Archives de catégorie : Économie

festival des idées gesticulantes

Cliquer sur un des boutons ci-dessous pour partager cet article

1 – Samedi 29 septembre – INCULTURE 2

Franck Lepage n’est plus à présenter, sauf peut-être par lui-même. Il est à l’origine de ce qu’on appelle une « conférence gesticulée », forme de communication orale qui mêle « savoir chaud » et « savoir froid », sans oublier l’humour et la dérision nécessaires en pareille situation. Il sera question de l’éducation et du fameux problème de « l’ascenseur social… »
Invité par la FDMJC Aube

2 – Samedi 6 octobre – C’EST PAS LA FIN DU MONDE, MAIS…

Gwennyn Tanguy est ingénieure en thermo-énergétique et ambassadrice NégaWatt. Elle a une idée assez précise de l’effondrement et de la décroissance, sujets dont les médias dominants ne souhaitent pas s’emparer.
Invitée par Ecol’Aube

3 – Samedi 13 octobre – CHRONIQUES D’UNE EX-BANQUIÈRE

Aline Farès est réellement une ex-banquière. Diplômée d’une grande école de commerce française, ancienne de chez Dexia, elle nous fera visiter en détail et avec beaucoup de pédagogie, le labyrinthe de la finance… Elle a fait un tabac l’an dernier à l’université d’été des mouvements sociaux européens à Toulouse. Alors en cette année du 10ème anniversaire de la crise de 2008, c’est une occasion à ne pas manquer.
Atelier : Aline Farès animera un atelier intitulé «Le Poker des banques» en début d’après-midi le même jour, au même endroit.
Le nombre de places est limité pour cet atelier, nous vous recommandons donc de vous y inscrire via le formulaire disponible en cliquant ici.
Invitée par LÉclairCit

4 – Samedi 20 octobre – RURALS OU LA CONVERGENCE DES RUSTRES

Hervé Chaplais est éducateur populaire, membre de « l’ardeur», association d’éducation populaire politique, tout comme Franck Lepage qui a ouvert ce cycle de conférences gesticulées. Il intervient sur la ruralité et les classes populaires. C’est dire que là-encore on ne sera pas tout à fait sur les sentiers battus et rebattus des commentateurs de l’actu qui fait le buzz…
Invité par e-graine

Toutes ces conférences sont à tarif libre, mais…

les 4 associations ont opté, d’un commun accord, pour un tarif libre à l’entrée des 4 conférences gesticulées. Cette décision a été prise de sorte que ces spectacles soient ouverts au plus large public sans avoir à fixer un prix d’entrée qui n’est jamais le juste prix pour tous.
Cela ne signifie donc pas pour nous « entrée gratuite », mais plutôt « tarif participatif et solidaire ». Nos intervenants ne travaillent pas bénévolement, même si l’idée fait rêver certaines têtes qui fument gravement au cœur des « réservoirs d’idées » (« Think tank » dans la langue du nouveau monde).

C’est donc la traduction pour nous que ces spectacles constituent des moments importants de participation citoyenne en étant acteur plutôt que simple spectateur ou « client ».

Toutes les infos ici : http://idees-gesticulantes.fr.nf/programme/

Cliquer sur un des boutons ci-dessous pour partager cet article

Good news ou fake news ?

Cliquer sur un des boutons ci-dessous pour partager cet article
Le 16 septembre 2011, un homme s’immole par le feu devant une banque de Thessalonique, au nord de la Grèce (photo : REUTERS/Nodas Stylianidis)

Lundi 20 août, la Grèce est sortie des plans d’aide de l’Union Européenne (UE).
Le même jour donc, Pierre Moscovici, commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, et toujours présenté par les médias comme socialiste, est l’invité du grand entretien de France Inter à 8h20.
A la question de l’impertinent journaliste du moment (ils sont interchangeables) «La Grèce est-elle vraiment sortie de la crise ?», l’homme «de gauche» répond sans sourcilier  «Elle a en tout cas retrouvé son libre arbitre après huit ans de contrôle des organismes financiers.». Une bonne nouvelle, estime le Commissaire européen.

