Sous les pavés la plage

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Afin d’être sûr que les 50 ans de mai 68 sont bien révolus, c’est en juin que LÉclairCit vous invite à les fêter en chansons.

Pour cette occasion, Jacques Esnault a concocté une conférence gesticulée intitulée «Sous les pavés la plage»

Jacques Esnault fait maintenant un peu partie de la famille puisque nous l’avons déjà reçu à deux reprises. Le 20 mai 2016, tout d’abord, pour sa conférence gesticulée «Des lendemains qui chantent». Il y était déjà question de chansons et le lendemain 21 mai, Jacques avait animé un atelier d’écriture. Nous l’avons ensuite accueilli le 25 février 2017 au centre culturel Didier Bienaimé avec la troupe du collectif 1984 pour une représentation de leur pièce «La jolie valse des emplois».

Nous vous espérons donc fort nombreuses et nombreux pour venir pousser la chansonnette le vendredi 8 juin au Petit Louvre à Troyes.

Et n’hésitez pas à diffuser largement !

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Exigeons un Débat contradictoire sur « l’Incinérateur »

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Exigeons un Débat contradictoire sur « l’Incinérateur » , et condamnons l’argumentaire « d’U.V.E. » !

La communication appuyée sur cette notion d’U.V.E. « Unité de Valorisation Énergétique » suffit à révéler la perversité des entreprises et élus qui soutiennent ce projet.

En effet, la destruction sous toutes ses formes de nos ressources naturelles, minérales et organiques – mais encore plus, artisanales et industrielles – représente d’abord un gaspillage irréversible de matière et d’énergie.

Ensuite l’incinération produit, par leur toxicité, des substances aussi encombrantes que les ordures ménagères de départ par leur volume. On pense, en particulier, à la dioxine dont quelques grammes par hectare suffisent à rendre cancérigènes, les productions maraichères environnantes souillées.

« Unité de Valorisation Énergétique » et « Centre pédagogique », sont donc des leurres intentionnellement mis en avant, pour parler d’autre chose que des inconvénients incompressibles de l’incinération !!! Ils ne doivent pas nous détourner des préoccupations grandissantes et contraires au Bien Être Humain : la santé, l’économie de nos ressources, et la sauvegarde du Climat.

 À la place de cette communication mercantile, nous devons exiger un débat contradictoire permettant au public le plus large de construire son opinion.
À partir de deux groupes d’experts reflétant la diversité des opinions sur ce projet, selon une organisation précise et respectueuse, confrontons leurs arguments et leurs réponses à nos questions.
Débattons sur les avantages quantifiés et dangers réels du projet, puis sur les alternatives auxquelles notre société a intérêt à mesurer l’immense bénéfice. Pour maintenant et pour l’Avenir.

Ceci peut et doit s’organiser comme les Gersois l’ont brillamment réussi à propos des OGM, il y a quelques années.
C’est Notre Responsabilité.

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Jacquot le poète est parti , Jeannot de la Cigale aussi

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Jeannot s’est fait la malle. Jeannot le Suisse, Jeannot la Brocante, Jeannot le Fugitif, Le renard argenté s’est barré, par surprise, Ce mardi 3 avril, autour de minuit. « Diabolique », comme il aurait dit.

Jeannot, ça ne doit pas dire grand chose à celles et ceux qui n’ont pas assisté à la projection de «La Cigale, le corbeau et les poulets» que nous avions organisée le 22 mars 2017 au CGR en présence du réalisateur Olivier Azam.

En revanche, si on a assisté à ce film/documentaire vivifiant et pétillant, il est difficile d’oublier Jeannot et ses copains.

Un très bel hommage lui est naturellement rendu sur le site de Là-bas si j’y suis

Le rapport avec Higelin ? Le charme de la poésie et des surprises du quotidien sans doute avec cette phrase du chanteur qui leur colle assez bien à tous deux :

Ceux qui ont peur de mourir ont peur de vivre. Ils respirent prudemment en attendant la fin.

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« Les médias contre la démocratie »

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Une émission sur les médias et la démocratie, ça n’est pas si courant pour que nous nous passions de la signaler.

