esclandre de Mélenchon avec une journaliste. Il est vraiment insupportable cet homme là.
Caractériel !
Même invité, il ne se soumet pas à la malveillance de ses interlocuteurs !
Et le voilà à s’insurger, à reprocher des propos empoisonnés, sortis probablement d’un sourire gêné ayant craint de voir venir l’orage.
Allons, Monsieur Mélenchon ! Ne pourriez-vous pas être plus conventionnel, plus lisse, plus reconnaissant de l’honneur que vous fait Léa Salamé en vous invitant à son « Émission politique » ?

C’est alors que j’entends l’essayiste Raphaël Glücksmann, partager à l’antenne de France Inter l’indignation de Léa Salamé (sa compagne à la ville), sur l’attitude de l’homme politique à l’endroit de la « pauvre écrivaine et historienne » Laurence Debray. Elle, dans ses questions, cherchait probablement et seulement l’empathie du tribun sur la situation de sa grand-mère vénézuélienne !

Cette « bienveillance » n’a pourtant pas ému le prétentieux invité qui a dû se sentir agressé par une meute masquée de chiens de garde, déterminée à lui faire avouer l’inavouable : « Non ! Aucune pression extérieure, notamment des États-Unis d’Amérique, ne s’exerce sur le Gouvernement Vénézuélien. Non, aucune violence d’opposition ne cherche à déstabiliser ce pouvoir en place ! Oui, la pénurie alimentaire et sanitaire est de la seule responsabilité de la gestion calamiteuse de Chavez et de son successeur ! »

Allons . . . Mélenchon ! Avoue ton crime ! Tu nous lasses, toi et tes « Insoumis », à avoir des propos désobligeants, remettant systématiquement en cause la propagande de tes détracteurs. Ne pourrais-tu pas avoir un tantinet de modestie et acquiescer une fois pour toutes que tu fais partie du « camp des méchants » de par ton comportement désobligeant et, qui plus-est, en ne dénonçant pas les travers de dignitaires tout aussi infréquentables que toi (Maduro, Poutine, Castro, …) ?
Ne pourrais-tu pas faire ton mea culpa et t’inspirer de la sagesse de Tsipras en te soumettant à l’ordre des puissants, celui du capitalisme et du libéralisme où chacun a peut-être (ou pas) sa chance ?

Alors journalisme ou show médiatique ?

La question n’est pas ici de savoir qui de Laurence Debray ou de Mélenchon a la vision la plus juste de la situation au Venezuela, puisque cette question mériterait une émission complète à elle seule avec des journalistes d’investigation ayant travaillé sur le sujet et pouvant apporter divers éclairages sur le sujet. Pour cela il faudrait se tourner vers des supports et sources médiatiques alternatifs comme le Monde Diplomatique (qui ne fait jamais l’objet d’une revue de presse sur le service public de radio France) ou des sites tels que Mémoire des luttes,  ou encore un institut de recherche tel que l’Institut des Relations Internationales et Stratégiques (IRIS). Le service public, quant à lui, préfère les shows médiatiques au journalisme d’investigation.

Et puisque ces animateurs de shows télévisés veulent jouer les chevaliers blancs du contre-pouvoir journalistique, pourquoi ne lui ont-ils pas demandé ce qu’il pensait de la violence insoutenable que l’Union Européenne fait subir au Peuple grec, laissant vieillards et enfants mourir faute de possibilité de se soigner ? Pourquoi ne lui ont-ils pas demandé (indépendamment du sujet de l’indépendance) ce qu’il pensait de l’attitude extrêmement démocratique du gouvernement espagnol envers les citoyens et les élus de Catalogne ?

Perversité et manipulation médiatique contre alternatives

Non, la question ici est de savoir si le journalisme à la Salamé, Pujadas, Lenglet, Glücksmann… a pour fonction de dicter continuellement aux spectateurs qu’il n’y a pas d’alternative au libéralisme dans toutes ses déclinaisons et partout où il se niche, y compris dans les médias de service public.