Fichtre ! Une bonne nouvelle ? La question se pose naturellement, mais, à l’écoute de cet entretien, peut-on douter des propos de Monsieur Moscovici qui semble savoir, pour l’avoir probablement vécu intimement au quotidien, ce qu’austérité veut dire ?

Quelques extraits de ce qui constitue pour M. Moscovici une bonne nouvelle

Les propos qui suivent sont consultables sur le site de l’émission Le grand entretien référencée plus haut.

  • L’avenir, c’est que la Grèce va pouvoir définir sa propre politique économique
  • La Grèce sera un pays de la zone euro comme les autres
  • Il y a eu des pressions qui ont été dures pour la Grèce
  • On peut très bien avoir des services publics qui sont gérés par des entreprises privées…

On notera ici la qualité de l’argumentaire développé par l’expert européen dont les propos pourraient être générés de façon quasi automatique comme le montre avec talent Franck Lepage (exemples ici ou ). A ce propos rappelons que Franck Lepage se produira le samedi 29 septembre au centre culturel Didier Bienaimé à La Chapelle Saint Luc (voir les détails ici).

Alors, regardons un peu la «Bonne nouvelle» telle que les médias dominants ne nous l’ont pas présentée.

Quelques chiffres en guise de bilan

Les chiffres présentés ici sont extraits du site d’information Là-bas si j’y suis.

  • La population a baissé de 400 000 personnes,
  • plus de 300 000 jeunes ont quitté le pays, surtout les diplômés,
  • les salaires et les retraites ont baissé d’environ 40 %,
  • les ménages ont perdu un tiers de leurs revenus,
  • des dizaines de milliers d’entreprises ont fermé,
  • le chômage est à 20 %,
  • 35 % de la population vit sous le seuil de pauvreté,

On pourra trouver un développement précis et détaillé de cette période de douleur pour le peuple grec dans le texte d’Éric Toussaint qui a été le Coordinateur de la Commission pour la vérité sur la dette grecque (voir le film). Notons ici que les experts orthodoxes, qu’ils soient journalistes, économistes ou politiques, ne parlent la plupart du temps que de «la Grèce», ce terme générique qui permet de dérouler la propagande en évitant d’évoquer la souffrance du peuple grec.

Rappelons également que notre association a invité Stathis Kouvélakis pour une conférence le 24 novembre 2016. Il est encore possible d’écouter ou de télécharger l’intégralité de la conférence en cliquant ici afin de constater l’ampleur des dégâts causés par les mémorandums successifs qui ont littéralement saigné le peuple grec.

En conclusion, une question s’impose, faut-il continuer à écouter la radio de service public ? C’est à chacun(e) de voir, mais si on ne la posait pas, ce ne serait pas vraiment LÉclairCit.

Cliquer sur un des boutons ci-dessous pour partager cet article

Un automne gesticulant

Cliquer sur un des boutons ci-dessous pour partager cet article

Nos précédentes gesticulations

Nous avons déjà eu l’occasion de vous proposer deux conférences gesticulées créées et jouées par Jacques Esnault qui est l’un de nos partenaires des plus fidèles.

La première s’est tenue le 20 mai 2016 et s’intitulait « Des lendemains qui chantent » et avait été suivie le lendemain par un atelier d’écriture animé par Jacques.
La seconde a eu lieu le 8 juin 2018 et s’intitulait « Sous les pavés la plage »

Nous avons également eu l’occasion d’accueillir Jacques et sa troupe le 25 février 2017 pour la pièce du collectif 1984 « La jolie valse des emplois ». Pour celles et ceux qui y ont assisté, convenons que ce fut finalement assez «gesticulant», voire gesticulatoire.

Nos futures gesticulations

C’est donc avec une grande joie que nous clôturerons notre saison le samedi 1er décembre 2018 à 20h30 au centre culturel Didier Bienaimé avec la dernière création « Les 4 vérités » de l’atelier « Pas Dupes ! »  du collectif 1984. Mise en scène de Jacques Esnault et Brigitte Grisar.

Nous vous donnerons davantage de précisions à la rentrée, mais vous pouvez dès maintenant réserver cette date.