L’émission intitulée « Vraiment Politique » est diffusée sur la chaîne LE MEDIA. Elle est animée par Aude Lancelin et la prochaine édition consacrée aux médias et à la démocratie sera diffusée demain

jeudi 12 mars à 20h30

L’émission sera accessible en direct en cliquant ici « Les médias contre la démocratie »

Découvrez ci-dessous les invités

  • Patrick Champagne, sociologue, ex-proche de Bourdieu,
  • Divina Frau-Meigs, professeur à Paris III et spécialiste des fake news,
  • Paul Moreira, journaliste d’investigation,
  • Henri Maler, fondateur d’Acrimed (association soutenue par LÉclairCit),
  • Henri Guaino, ex-député des Yvelines et plume de Nicolas Sarkozy,
  • Amaury de Rochegonde, coauteur de « Médias les nouveaux empires », enquête sur les oligarques.
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le grand trou – c’est ce soir !!!

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Nous vous attendons nombreuses et nombreux

Au centre culturel Didier Bienaimé
Mardi 3 avril 2018 à 19h30

Ouverture de la billeterie à partir de 18h45

Vous avez encore quelque hésitation ? Venir ou pas ?

Prenez quelques minutes pour lire l’entretien que Benjamin Abitan a accordé à « l’Œil de Libé » de ce samedi 31 mars.

Agrandissez l’image en cliquant dessus.

Voyez également ce qu’en disait Jean-Luc Porquet dans « Le Canard Enchaîné » du 14 décembre 2016

« Ô Areva, déesse de toute chose! », clament les Gardiens, qui ne savent pas ce qu’ils gardent mais savent qu’il ne faut surtout pas creuser le sol, car le Protocole l’interdit. Et, le Protocole, c’est sacré. Empoigner une bêche est un sacrilège. Creuser un trou est tabou. Ce qui n’empêche pas le Gardien Flodor de s’interroger : « Dans mon esprit torturé s’entrechoquent des outputs négatifs. »
Pour cette « tragédie antique du futur », la joyeuse équipe du Théâtre de la Démesure (sept jeunes comédiens, auxquels s’est joint le chevronné Bernard Bloch) s’est propulsée quelques centaines de milliers d’années dans l’avenir, lorsque tout le monde aura oublié les sites d’enfouissement de déchets nucléaires de Bure ou d’Onkalo (Finlande).
Il y a un vaisseau intergalactique, deux chercheuses qui interviennent sur écran, des scènes à tiroirs, des vieux manuscrits qu’on enfourne dans un grille-pain futuriste, des hologrammes animés, un décor de décharge publique, des débats sur l’agriculture, l’amour et la représentation, etc.
Le comédien et metteur en scène Benjamin Abitan a orchestré le tout. C’est à la fois très ambitieux et plein de fraîcheur potache.

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A Noël on s’endette ?

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« La dette, une arme de domination »

La dette, un moyen de domination mal expliqué. Daniel Mermet reçoit Éric Toussaint, porte-parole du CADTM.  Le site Là-bas si j’y suis a permis de mettre cet entretien en accès libre sur le site du CADTM.

C’est cadeau, mais Là-bas ne vit que grâce à ses abonnés

Alors pour Noël endettez-vous à hauteur de 5€/mois en offrant un abonnement à Là-bas si j’y suis !

LÀ-BAS SI J’Y SUIS, créée et animée par Daniel Mermet, est une des plus grandes émissions de l’histoire de la radio. Magazine de grand reportage radiophonique né en 1989 lors de la chute du mur de Berlin, l’émission a été diffusée quotidiennement avec un grand succès sur France Inter jusqu’en 2014.

Lire la suite ici…

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« Zéro Phyto 100% Bio » à Troyes

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Jeudi 14 décembre 2017
en avant première

Le 14 septembre 2017 l’association « Générations Futures » publie les résultats d’une étude qu’elle a menée sur la présence de glyphosate dans les aliments vendus en France. Le documentaire de Guillaume Bodin tombe à point nommé pour en débattre. Le débat sera animé par Sophie Bordères qui est chargée de mission « Alternative aux pesticides » pour l’association « Générations Futures »

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La propagande est-elle compatible avec la Démocratie ?

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J’allume ma radio après le déjeuner

Ce dimanche le temps frais n’invitait pas à traîner dehors.
J’allume ma radio après le déjeuner.
Mon oreille capte « le duel de Natacha Polony et Raphaël Glücksmann » sur France-Inter.
Que se passe t’il ?
Je ne comprends pas bien !
Ah ouais ! Encore un coup d’esclandre de Mélenchon avec une journaliste. Il est vraiment insupportable cet homme là.
Caractériel !
Même invité, il ne se soumet pas à la malveillance de ses interlocuteurs !
Et le voilà à s’insurger, à reprocher des propos empoisonnés, sortis probablement d’un sourire gêné ayant craint de voir venir l’orage.
Allons, Monsieur Mélenchon ! Ne pourriez-vous pas être plus conventionnel, plus lisse, plus reconnaissant de l’honneur que vous fait Léa Salamé en vous invitant à son « Émission politique » ?

