le formatage culturel m’a tuer – ANNULATION !

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CONFÉRENCE GESTICULÉE

de et par Cynthia Brésolin

ANNULÉE

La conférence gesticulée organisée par LÉclairCit « Le formatage culturel m’a tuer » de et par Cynthia Brésolin est annulée.

 
Il s’agissait de la dernière conférence du festival gesticulant 2021 qui devait se tenir le samedi 23 octobre. Les raisons de cette annulation sont liées aux contraintes qui nous sont imposées par le contrôle du pass sanitaire.
 
Bien que ce pass ait été mis en place le 9 août, les règles n’étaient pas très claires pour ce qui concernait les associations et les salariés ou les bénévoles de ces associations. Pour cette raison, une centaine de bénévoles et acteurs associatifs ont assisté le 7 septembre à une réunion d’info en visio intitulée « Pass sanitaire et associations : mode d’emploi » organisée par le Mouvement associatif de Champagne-Ardenne et la Ligue de l’Enseignement de la Marne.
 
Là nous avons appris que les bénévoles devaient procéder au contrôle des pass sanitaires, non seulement du public à l’entrée de l’événement, mais également de celui de leur intervenant, en l’occurrence ici Cynthia Brésolin.
 
Compte tenu de la tension engendrée aujourd’hui par l’obligation du pass sanitaire et des positions très diverses à son sujet, il nous a semblé raisonnable et honnête d’en informer notre intervenante afin de ne pas la mettre devant le fait accompli au dernier moment. 
Quelques échanges et discussions nous ont amenés à trancher entre deux alternatives : 
 
  1. Maintenir l’événement pour œuvrer à l’éducation populaire, mais accepter en même temps d’en exclure une partie du public sur la base de critères contestables et contestés. Au final, cette option propose en quelque sorte une éducation populaire sélective, ce qui n’est pas vraiment sa vocation.
  2. Annuler l’événement au motif que ce processus de contrôle est injuste et que, par ailleurs des citoyens bénévoles peuvent légitimement refuser de contrôler leurs concitoyens et leurs données personnelles. Bref, on veut bien œuvrer à l’éducation populaire, mais pas « quoi qu’il en coûte » comme dit l’autre.
Au sein du CA de LÉclairCit l’annulation ne faisait pas l’unanimité, mais Cynthia Brésolin a finalement décidé de ne pas venir. Elle nous a en contrepartie proposé de revenir ultérieurement à une période plus « propice »  et nous y sommes bien entendu favorables. En attendant, voici le texte qu’elle nous a proposé pour compléter cette annonce :
 
« L’annulation de cette conférence ne se justifie absolument pas dans un débat pro ou anti-vax. Sur un sujet bien plus sensible et épineux : dans une société de contrôle désormais décomplexée, il me semble impossible de voir se généraliser ledit contrôle – autrefois (hier) plus insidieux. D’un côté pour des bénévoles qui se voient contraints, dans leurs actions, d’être imputés de cette action et d’autre part, de voir une conférence gesticulée interdite à des personnes qui ne suivent pas les règles imposées et édictées (par-delà même de la question des classes sociales). Refuser une norme s’inscrit dans ce que l’on appelle le « paradoxe permissif », à savoir et en raccourci : on ne nous interdit pas de faire ce que l’on veut, mais si on ne fait pas comme il faut, on peut avoir des problèmes et/ou être empêché. Il s’agit là, d’un point crucial de cette conférence gesticulée auquel il me semble aujourd’hui impossible de déroger. Reste toutefois à encourager et souligner le travail de tous ces gens, bénévoles qui continuent malgré tout le combat. » 
 
Nous sommes bien conscients que cette décision va peut-être un peu perturber la mécanique du festival gesticulant, mais rien n’est moins sûr. La suite nous le dira.
 