Mais en attendant « Les 4 vérités », il y a la rentrée d’automne

Nous nous sommes joints à 3 autres associations locales pour vous proposer un cycle de 4 conférences gesticulées qui se dérouleront sur 4 samedis consécutifs du 29 septembre au 20 octobre.

Pour LÉclairCit, nous avons invité Aline Farès qui fait un tabac avec sa conférence intitulée « Chroniques d’une ex-banquière »

Quelques mots sur cette conférence

Nous n’aurions donc rien à dire sur ces banques, qui nous explosent à la figure, nous méprisent, mettent les gouvernements au pas – et qu’on ne parvient pourtant pas à contourner tant leurs services nous sont essentiels ?

Les banques, la finance, nécessitent une pensée qui va bien au-delà du discours de l’expertise. Et c’est peut-être même par là qu’il faudrait commencer : se poser la question de la place que nous voulons bien leur laisser ; la question de qui peut légitimement maîtriser ces super-pouvoirs qui permettent aux banques de décider, par le crédit, quelles idées verront le jour ou pas.

N’est-ce pas un enjeu majeur dans un monde où tout ou presque est passé à la moulinette financière, et où les catastrophes politiques, sociales et environnementales s’accumulent ?

Cette conférence gesticulée propose – à travers la narration du parcours atypique de l’auteure et interprète – un point de vue sur nos leviers d’action face à la finance, aux banques et à leurs crises, ainsi que des explications sur les banques et leur fonctionnement, les marchés financiers et leur logique, les réponses réglementaires et leurs limites.

Les « Chroniques d’une ex-banquière » ont été créées par Aline Farès à Bruxelles au cours du printemps 2017, dans le cadre d’une formation d’accompagnement à la création de conférences gesticulées organisée par l’ASBL La Volte.

Cette conférence a été présentée pour la première fois en juin 2017 au Théâtre National de Bruxelles et à l’Université d’été du CADTM près de Namur.

Les « Chroniques d’une ex-banquière » ont également été présentées à l’Université d’été des mouvements sociaux européens à Toulouse en août 2017.

C’est où, quand ?

Samedi 13 octobre à 19h30
amphithéâtre de la maison du patrimoine
à Saint Julien les Villas

Pour davantage de détails sur cette conférence ainsi que les 3 autres, un site dédié a été mis en place et nous vous invitons vivement à le consulter ici : http://idees-gesticulantes.fr.nf/

Enfin, pour les plus intéressés(es) d’entre vous, Aline Farès animera un atelier le samedi après midi avec celles et ceux d’entre vous qui souhaitent en apprendre un peu plus sur les rouages de la finance et des banques. Vous pourrez avoir un aperçu ici.

Le poker des banques

 

Cliquer sur un des boutons ci-dessous pour partager cet article

Exigeons un Débat contradictoire sur « l’Incinérateur »

Cliquer sur un des boutons ci-dessous pour partager cet article

Exigeons un Débat contradictoire sur « l’Incinérateur » , et condamnons l’argumentaire « d’U.V.E. » !

La communication appuyée sur cette notion d’U.V.E. « Unité de Valorisation Énergétique » suffit à révéler la perversité des entreprises et élus qui soutiennent ce projet.

En effet, la destruction sous toutes ses formes de nos ressources naturelles, minérales et organiques – mais encore plus, artisanales et industrielles – représente d’abord un gaspillage irréversible de matière et d’énergie.

Ensuite l’incinération produit, par leur toxicité, des substances aussi encombrantes que les ordures ménagères de départ par leur volume. On pense, en particulier, à la dioxine dont quelques grammes par hectare suffisent à rendre cancérigènes, les productions maraichères environnantes souillées.

« Unité de Valorisation Énergétique » et « Centre pédagogique », sont donc des leurres intentionnellement mis en avant, pour parler d’autre chose que des inconvénients incompressibles de l’incinération !!! Ils ne doivent pas nous détourner des préoccupations grandissantes et contraires au Bien Être Humain : la santé, l’économie de nos ressources, et la sauvegarde du Climat.