C’est alors que j’entends l’essayiste Raphaël Glücksmann, partager à l’antenne de France Inter l’indignation de Léa Salamé (sa compagne à la ville), sur l’attitude de l’homme politique à l’endroit de la « pauvre écrivaine et historienne » Laurence Debray. Elle, dans ses questions, cherchait probablement et seulement l’empathie du tribun sur la situation de sa grand-mère vénézuélienne !

Cette « bienveillance » n’a pourtant pas ému le prétentieux invité qui a dû se sentir agressé par une meute masquée de chiens de garde, déterminée à lui faire avouer l’inavouable : « Non ! Aucune pression extérieure, notamment des États-Unis d’Amérique, ne s’exerce sur le Gouvernement Vénézuélien. Non, aucune violence d’opposition ne cherche à déstabiliser ce pouvoir en place ! Oui, la pénurie alimentaire et sanitaire est de la seule responsabilité de la gestion calamiteuse de Chavez et de son successeur ! »

Allons . . . Mélenchon ! Avoue ton crime ! Tu nous lasses, toi et tes « Insoumis », à avoir des propos désobligeants, remettant systématiquement en cause la propagande de tes détracteurs. Ne pourrais-tu pas avoir un tantinet de modestie et acquiescer une fois pour toutes que tu fais partie du « camp des méchants » de par ton comportement désobligeant et, qui plus-est, en ne dénonçant pas les travers de dignitaires tout aussi infréquentables que toi (Maduro, Poutine, Castro, …) ?
Ne pourrais-tu pas faire ton mea culpa et t’inspirer de la sagesse de Tsipras en te soumettant à l’ordre des puissants, celui du capitalisme et du libéralisme où chacun a peut-être (ou pas) sa chance ?

Alors journalisme ou show médiatique ?

La question n’est pas ici de savoir qui de Laurence Debray ou de Mélenchon a la vision la plus juste de la situation au Venezuela, puisque cette question mériterait une émission complète à elle seule avec des journalistes d’investigation ayant travaillé sur le sujet et pouvant apporter divers éclairages sur le sujet. Pour cela il faudrait se tourner vers des supports et sources médiatiques alternatifs comme le Monde Diplomatique (qui ne fait jamais l’objet d’une revue de presse sur le service public de radio France) ou des sites tels que Mémoire des luttes,  ou encore un institut de recherche tel que l’Institut des Relations Internationales et Stratégiques (IRIS). Le service public, quant à lui, préfère les shows médiatiques au journalisme d’investigation.

Et puisque ces animateurs de shows télévisés veulent jouer les chevaliers blancs du contre-pouvoir journalistique, pourquoi ne lui ont-ils pas demandé ce qu’il pensait de la violence insoutenable que l’Union Européenne fait subir au Peuple grec, laissant vieillards et enfants mourir faute de possibilité de se soigner ? Pourquoi ne lui ont-ils pas demandé (indépendamment du sujet de l’indépendance) ce qu’il pensait de l’attitude extrêmement démocratique du gouvernement espagnol envers les citoyens et les élus de Catalogne ?

Perversité et manipulation médiatique contre alternatives

Non, la question ici est de savoir si le journalisme à la Salamé, Pujadas, Lenglet, Glücksmann… a pour fonction de dicter continuellement aux spectateurs qu’il n’y a pas d’alternative au libéralisme dans toutes ses déclinaisons et partout où il se niche, y compris dans les médias de service public.

Je t’assure, lecteur citoyen, c’est beaucoup moins fatigant pour tous de croire ce que nous rapportent les médias. C’est comme cette boisson qui ressemble à de l’alcool et qui n’en est pas, ça ressemble à de la sincérité, mais on y croise le plus souvent la perversité et la manipulation !

Mourad Laffitte, (que LÉclairCit a reçu la semaine dernière), dans son documentaire « Acharnement ; poursuivis pour l’exemple » qui ne risque pas de passer à la télé, fait partie de ces éclaireurs citoyens qui luttent pour sauver la démocratie et ça passe par une information pleine, libre et équilibrée. Sans ces conditions, on risque de sombrer dans la dictature de l’image et du cliché, avant l’étape suivante de la dictature tout court.