Pour toutes infos sur les trois autres conférences gesticulées, suivre le lien ci-dessous

Festival gesticulant

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En solidarité avec le peuple de Colombie…

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En solidarité avec le peuple de Colombie en lutte contre la politique répressive du « Macron de Colombie », comme la presse locale désigne le président Ivan Duque, le cinéma Le Vagabond de Bar sur Aube organise une projection du film documentaire de Marta Rodríguez Testigos de un etnocidio, memorias de resistencia (Témoins d’un ethnocide, mémoires de résistance)

Voici la présentation qu’en faisait, à l’occasion d’un festival en 2017, le Forum des Images : “Après 40 années consacrées à filmer une Colombie niée et discriminée, celle des peuples indigènes victimes des massacres, des déplacements forcés et de l’exclusion, Marta Rodríguez parle de sa position face à l’Histoire et lance un appel à la solidarité pour accompagner le combat des organisations indigènes. Témoignages et archives filmiques, accumulés au fil du temps, constituent la matière féconde de ce film ; oeuvre de mémoire et de résistance.

La séance aura lieu sur la plate-forme de cinéma virtuelle

«La 25ème heure»

VENDREDI 28 MAI – 20 H 30

Les entrées (5 € par spectateur) seront reversées à la communauté Nasa de Cauca.

Cliquer sur l’image pour accéder à la salle virtuelle

 

Quelques liens pour davantage d’informations

Le peuple autochtone Nasa en Colombie est en état d’alerte suite à l’assassinat de deux membres de sa Garde autochtone

Les colombiens appellent au secours : le président Ivan Duque massacre son peuple

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stop au virus du complotisme. apprenons à décrypter.

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Depuis plusieurs jours le documentaire HOLD-UP fait un tabac sur les réseaux sociaux en surfant sur l’épidémie COVID et la crise qu’elle engendre. J’ai visionné ce documentaire qui non seulement ne m’a pas convaincu, mais qui plus encore m’a mis en colère par ses partis pris non étayés, non argumentés et usant de biais de présentation introduisant des questions sans apporter de réponses précises et pire encore parsemant ce documentaire de doutes qui installent peu à peu la thèse d’un complot.

À LÉclairCit on essaie de proposer des événements et des actions aidant au décryptage, mais quand d’autres le font avec talent et pédagogie, ce serait dommage de ne pas relayer leur travail.

La vidéo ci-dessous propose en un peu plus d’un quart d’heure une excellente lecture du documentaire HOLD-UP qui permettra, je l’espère à chacune et chacun de booster son esprit critique.

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Un peu de décryptage. déconfinons l’info

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Par temps de confinement les médias mainstream, qu’on appelle aussi en français dans le texte les médias dominants, ne confinent pas leurs techniques de communication et s’en donnent à cœur joie à grands coups de punch lines et de propagande.

Enfin, surtout pour les sujets qui leur permettent d’être « du côté du manche, du côté du pouvoir, du côté des puissants » comme nous l’a brillamment expliqué il y a peu Philippe Merlant dans sa conférence gesticulée « Le mystère du journalisme jaune ». Parce qu’en revanche pour les sujets qui ne vont pas dans le sens du vent, c’est silence radio ou au mieux traitement minimum.

Deux sujets d’actualité se prêtent parfaitement à l’exercice de décryptage et d’analyse critique de cette conception du journalisme.
Ils sont présentés de façon impeccable et très pédagogique dans les deux vidéos ci-dessous.
1 – Un entretien de David Pujadas, qu’on ne présente plus, avec le professeur Raoult qu’il est également inutile de présenter. Attention, il ne s’agit pas ici d’une analyse ayant pour but de participer aux débats polémiques suscités par les positions du professeur Raoult ni de prendre un quelconque parti à ce sujet. Il s’agit uniquement de décrypter et démonter la mécanique journalistique mise en œuvre dans ce type d’entretien qui a pour but de déstabiliser l’invité(e) et dont David Pujadas est un grand expert. Pourtant ici, il semble que ça n’ait pas bien fonctionné, mais n’en disons pas plus…

2 – Alors que de nombreuses voix s’élèvent pour dénoncer les dérives autoritaires du gouvernement, les médias dominants semblent vouloir ignorer ce sujet ou alors carrément tenter de le présenter comme un non sujet.