Je t’assure, lecteur citoyen, c’est beaucoup moins fatigant pour tous de croire ce que nous rapportent les médias. C’est comme cette boisson qui ressemble à de l’alcool et qui n’en est pas, ça ressemble à de la sincérité, mais on y croise le plus souvent la perversité et la manipulation !

Mourad Laffitte, (que LÉclairCit a reçu la semaine dernière), dans son documentaire « Acharnement ; poursuivis pour l’exemple » qui ne risque pas de passer à la télé, fait partie de ces éclaireurs citoyens qui luttent pour sauver la démocratie et ça passe par une information pleine, libre et équilibrée. Sans ces conditions, on risque de sombrer dans la dictature de l’image et du cliché, avant l’étape suivante de la dictature tout court.

Ce film est une parfaite illustration de la maltraitance et de la violence qui s’exerce sur les mouvements sociaux, sur la liberté d’expression citoyenne et montre en creux que nous vivons de moins en moins en démocratie. Cette répression organisée est permise par l’élargissement au droit commun des mesures prises au titre de l’état d’urgence. Si on trouve que le propos est exagéré, il suffit de consulter la liste des 4109 poursuites ou condamnations politiques en France sur les 20 derniers mois.

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Projet de Règlement Local de Publicité à Troyes

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La Ville de Troyes organise, jusque fin décembre, une concertation autour de son projet de Règlement Local de Publicité.

L’avis du groupe local de R.A.P.

Résistance à l’Agression Publicitaire est une association loi 1901 qui a pour but de lutter contre les effets négatifs de la publicité ; elle existe depuis 25 ans au niveau national, et de nombreux groupes locaux œuvrent au niveau local. Ainsi, le groupe de Troyes existe depuis un an, pour informer et sensibiliser le public et les décideurs à la publicité et ses nuisances, afin d’en diminuer les effets.

Le monde merveilleux de la pub

Affichage, prospectus, télé, internet, radio, presse… chaque personne reçoit en moyenne 500 à 3000 messages publicitaires par jour ! La publicité commerciale ne s’adresse qu’aux consommateurs, au détriment des citoyens éveillés et responsables.
Elle propage des idéologies néfastes : sexisme, culte de l’apparence, compétition, matérialisme… Elle crée de faux besoins, provoque des dépenses inutiles, conduit à la frustration.
Elle est coûteuse : nous la payons directement dans le prix de nos achats, et indirectement en tant que contribuables, par ses conséquences sanitaires, sociales et environnementales (obésité, surendettement, déchets..).

Contre le matraquage publicitaire et pour une liberté de réception : il faut limiter l’exposition aux messages publicitaires, en commençant par l’affichage publicitaire dans l’espace public.

Le projet de RLP de Troyes

Suite à l’extension de Troyes Champagne Métropole et à la décision des communes membres de ne pas céder la compétence urbanisme à TCM, la ville de Troyes a décidé, par une délibération du conseil municipal, d’élaborer un projet de Règlement Local de Publicité, qui sera annexé à son PLU. Les objectifs affichés sont notamment d’encadrer la mise en œuvre des enseignes, de maîtriser l’essor des panneaux numériques, de privilégier la sécurité routière.

La ville de Troyes est tenue de faire une concertation publique (d’octobre à décembre, à l’hôtel du Petit Louvre et sur le portail commerce). Pourtant, elle a choisi de n’informer le public qu’au minimum (un encart dans le Press’Troyes de septembre), considérant que la population n’est pas vraiment concernée. De fait, le registre de concertation est toujours vierge.
Nous estimons au contraire que tout usager de la ville est concerné, et doit pouvoir être informé ! Ce document va déterminer l’aspect de notre ville pour les décennies à venir…

Notre analyse

Notre analyse porte surtout sur la partie « publicité », laissant aux spécialistes de la préservation du patrimoine le soin d’informer sur le volet « enseignes ». En effet pour nous la publicité est une pollution, quelle que soit la qualité de son intégration dans l’architecture et le paysage.