 À la place de cette communication mercantile, nous devons exiger un débat contradictoire permettant au public le plus large de construire son opinion.
À partir de deux groupes d’experts reflétant la diversité des opinions sur ce projet, selon une organisation précise et respectueuse, confrontons leurs arguments et leurs réponses à nos questions.
Débattons sur les avantages quantifiés et dangers réels du projet, puis sur les alternatives auxquelles notre société a intérêt à mesurer l’immense bénéfice. Pour maintenant et pour l’Avenir.

Ceci peut et doit s’organiser comme les Gersois l’ont brillamment réussi à propos des OGM, il y a quelques années.
C’est Notre Responsabilité.

Cliquer sur un des boutons ci-dessous pour partager cet article

A Noël on s’endette ?

Cliquer sur un des boutons ci-dessous pour partager cet article

« La dette, une arme de domination »

La dette, un moyen de domination mal expliqué. Daniel Mermet reçoit Éric Toussaint, porte-parole du CADTM.  Le site Là-bas si j’y suis a permis de mettre cet entretien en accès libre sur le site du CADTM.

C’est cadeau, mais Là-bas ne vit que grâce à ses abonnés

Alors pour Noël endettez-vous à hauteur de 5€/mois en offrant un abonnement à Là-bas si j’y suis !

LÀ-BAS SI J’Y SUIS, créée et animée par Daniel Mermet, est une des plus grandes émissions de l’histoire de la radio. Magazine de grand reportage radiophonique né en 1989 lors de la chute du mur de Berlin, l’émission a été diffusée quotidiennement avec un grand succès sur France Inter jusqu’en 2014.

Lire la suite ici…

Cliquer sur l’image pour accéder à l’émission
Cliquer sur un des boutons ci-dessous pour partager cet article

« Zéro Phyto 100% Bio » à Troyes

Cliquer sur un des boutons ci-dessous pour partager cet article

Jeudi 14 décembre 2017
en avant première

Le 14 septembre 2017 l’association « Générations Futures » publie les résultats d’une étude qu’elle a menée sur la présence de glyphosate dans les aliments vendus en France. Le documentaire de Guillaume Bodin tombe à point nommé pour en débattre. Le débat sera animé par Sophie Bordères qui est chargée de mission « Alternative aux pesticides » pour l’association « Générations Futures »

Cliquer sur l’image pour accéder à la page du film
Cliquer sur l’image pour accéder à la réservation en ligne de votre place
Cliquer sur un des boutons ci-dessous pour partager cet article

Action pour un référendum sur le CETA à Troyes

Cliquer sur un des boutons ci-dessous pour partager cet article

Samedi dernier 18 novembre, nous avons été un peu plus d’une dizaine de membres du collectif STOP-TAFTA-CETA de l’Aube à nous être relayés entre 10h et 16h30 rue Émile Zola à Troyes.

Fin de journée avant dépouillement. Cliquer sur l’image pour lire l’article de presse. Photo B. Soilly – L’Est Éclair – 20/11/2017

Nous avons interpellé les passants pour leur proposer un tract résumant les points essentiels de l’actualité concernant le CETA et nous leur avons également proposé un sondage afin de savoir s’ils étaient « pour » un référendum sur le CETA, « contre » un référendum ou « sans avis » sur la question.
Nous avons recueilli 377 avis favorables à un référendum, 6 contre et 16 ne se sont pas prononcés.  Au niveau national ce sont 2063 personnes qui ont répondu à ce sondage et l’option « pour un référendum » l’a emporté avec 95,7 % des voix (lire le compte-rendu complet sur le site du collectif national).

L’accueil qui nous a été réservé a été globalement chaleureux avec très souvent un intérêt réel pour le sujet. En particulier, nombre de personnes ne savaient pas de quoi il s’agissait et ont manifesté beaucoup de curiosité en discutant, parfois longuement avec nous.

Il est encore temps de stopper le CETA

Il n’est en effet pas trop tard pour exiger un référendum avant que le traité ne passe devant le parlement français pour adoption dans son intégralité.