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Vers une première victoire contre l’Accord UE-Mercosur

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Communiqué de presse du collectif national Stop CETA Mercosur

C’est ce lundi 9 novembre que les ministres du commerce des pays de l’UE, réunis en vidéoconférence, devaient enclencher le processus de ratification de l’accord de libéralisation du commerce entre l’UE et les pays du Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay et Paraguay). Cela ne sera pas le cas : alors que la présidence allemande de l’UE en avait fait une priorité, aucun vote n’aura lieu en raison des trop vives oppositions exprimées dans de nombreux pays. C’est une première victoire qui en appelle d’autres.

Jamais un accord de libéralisation du commerce n’avait été aussi contesté : près de 80% des personnes interrogées dans plusieurs pays européens veulent que l’accord UE-Mercosur soit abandonné (Sondage YouGov). La mobilisation citoyenne et le rejet de cet accord « voitures contre bétail », y compris au sein de plusieurs Parlements nationaux (Autriche, Wallonie, Pays-Bas, Irlande), empêchent aujourd’hui la Commission européenne et les lobbys économiques de parvenir à leurs fins.

C’est une première victoire pour les organisations de la société civile qui ne cessent d’alerter l’opinion publique et les gouvernements sur les dangers sociaux, écologiques, sanitaires et même de droits humains que porte l’accord UE-Mercosur. Rien que durant cette semaine (2-9 novembre), près de 100 000 messages ont été envoyés à Emmanuel Macron, et aux ministres Jean-Yves Le Drian, Franck Riester, Clément Beaune et Julien Denormandie pour les exhorter à prendre les dispositions nécessaires pour obtenir l’abandon de l’accord UE-Mercosur à Bruxelles.

Cette mobilisation s’étend également aux collectivités territoriales. Ainsi, Grenoble s’est déjà déclaré « en faveur de l’abandon de l’accord UE-Mercosur et en faveur de la relocalisation écologique et solidaire ».
A l’échelle européenne, plus de 1850 collectivités locales membres de la « Climate Alliance » viennent aussi de s’opposer à l’accord avec le Mercosur.

Ce lundi 9 novembre, plus de 190 économistes expliquent dans une lettre ouverte combien les données produites par la Commission européenne pour justifier des gains économiques attendus d’un tel accord sont fragiles, alors que d’autres études « montrent que l’impact net réel de la libéralisation du commerce sur les revenus, l’emploi, la productivité du travail, l’innovation et la compétitivité pourrait bien être négatif ». Ils appellent la Commission à mener une étude d’impact plus sérieuse.

Continuer la lecture de Vers une première victoire contre l’Accord UE-Mercosur

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Le mystère du journalisme jaune

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CONFÉRENCE GESTICULÉE
SUR LA CRITIQUE DES MÉDIAS
de et par Philippe MERLANT

Samedi 10 octobre 2020
Auditorium de la Maison du Patrimoine
Saint-Julien-lès-Villas

Le mystère du journalisme jaune

Cette conférence gesticulée a été précédée d’un atelier participatif à partir de nos expériences personnelles.

Sur les traces de Joseph Rouletabille, Philippe Merlant part élucider ce très grand et très curieux mystère : « Pourquoi les médias sont-ils si souvent du côté du manche, du côté du pouvoir, du côté des puissants ? » Une enquête de l’intérieur, nourrie par quarante ans d’exercice du métier de journaliste. Et une invitation à trouver des pistes pour réconcilier information et démocratie.

Journaliste professionnel pendant plus de 40 ans, Philippe Merlant a exercé dans de nombreuses rédactions ( de Radio France à La Vie en passant par L’Équipe, Libération, Autrement, L’Entreprise, Défis, L’Expansion, Transversales Science Culture ). Il tente depuis une vingtaine d’années de concilier sa pratique professionnelle avec un travail de réflexion sur cette question : « peut-on réconcilier les médias avec la démocratie ? » Ceci l’a conduit à co-écrire avec Luc Chatel « Médias : la faillite d’un contre-pouvoir » (Fayard, 2009).