Nous avons relevé des points positifs :

  • l’extension des Zones de Publicité Restreinte, dans lesquelles les règles de densité et d’interdistance entre les panneaux sont plus strictes (art. 2.1.1, 2.2.1 et 2.3.1 du projet)
  • l’interdiction des adhésifs publicitaires sur les vitrines (art. 4.2.2 et 4.3.2)

Et nous avons de grandes inquiétudes :

  • l’autorisation de la publicité en zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager (ZPPAUP), les secteurs protégés au titre du patrimoine des XIXe  et XXe siècle, dans lesquels, par défaut, la publicité est interdite (art. 3.3.1, 3.4.1 et 3.5)
  • et surtout l’absence de règles s’appliquant spécifiquement à la publicité numérique (art. 3.3.2 et 3.4.2) : rien ne l’interdit sur le mobilier urbain (abris voyageurs*, sucettes d’informations municipales), et les règles applicables aux panneaux numériques sont les mêmes que pour les autres dispositifs (sauf le format, qui doit être réduit).

*N’oublions pas que pour les afficheurs, quand nous attendons le bus nous ne sommes pas des voyageurs, encore moins des usagers : nous sommes des cibles.

Un peu d’anticipation…

Voici ce que permettrait la stricte application de ce projet, dans le pire des scénarios catastrophe :

Deux ans plus tard : sur les boulevards et accès, tous les panneaux lumineux existants ont été remplacés par des panneaux numériques ; au départ, ça choquait, et puis on s’habitue ; maintenant il y a aussi des grands panneaux rue de la Paix, rue Etienne Pédron… Ça anime les rues !

Sept ans plus tard :  voici la ville connectée ! Il y a maintenant des écrans de pub à chaque abri de bus, y compris au centre-ville. Ça offre une bonne connexion wi-fi, et grâce aux capteurs dont sont équipés ces bijoux de technologie, on ne voit que les pubs qui nous intéressent. Et pour les enfants, c’est génial : une télé géante, qui leur propose jouets et gourmandises… Ils n’ont jamais été aussi sages en attendant le bus. Vivement Noël !

Nos revendications

Comme on sait que la catastrophe est toujours pire que le pire des scénarios, nous demandons, a minima :

  • l’interdiction de la publicité numérique sur mobilier urbain pour protéger les usagers de l’évolution inquiétante en termes de publicité ciblée
  • un encadrement strict de la publicité numérique (interdistance de 200m minimum, interdiction absolue à proximité des carrefours) pour protéger les usagers de la route des dangers liés à l’éblouissement et la distraction
  • le maintien de l’interdiction de la publicité dans les zones de protection du patrimoine (ZPPAUP) : pourquoi protéger le patrimoine, et finalement y implanter des panneaux ?
  • l’extinction des enseignes, vitrines et mobilier urbain dès la fin de l’activité : pourquoi éclairer les abris voyageur quand il n’y a plus de voyageur ?
  • l’interdiction de la publicité au sol (cleantags)

Ces mesures nous paraissent nécessaire pour atteindre les objectifs cohérents en termes de sécurité routière, réduction de la pollution lumineuse, économies d’énergie, protection des personnes et mise en valeur du patrimoine.

Vous aussi, donnez votre avis, avant fin décembre !

Envoyez une lettre à M. le Maire de Troyes (hôtel de Ville, place Alexandre Israël, 10000 Troyes)

Venez écrire dans le registre à l’hôtel du Petit Louvre, 1 rue Linard-Gonthier à Troyes

  • le lundi de 13h30 à 17h30,
  • du mardi au jeudi de 9h à 12h et de 13h30 à 17h30,
  • le vendredi de 9h à 12h

Envoyez un mail à mail.urbanisme@ville-troyes.fr

Vous pouvez aussi participer aux mobilisations du groupe R.A.P. Troyes qui seront annoncées sur nos pages du réseau-social-avec-pub,  ou du  réseau social sans pub.

Plus d’infos en écrivant à : contact.troyes@antipub.org
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