Le CETA est en application provisoire depuis le 21 septembre dans sa quasi intégralité.  Pour le moment le mécanisme d’arbitrage (ICS) n’est pas actif, mais il le sera si le CETA est ratifié par l’ensemble des parlements des 28 États membres de l’UE.
Pour se faire une idée des positions des élus que nous avons interpellés, et des arguments que l’on peut opposer à leurs réponses, on peut consulter les documents ou documentaires proposés ci-après.

Documents ou supports à consulter

Cliquer sur un des boutons ci-dessous pour partager cet article

Projet de Règlement Local de Publicité à Troyes

Cliquer sur un des boutons ci-dessous pour partager cet article

La Ville de Troyes organise, jusque fin décembre, une concertation autour de son projet de Règlement Local de Publicité.

L’avis du groupe local de R.A.P.

Résistance à l’Agression Publicitaire est une association loi 1901 qui a pour but de lutter contre les effets négatifs de la publicité ; elle existe depuis 25 ans au niveau national, et de nombreux groupes locaux œuvrent au niveau local. Ainsi, le groupe de Troyes existe depuis un an, pour informer et sensibiliser le public et les décideurs à la publicité et ses nuisances, afin d’en diminuer les effets.

Le monde merveilleux de la pub

Affichage, prospectus, télé, internet, radio, presse… chaque personne reçoit en moyenne 500 à 3000 messages publicitaires par jour ! La publicité commerciale ne s’adresse qu’aux consommateurs, au détriment des citoyens éveillés et responsables.
Elle propage des idéologies néfastes : sexisme, culte de l’apparence, compétition, matérialisme… Elle crée de faux besoins, provoque des dépenses inutiles, conduit à la frustration.
Elle est coûteuse : nous la payons directement dans le prix de nos achats, et indirectement en tant que contribuables, par ses conséquences sanitaires, sociales et environnementales (obésité, surendettement, déchets..).

Contre le matraquage publicitaire et pour une liberté de réception : il faut limiter l’exposition aux messages publicitaires, en commençant par l’affichage publicitaire dans l’espace public.

Le projet de RLP de Troyes

Suite à l’extension de Troyes Champagne Métropole et à la décision des communes membres de ne pas céder la compétence urbanisme à TCM, la ville de Troyes a décidé, par une délibération du conseil municipal, d’élaborer un projet de Règlement Local de Publicité, qui sera annexé à son PLU. Les objectifs affichés sont notamment d’encadrer la mise en œuvre des enseignes, de maîtriser l’essor des panneaux numériques, de privilégier la sécurité routière.

La ville de Troyes est tenue de faire une concertation publique (d’octobre à décembre, à l’hôtel du Petit Louvre et sur le portail commerce). Pourtant, elle a choisi de n’informer le public qu’au minimum (un encart dans le Press’Troyes de septembre), considérant que la population n’est pas vraiment concernée. De fait, le registre de concertation est toujours vierge.
Nous estimons au contraire que tout usager de la ville est concerné, et doit pouvoir être informé ! Ce document va déterminer l’aspect de notre ville pour les décennies à venir…

Notre analyse

Notre analyse porte surtout sur la partie « publicité », laissant aux spécialistes de la préservation du patrimoine le soin d’informer sur le volet « enseignes ». En effet pour nous la publicité est une pollution, quelle que soit la qualité de son intégration dans l’architecture et le paysage.

Nous avons relevé des points positifs :

  • l’extension des Zones de Publicité Restreinte, dans lesquelles les règles de densité et d’interdistance entre les panneaux sont plus strictes (art. 2.1.1, 2.2.1 et 2.3.1 du projet)
  • l’interdiction des adhésifs publicitaires sur les vitrines (art. 4.2.2 et 4.3.2)

Et nous avons de grandes inquiétudes :

  • l’autorisation de la publicité en zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager (ZPPAUP), les secteurs protégés au titre du patrimoine des XIXe  et XXe siècle, dans lesquels, par défaut, la publicité est interdite (art. 3.3.1, 3.4.1 et 3.5)
  • et surtout l’absence de règles s’appliquant spécifiquement à la publicité numérique (art. 3.3.2 et 3.4.2) : rien ne l’interdit sur le mobilier urbain (abris voyageurs*, sucettes d’informations municipales), et les règles applicables aux panneaux numériques sont les mêmes que pour les autres dispositifs (sauf le format, qui doit être réduit).