De 2009 à 2012, il a créé, puis coordonné Reporter citoyen, formation gratuite au journalisme multimédia pour les jeunes des quartiers populaires, puis il est devenu formateur à l’Ecole des métiers de l’information. Et il est, tout naturellement, devenu « gesticulant »… De 2016 à 2019, il a été journaliste « en résidence » dans les quartiers populaires de Valenton et Villeneuve-Saint-Georges (94). Il mène aujourd’hui de nombreux ateliers d’éducation populaire aux médias, surtout dans les quartiers populaires. Début 2020, il a intégré l’équipe de L’ardeur

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stopcovid : traçage, sécurité, anonymat, délation, fausses alertes… Vers un fichage à grande échelle ?

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Clic sur l’image pour accéder au texte

Alors voilà, le décret n° 2020-650 du 29 mai 2020 relatif au traitement de données dénommé « StopCovid » est paru au JORF du 30 mai 2020.
Nous proposons ici de décrypter quelques aspects techniques de ce texte et de rappeler ensuite les risques inhérents à cette technologie. Risques qui, pour la plupart, demeurent élevés et nombreux en dépit des propos rassurants des promoteurs de ce système.

Que contient le texte ?

Il précise les modalités et finalités du dispositif. En particulier : à l’article 1 il est précisé que «L’application StopCovid est installée librement et gratuitement par les utilisateurs. Ceux-ci ont la faculté d’activer ou non la fonctionnalité de l’application […]. En cas de diagnostic clinique positif au virus du covid-19 ou de résultat positif à un examen de dépistage à ce virus, les utilisateurs de l’application sont libres de notifier ou non ce résultat dans l’application et de transmettre au serveur l’historique de proximité […]. L’application peut être désinstallée à tout moment.»

On voit ici qu’il est fait mention de la collecte par un serveur, de l’historique des contacts d’une personne. Il semble donc que le système repose sur un modèle dit « centralisé ». Ce qui signifie que la liste des contacts « à risque » n’est pas diffusée a priori et n’est connue que de l’autorité administrant le serveur. Ces aspects sont détaillés dans un document élaboré par des chercheurs en informatique et en cryptologie qui servira de support à la partie décryptage et analyse des risques qui va suivre.

L’article 2 présente quant à lui la mise en œuvre qui fait mention d’aspects techniques un peu rébarbatifs qui seront explicités dans le document déjà mentionné.

Analyse des risques

Dans un précédent article publié le 27 avril sur ce blog, nous avions déjà abordé le sujet du traçage informatique des personnes et des risques qui l’accompagnent, car il s’agit là d’un pas de plus vers la privation de nos droits qui vient renforcer l’arsenal répressif d’un pouvoir à bout de souffle.

Un pouvoir qui, désespéré d’avoir épuisé le fond du fond du réservoir idéologique ultra-libéral, n’a pas d’autre alternative que de surveiller et punir. La technique est celle de « l’effet cliquet » qui consiste à avancer au pas de charge en verrouillant les portes derrière soi pour couper ou entraver sérieusement toute possibilité de recul. C’est ce même principe que l’on retrouve dans les accords dits de Libre-échange et qui semble bien être l’arme favorite du libéralisme «en marche et au pas sinon gare !»

Plusieurs médias, organisations ou groupes de chercheurs spécialistes en droit, informatique et cryptologie ont choisi d’intervenir sur le sujet en dehors de leur cadre professionnel afin de nous éclairer et nous les en remercions.