Ce film est une parfaite illustration de la maltraitance et de la violence qui s’exerce sur les mouvements sociaux, sur la liberté d’expression citoyenne et montre en creux que nous vivons de moins en moins en démocratie. Cette répression organisée est permise par l’élargissement au droit commun des mesures prises au titre de l’état d’urgence. Si on trouve que le propos est exagéré, il suffit de consulter la liste des 4109 poursuites ou condamnations politiques en France sur les 20 derniers mois.

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Action pour un référendum sur le CETA à Troyes

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Samedi dernier 18 novembre, nous avons été un peu plus d’une dizaine de membres du collectif STOP-TAFTA-CETA de l’Aube à nous être relayés entre 10h et 16h30 rue Émile Zola à Troyes.

Fin de journée avant dépouillement. Cliquer sur l’image pour lire l’article de presse. Photo B. Soilly – L’Est Éclair – 20/11/2017

Nous avons interpellé les passants pour leur proposer un tract résumant les points essentiels de l’actualité concernant le CETA et nous leur avons également proposé un sondage afin de savoir s’ils étaient « pour » un référendum sur le CETA, « contre » un référendum ou « sans avis » sur la question.
Nous avons recueilli 377 avis favorables à un référendum, 6 contre et 16 ne se sont pas prononcés.  Au niveau national ce sont 2063 personnes qui ont répondu à ce sondage et l’option « pour un référendum » l’a emporté avec 95,7 % des voix (lire le compte-rendu complet sur le site du collectif national).

L’accueil qui nous a été réservé a été globalement chaleureux avec très souvent un intérêt réel pour le sujet. En particulier, nombre de personnes ne savaient pas de quoi il s’agissait et ont manifesté beaucoup de curiosité en discutant, parfois longuement avec nous.

Il est encore temps de stopper le CETA

Il n’est en effet pas trop tard pour exiger un référendum avant que le traité ne passe devant le parlement français pour adoption dans son intégralité.

Le CETA est en application provisoire depuis le 21 septembre dans sa quasi intégralité.  Pour le moment le mécanisme d’arbitrage (ICS) n’est pas actif, mais il le sera si le CETA est ratifié par l’ensemble des parlements des 28 États membres de l’UE.
Pour se faire une idée des positions des élus que nous avons interpellés, et des arguments que l’on peut opposer à leurs réponses, on peut consulter les documents ou documentaires proposés ci-après.

Documents ou supports à consulter

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Projet de Règlement Local de Publicité à Troyes

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La Ville de Troyes organise, jusque fin décembre, une concertation autour de son projet de Règlement Local de Publicité.

L’avis du groupe local de R.A.P.

Résistance à l’Agression Publicitaire est une association loi 1901 qui a pour but de lutter contre les effets négatifs de la publicité ; elle existe depuis 25 ans au niveau national, et de nombreux groupes locaux œuvrent au niveau local. Ainsi, le groupe de Troyes existe depuis un an, pour informer et sensibiliser le public et les décideurs à la publicité et ses nuisances, afin d’en diminuer les effets.

Le monde merveilleux de la pub

Affichage, prospectus, télé, internet, radio, presse… chaque personne reçoit en moyenne 500 à 3000 messages publicitaires par jour ! La publicité commerciale ne s’adresse qu’aux consommateurs, au détriment des citoyens éveillés et responsables.
Elle propage des idéologies néfastes : sexisme, culte de l’apparence, compétition, matérialisme… Elle crée de faux besoins, provoque des dépenses inutiles, conduit à la frustration.
Elle est coûteuse : nous la payons directement dans le prix de nos achats, et indirectement en tant que contribuables, par ses conséquences sanitaires, sociales et environnementales (obésité, surendettement, déchets..).

Contre le matraquage publicitaire et pour une liberté de réception : il faut limiter l’exposition aux messages publicitaires, en commençant par l’affichage publicitaire dans l’espace public.

Le projet de RLP de Troyes

Suite à l’extension de Troyes Champagne Métropole et à la décision des communes membres de ne pas céder la compétence urbanisme à TCM, la ville de Troyes a décidé, par une délibération du conseil municipal, d’élaborer un projet de Règlement Local de Publicité, qui sera annexé à son PLU. Les objectifs affichés sont notamment d’encadrer la mise en œuvre des enseignes, de maîtriser l’essor des panneaux numériques, de privilégier la sécurité routière.