*N’oublions pas que pour les afficheurs, quand nous attendons le bus nous ne sommes pas des voyageurs, encore moins des usagers : nous sommes des cibles.

Un peu d’anticipation…

Voici ce que permettrait la stricte application de ce projet, dans le pire des scénarios catastrophe :

Deux ans plus tard : sur les boulevards et accès, tous les panneaux lumineux existants ont été remplacés par des panneaux numériques ; au départ, ça choquait, et puis on s’habitue ; maintenant il y a aussi des grands panneaux rue de la Paix, rue Etienne Pédron… Ça anime les rues !

Sept ans plus tard :  voici la ville connectée ! Il y a maintenant des écrans de pub à chaque abri de bus, y compris au centre-ville. Ça offre une bonne connexion wi-fi, et grâce aux capteurs dont sont équipés ces bijoux de technologie, on ne voit que les pubs qui nous intéressent. Et pour les enfants, c’est génial : une télé géante, qui leur propose jouets et gourmandises… Ils n’ont jamais été aussi sages en attendant le bus. Vivement Noël !

Nos revendications

Comme on sait que la catastrophe est toujours pire que le pire des scénarios, nous demandons, a minima :

  • l’interdiction de la publicité numérique sur mobilier urbain pour protéger les usagers de l’évolution inquiétante en termes de publicité ciblée
  • un encadrement strict de la publicité numérique (interdistance de 200m minimum, interdiction absolue à proximité des carrefours) pour protéger les usagers de la route des dangers liés à l’éblouissement et la distraction
  • le maintien de l’interdiction de la publicité dans les zones de protection du patrimoine (ZPPAUP) : pourquoi protéger le patrimoine, et finalement y implanter des panneaux ?
  • l’extinction des enseignes, vitrines et mobilier urbain dès la fin de l’activité : pourquoi éclairer les abris voyageur quand il n’y a plus de voyageur ?
  • l’interdiction de la publicité au sol (cleantags)

Ces mesures nous paraissent nécessaire pour atteindre les objectifs cohérents en termes de sécurité routière, réduction de la pollution lumineuse, économies d’énergie, protection des personnes et mise en valeur du patrimoine.

Vous aussi, donnez votre avis, avant fin décembre !

Envoyez une lettre à M. le Maire de Troyes (hôtel de Ville, place Alexandre Israël, 10000 Troyes)

Venez écrire dans le registre à l’hôtel du Petit Louvre, 1 rue Linard-Gonthier à Troyes

  • le lundi de 13h30 à 17h30,
  • du mardi au jeudi de 9h à 12h et de 13h30 à 17h30,
  • le vendredi de 9h à 12h

Envoyez un mail à mail.urbanisme@ville-troyes.fr

Vous pouvez aussi participer aux mobilisations du groupe R.A.P. Troyes qui seront annoncées sur nos pages du réseau-social-avec-pub,  ou du  réseau social sans pub.

Plus d’infos en écrivant à : contact.troyes@antipub.org
Cliquer sur un des boutons ci-dessous pour partager cet article

Les tout petits riens et moi et moi et moi…

Cliquer sur un des boutons ci-dessous pour partager cet article
Président Macron lors de l’inauguration de Station F, à Paris le 29 juin 2017. Photo : Pascal ViLA/SIPA

Ainsi donc notre pharaonique Président nous a fait l’honneur d’accéder à la complexité de sa pensée en déclarant, dodelinant de la tête façon Sarkozy, « Une gare, c’est un lieu où on croise les gens qui réussissent et les gens qui ne sont rien ! »
Immédiatement, les experts de plateaux télé ont  commenté sur une boulette ou une maladresse, voire un dérapage.
Eh bien, je dirais pour ma part, épousant le style chic et désuet de Président Macron,  « Que nenni ! Trève de balivernes et billevesées ! »

Non, je crois au contraire que nos chers chiens de garde sont assez malvoyants et que Président Macron a bien raison de douter de leur capacité à capter l’essence de sa pensée. C’est une hypothèse peu crédible qu’un esprit aussi brillant que celui de Président Macron ait pu commettre un impair aussi grossier.