  1. Le traçage anonyme, dangereux oxymore – Collectif de chercheurs
  2. Nos arguments pour rejeter StopCovid – La Quadrature du Net
  3. OPINIONS SUR L’USAGE DU TÉLÉPHONE PORTABLE À DES FINS DE SURVEILLANCE – CEVIPOF
  4. Mise en garde contre les applications de traçage – Signataires collectif « Attention StopCovid »
  5. Le Covid, les données de santé et Microsoft – par le média en ligne « Le Vent se Lève »

Les éléments qui suivent sont extraits du document « Le traçage anonyme, dangereux oxymore » cité ci-dessus. Ce document contient 13 pages et appuie son propos sur quelques « scénarios » qui permettent d’illustrer à partir d’exemples simples et « rigolos » quels peuvent être les risques rencontrés avec la mise en service d’un tel système.

Ces chercheurs présentent ainsi leur démarche : « Notre expertise en tant que spécialistes en cryptographie, sécurité ou droit des technologies réside notamment dans notre capacité à anticiper les multiples abus, détournements et autres comportements malveillants qui pourraient émerger. A l’heure actuelle, un vif débat a lieu entre les spécialistes du domaine sur la sécurité des applications proposées, opposant souvent les applications dites «centralisées» à celles dites «décentralisées». Indépendamment de ces considérations techniques, nous voulons alerter sur les dangers intrinsèques d’une application de traçage. A l’aide de différents scénarios concrets […] nous présentons les détournements possibles d’une telle technologie, quels que soient les détails de sa mise en œuvre. »

Risque de fausse déclaration (intentionnelle ou pas)

Le joueur de foot Gronaldo doit disputer le prochain match de Ligue des Champions. Pour l’empêcher de jouer, il suffit pour un adversaire de laisser son téléphone à côté de celui de Gronaldo à son insu, puis de se déclarer malade. Gronaldo recevra une alerte car il aurait été en contact avec une personne infectée, et devra rester 14 jours éloigné des terrains.

Comment retrouver qui vous a contaminé ?

(Le suspect unique) M. Lambda qui, pour éviter la contamination, ne sort de chez lui que pour faire ses courses à l’épicerie du quartier, reçoit une notification des on téléphone. Il en déduit que le responsable n’est autre que l’épicier.

(Mes voisins sont-ils malades ?) M. Ipokondriac voudrait savoir si ses voisins sont malades. Il récupère son vieux téléphone dans un placard, y installe l’application TraceVIRUS, et le laisse dans sa boîte aux lettres en bas de l’immeuble. Tous les voisins passent à côté à chaque fois qu’ils rentrent chez eux, et le téléphone recevra une notification si l’un d’entre eux est malade.

Comment savoir si une personne précise est malade ? L’espionnage à la portée de tous

(L’entretien d’embauche) L’entreprise RIPOUE souhaite recruter une personne pour un CDD. Elle veut s’assurer que le candidat ne tombe pas malade entre l’entretien d’embauche et la signature du contrat. Elle utilise donc un téléphone dédié qui est allumé uniquement pendant l’entretien, et qui recevra une alerte si le candidat est testé positif plus tard.

Comment déclencher une fausse alerte et faire croire à quelqu’un qu’il risque d’être malade ?

(L’ingérence étrangère). Le sous-marin Le Terrifiant doit appareiller dans quelques jours, mais Jean Bond est un agent étranger qui veut empêcher son départ. Il recrute Mata-Hatchoum qui présente des symptômes, et lui demande de faire le tour des bars de marins. Mata-Hatchoum va ensuite se faire tester et 5 marins reçoivent une notification de l’application. Le Terrifiant est obligé de rester à quai.

Activer le Bluetooth pose des problèmes de sécurité

(Centre commercial) Le centre commercial La Fayote veut protéger ses clients, et refuser ceux qui n’utilisent pas l’application TraceVIRUS. Comme l’application diffuse régulièrement des messages, il suffit que le vigile à l’entrée utilise une antenne Bluetooth pour détecter les clients qui utilisent l’application, et ceux qui ne l’utilisent pas.

Vers un système parallèle de fichage à grande échelle ?

(L’application GeoTraceVIRUS) Peu après avoir installé l’application TraceVIRUS, Mme Toutlemonde entend parler de l’application GeoTraceVIRUS qui réutilise les informations TraceVIRUS pour localiser les malades. Mme Toutlemonde apprend ainsi qu’un malade s’est rendu samedi dernier au supermarché PetitPrix. Par crainte (peut-être infondée) d’attraper le virus, elle ne fera pas ses courses chez PetitPrix cette semaine.