La ville de Troyes est tenue de faire une concertation publique (d’octobre à décembre, à l’hôtel du Petit Louvre et sur le portail commerce). Pourtant, elle a choisi de n’informer le public qu’au minimum (un encart dans le Press’Troyes de septembre), considérant que la population n’est pas vraiment concernée. De fait, le registre de concertation est toujours vierge.
Nous estimons au contraire que tout usager de la ville est concerné, et doit pouvoir être informé ! Ce document va déterminer l’aspect de notre ville pour les décennies à venir…

Notre analyse

Notre analyse porte surtout sur la partie « publicité », laissant aux spécialistes de la préservation du patrimoine le soin d’informer sur le volet « enseignes ». En effet pour nous la publicité est une pollution, quelle que soit la qualité de son intégration dans l’architecture et le paysage.

Nous avons relevé des points positifs :

  • l’extension des Zones de Publicité Restreinte, dans lesquelles les règles de densité et d’interdistance entre les panneaux sont plus strictes (art. 2.1.1, 2.2.1 et 2.3.1 du projet)
  • l’interdiction des adhésifs publicitaires sur les vitrines (art. 4.2.2 et 4.3.2)

Et nous avons de grandes inquiétudes :

  • l’autorisation de la publicité en zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager (ZPPAUP), les secteurs protégés au titre du patrimoine des XIXe  et XXe siècle, dans lesquels, par défaut, la publicité est interdite (art. 3.3.1, 3.4.1 et 3.5)
  • et surtout l’absence de règles s’appliquant spécifiquement à la publicité numérique (art. 3.3.2 et 3.4.2) : rien ne l’interdit sur le mobilier urbain (abris voyageurs*, sucettes d’informations municipales), et les règles applicables aux panneaux numériques sont les mêmes que pour les autres dispositifs (sauf le format, qui doit être réduit).

*N’oublions pas que pour les afficheurs, quand nous attendons le bus nous ne sommes pas des voyageurs, encore moins des usagers : nous sommes des cibles.

Un peu d’anticipation…

Voici ce que permettrait la stricte application de ce projet, dans le pire des scénarios catastrophe :

Deux ans plus tard : sur les boulevards et accès, tous les panneaux lumineux existants ont été remplacés par des panneaux numériques ; au départ, ça choquait, et puis on s’habitue ; maintenant il y a aussi des grands panneaux rue de la Paix, rue Etienne Pédron… Ça anime les rues !

Sept ans plus tard :  voici la ville connectée ! Il y a maintenant des écrans de pub à chaque abri de bus, y compris au centre-ville. Ça offre une bonne connexion wi-fi, et grâce aux capteurs dont sont équipés ces bijoux de technologie, on ne voit que les pubs qui nous intéressent. Et pour les enfants, c’est génial : une télé géante, qui leur propose jouets et gourmandises… Ils n’ont jamais été aussi sages en attendant le bus. Vivement Noël !

Nos revendications

Comme on sait que la catastrophe est toujours pire que le pire des scénarios, nous demandons, a minima :

  • l’interdiction de la publicité numérique sur mobilier urbain pour protéger les usagers de l’évolution inquiétante en termes de publicité ciblée
  • un encadrement strict de la publicité numérique (interdistance de 200m minimum, interdiction absolue à proximité des carrefours) pour protéger les usagers de la route des dangers liés à l’éblouissement et la distraction
  • le maintien de l’interdiction de la publicité dans les zones de protection du patrimoine (ZPPAUP) : pourquoi protéger le patrimoine, et finalement y implanter des panneaux ?
  • l’extinction des enseignes, vitrines et mobilier urbain dès la fin de l’activité : pourquoi éclairer les abris voyageur quand il n’y a plus de voyageur ?
  • l’interdiction de la publicité au sol (cleantags)

Ces mesures nous paraissent nécessaire pour atteindre les objectifs cohérents en termes de sécurité routière, réduction de la pollution lumineuse, économies d’énergie, protection des personnes et mise en valeur du patrimoine.

Vous aussi, donnez votre avis, avant fin décembre !

Envoyez une lettre à M. le Maire de Troyes (hôtel de Ville, place Alexandre Israël, 10000 Troyes)

Venez écrire dans le registre à l’hôtel du Petit Louvre, 1 rue Linard-Gonthier à Troyes

  • le lundi de 13h30 à 17h30,
  • du mardi au jeudi de 9h à 12h et de 13h30 à 17h30,
  • le vendredi de 9h à 12h

Envoyez un mail à mail.urbanisme@ville-troyes.fr

Vous pouvez aussi participer aux mobilisations du groupe R.A.P. Troyes qui seront annoncées sur nos pages du réseau-social-avec-pub,  ou du  réseau social sans pub.

Plus d’infos en écrivant à : contact.troyes@antipub.org
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