La réalité est en effet beaucoup plus simple : Président macron est victime du syndrome de la sur-complexité intellectuelle qui, comme toute qualité exceptionnelle possède, hélas, quelques effets secondaires inattendus et imparables. Ici, il s’agit de l’effet bien connu et longuement étudié par l’école de pataphysique du Touquet, je veux parler de l’inversion de l’être et de l’avoir. Ce phénomène est courant chez le macrondertalien supérieur, qui inverse assez facilement les verbes être et avoir. Ce n’est pas très grave en soi, mais il faut toutefois rester vigilant.

Du coup, ce qu’il a voulu dire, pour de vrai,  c’est « Une gare, c’est un lieu où on croise les gens qui réussissent et les gens qui n’ont rien ! »

Et là ça change tout et ça devient lumineux. En effet, comment imaginer qu’un p’tit gars issu d’un milieu précaire des quartiers défavorisés d’Amiens, qui en a bavé, qui a dû bosser pendant ses études pour se les payer, qui, tout petit, a vu sa mère pleurer en se demandant comment elle allait faire pour remplir le frigo, oui, comment imaginer que ce jeune homme modeste, devenu soudain Président Macron, puisse afficher un tel mépris à l’égard des siens ?

Ah, Oh Ah Euuhhh! On me dit dans mon oreillette que je me serais trompé de fiche signalétique.

Bon, ben c’est pas grave, tant qu’on n’est pas gouverné par un moins que rien et une bande de vauriens, mais là rien n’est certain !

Cliquer sur un des boutons ci-dessous pour partager cet article

La Tourmente grecque II

Cliquer sur un des boutons ci-dessous pour partager cet article

Le public aubois a déjà eu l’occasion d’être informé sur la situation dramatique que l’UE fait subir au peuple grec lors de la conférence de Stathis Kouvélakis co-organisée par LÉclairCit et le collectif de soutien au peuple grec-Aube le 24 novembre dernier.

Depuis, la situation s’est encore aggravée pour les citoyens grecs qui sont plongés dans une misère croissante, entraînant dépressions, suicides et décès faute d’accès aux soins et par manque de médicaments. Ce qui se passe là-bas, à l’heure où on nous rebat les oreilles à coups de propagande usant et abusant de termes aussi scandaleux et ineptes que «réforme» ou «modernisation» est orchestré par des dirigeants européens élus et non élus faisant preuve d’un cynisme sans commune mesure.

Pour s’informer de cette situation et aussi pour celles et ceux qui souhaitent s’associer aux actions, le collectif de soutien au peuple grec de l’Aube vous invite à :

  • signer une pétition à l’intention du maire de Kalamata qui envisage d’expulser les bénévoles du dispensaire socio-solidaire qui, depuis 2012, ont réaménagé des locaux vides et abandonnés pour permettre aux 30% de grecs, sans couverture sociale, d’être soignés gratuitement.
  • une projection suivie d’un débat avec le réalisateur, Philippe Menut, de

LA TOURMENTE GRECQUE – II

Jeudi 6 avril 2017 à 20h
au cinéma CGR – CinéCity
à Troyes

Un gros plan à la fois humain et financier sur les causes et les conséquences de la crise grecque. Une enquête précise et claire sur les mécanismes de l’austérité et de la dette publique, sur la capitulation du gouvernement Syriza vis à vis des institutions européennes.

La Grèce est un laboratoire en Europe.

Un film pour débattre sur les perspectives politiques et les alternatives démocratiques en France et en Europe. Un documentaire lanceur d’alerte.

« Je n’ai pas fait un film pour dire ce que je savais ; ce que j’explique, je l’ai compris en tournant le documentaire »
Philippe Menut

La projection sera suivie d’un débat avec le réalisateur

Possibilité de retirer ses places dès maintenant au CGR ou sur le site du cinéma  http://www.cgrcinemas.fr/troyes/film/197514/

Cliquer sur un des boutons ci-dessous pour partager cet article