Beaucoup d’autres exemples tels que ceux-ci figurent dans le document et ils sont accompagnés de commentaires très clairs.

Questions/réponses

Nous avons posé quelques questions au collectif « Attention StopCovid » cité plus haut.

1 – Question : Que penser de la rumeur selon laquelle les personnes ne souhaitant pas être tracées devraient demander à leurs amis ou proches qui ont installé l’application sur leur mobile de les supprimer de leurs contacts ?

Réponse : Rien dans le code public ne laisse penser qu’il y a un accès aux contacts. Évidemment il est possible que la version distribuée soit différente, mais ça serait détectable, et il suffit de regarder lors de l’installation si l’application dans ses permissions demande un accès aux contacts.

2 – Question : Dans la mesure où une personne n’installe pas l’application, peut-elle être néanmoins détectée par un téléphone sur lequel l’application est installée ?

Réponse : Dans une configuration normale non

3 – Question : Est-il vrai que l’exploitation des données va être confiée à Microsoft ?

Réponse : Non mais oui. La gestion des données de StopCovid en théorie est faite pas un industriel français. Microsoft par contre va gérer les données de nouvelles bases de données en lien avec les patients covid.

4 – Question : Lorsqu’une personne est détectée malade, qui fait la déclaration ? ( Médecin traitant, malade, autorité centrale ??? )

Réponse : En théorie, le malade recevra un code à taper / scanner qui lui permettra de faire la saisie. Il n’est pas clair (a priori non..) de si ce code sera spécifique à une personne, ou s’il pourra être cédé / revendu

5 – Question : Savez-vous quel type de protocole est utilisé dans l’application StopCovid ? En particulier, savez-vous si le risque de fausse déclaration (intentionnelle ou pas) de la part d’un malade est nul avec StopCovid ?

Réponse : Il n’y a pas de détail précis, le code devrait être à usage unique, mais pas ciblé pour un téléphone… Donc si on vous vole votre papier, ou si vous le vendez quelqu’un d’autre pourra faire croire à un contact aux gens qu’il a croisé.

6 – Question : Bien que les identifiants des personnes reposent sur des « pseudos », j’imagine qu’il y a nécessairement un lien d’association entre le pseudo et le numéro de téléphone de la personne. De cette manière peut-on dire que l’application préserve l’anonymat et ce, quel que soit le protocole ?

Réponse : Le pseudonyme qui vous correspond est complètement décorrélé de votre numéro de téléphone. Mais lors de la création, le serveur a accès à votre adresse IP, donc il peut assurer votre identifiant anonyme à vous…
Il était question d’instancier un mixnet pour éviter ça, mais depuis il n’y a eu aucune nouvelle en ce sens, et donc il est possible que cette désanonymisation puisse arriver…

Pour aller plus loin

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Du glyphosate près de chez vous ?

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Le Commissariat Général au Développement Durable vient de publier les chiffres officiels des ventes de pesticides en France, et les résultats sont sans appel.

En 10 ans, entre 2009 et 2018, les ventes de glyphosate ont progressé malgré les « engagements » du Président de la République indiquant en 2017  » qu’en trois ans il n’y aurait plus de glyphosate ». Les ventes de cet herbicide ne cessent d’augmenter pour passer de 6292 tonnes en 2009 à 9723 tonnes en 2018 !

Cette course en avant trahit l’inefficacité des plans gouvernementaux de réduction des pesticides.

Agir pour l’environnement nous communique le triste palmarès des départements français où les ventes de glyphosate sont les plus élevées :

Département Ventes de glyphosate
en 2018 en tonnes
AUBE 457
CHARENTE 324
CHARENTE-MARITIME 311
GIRONDE 289
MARNE 227

Le monde d’après devra être sans glyphosate.

Le 18 avril, le mouvement «Nous voulons des coquelicots» publiait dans le journal Le Monde une tribune intitulée :
Coronavirus : « Un moratoire sur les épandages de pesticides près des habitations est une nécessité sanitaire et morale »

Le 20 avril, le site REPORTERRE publiait un article alertant sur les effets nocifs sur la santé des pesticides en particulier en période de crise sanitaire.

A cela le professeur Jean-Philippe Derenne, déclare à l’Express qu’il n’y a pas de corrélation établie entre particules fines et épidémie, comme l’a affirmé «Nous voulons des coquelicots». Il faut dire que le même professeur avait déclaré le 12 mars sur BFMTV «aller voter n’est « pas plus dangereux que de prendre les transports en commun »»

Encore un expert qui doit chuchoter à l’oreille du gouvernement !

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Naissance du « Conseil national de la Nouvelle Résistance »

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« Les Jours heureux » sont le véritable horizon d’un programme politique

Il y a peu de chances que les médias dominants fassent grand bruit au sujet de cette initiative. Elle a donc toute sa place dans les relais de LÉclairCit.

Le premier Conseil national de la Nouvelle Résistance (CNNR) est né. En plus de la vidéo de présentation ci-dessus, vous pourrez trouver davantage de détails sur le site de REPORTERRE.

Le CNNR est composé de dix femmes et de dix hommes :

. Anne Beaumanoir (coprésidente d’honneur), Juste et résistante
. Claude Alphandéry, (coprésident d’honneur), résistant
. Dominique Méda, professeure de sociologie
. Dominique Bourg, philosophe, professeur honoraire à l’Université de Lausanne
. Samuel Churin, comédien (coordination des intermittents et des précaires)
. Danièle Linhart, sociologue du travail
. Sabrina Ali Benali, médecin et militante
. Pablo Servigne, auteur et conférencier spécialiste des questions de transition écologique
. Olivier Favereau, professeur émérite de sciences économiques à l’université Paris-Nanterre
. Yannick Kergoat, monteur-réalisateur
. Jean-Marie Harribey, économiste, maître de conférence, membre des Économistes atterrés
. Anne Eydoux, maîtresse de conférence au Cnam, membre des Économistes atterrés
. Dominique Rousseau, professeur de droit constitutionnel à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
. Pauline Londeix, ex-vice-présidente d’Act Up-Paris, cofondatrice de l’Observatoire de la transparence dans les politiques du médicament
. Antoine Comte, avocat à Paris
. Véronique Decker, enseignante et directrice d’école, syndicaliste et militante pédagogique
. Fatima Ouassak, politologue, porte-parole du syndicat Front de mères
. Anne-Claire Rafflegeau, infirmière et porte-parole du collectif inter-urgences
. Clotilde Bato, présidente de Notre Affaire à tous, déléguée générale chez SOL Alternatives agroécologiques et solidaires
. Benoît Piédallu, membre de La Quadrature du Net

Secrétariat

. Gérard Mordillat (cinéaste, romancier),
. Gilles Perret (réalisateur, cofondateur de Citoyens résistants d’hier et d’aujourd’hui),
. Denis Robert (journaliste, écrivain),
. Florent Massot (éditeur),
. Katell Gouëllo (Le Média TV),
. Bertrand Rothé (agrégé d’économie, professeur d’université).

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ATTAQUE EN RÈGLE CONTRE LE CLIMAT : l’UE doit sortir du Traité sur la charte de l’énergie

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Le Traité sur la charte de l’énergie (TCE) est sans doute plus dangereux pour les finances publiques, les politiques d’intérêt public (notamment environnementales) et la démocratie que d’autres traités internationaux d’investissement.

Plus de 280 organisations de la société civile, dont 25 organisations françaises, réclament aux États membres du Traité sur la Charte de l’énergie de mettre fin aux protections dont dispose le secteur des énergies fossiles.

Le rapport en français publié par «Les Amis de la Terre» est maintenant disponible. Cliquer sur l’image pour accéder au rapport
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