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Les investisseurs étrangers vont-ils attaquer les plans de lutte contre le Covid-19 des Etats ?

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Mathilde Dupré, Co-directrice de l’Institut Veblen, publie dans « Alternatives Économiques » du 20 avril, un article particulièrement inquiétant, mais aussi révélateur que le Monde d’hier et d’aujourd’hui n’a pas l’intention d’opérer un quelconque changement de cap demain.

Pour s’en convaincre il faut rappeler quelques éléments concrets qui prouvent que si on doit parler de guerre, c’est bien à propos du monde de la finance, des marchés et des transnationales qui se sont solidement armés pour mener une guerre sans pitié contre les états et leurs peuples.

Pour illustrer cela, on peut rappeler les limites d’action de quelques institutions spécialisées de l’ONU au regard du pouvoir énorme dont disposent les transnationales et leur alliée l’OMC Organisation Mondiale du Commerce.

  • OMS (Organisation Mondiale de la Santé) : aujourd’hui à propos de la grave crise sanitaire que nous traversons, on entend beaucoup les chiens de garde des médias dominants relayer sans broncher les critiques faites à l’encontre de l’OMS. Pourtant n’oublions pas, comme le rappelle Antoine Flahault, directeur de l’Institut de santé globale de l’université de Genève, au journal « La Croix » du 24avril : « L’OMS n’est ni un gendarme, ni une puissance supranationale, c’est une organisation internationale au service de ses États membres, la Chine, en l’occurrence, mais aussi tous les États qui font appel à elle ». C’est seulement sur invitation du gouvernement concerné qu’une équipe de l’OMS peut être envoyée sur place.
  • OIT (Organisation Internationale du Travail) : Toujours dans le contexte de la crise due au COVID-19, nous observons aujourd’hui que des atteintes graves sont en cours à l’encontre des travailleuses et des travailleurs. Cependant l’OIT n’a que peu de pouvoir comme on peut le lire dans la fiche élaborée par ATTAC-RHÔNE.

Contrairement aux deux organisations précédentes, l’OMC dispose d’un ORD (Organe de Règlement des Différends) qui permet aux États membres de s’attaquer et d’obtenir d’éventuelles condamnations. De la même manière les transnationales disposent de mécanismes d’arbitrage privés qui leur permettent d’attaquer les États dans le cadre des accords commerciaux dits de « Libre-échange » (il est important de signaler que ces mécanismes d’arbitrage sont à sens unique et ne permettent pas aux États d’attaquer une transnationale). C’est le cas notamment du CETA, accord entre l’Union Européenne et le CANADA, que M. Macron se refuse à remettre en cause, ce qui permet de se faire une idée de sa vision du Monde d’après Covid.

Pour lire l’article de Mathilde Dupré ainsi qu’un autre sur le même sujet paru il y a peu sur Médiapart c’est ICI et

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le libre-échange ou comment remettre les clés du pouvoir aux puissances privées !

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L’actualité est riche dans tous ces domaines et pourtant elle ne fait pas la Une des médias dominants.
Les violences (contre la démocratie, contre les travailleurs(ses), contre l’environnement, contre les libertés des peuples à décider de leur sort…) qui accompagneront à coup sûr la mise en œuvre de tous ces accords est sans doute trop complexe pour pouvoir être relatée, commentée et expliquée en deux ou trois phrases et quelques boucles d’images bien choisies.

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L’Europe veut opposer un « principe d’innovation » au « principe de précaution »

Alors que le principe de précaution ne figure pas dans la majorité des ALE (CETA, JEFTA…) les lobbys reçoivent un soutien inespéré

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Télécharger le dossier de presse complet d’une coalition de plus de 150 organisations de 16 pays européens

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Hypocrisie européenne ?

Le modèle défendu à la fois par l’Union européenne et par les lobbies des multinationales, aussi bien au sein du groupe de travail de l’ONU que comme modèle général de gouvernance pour faire face aux défis globaux, est basé sur trois piliers :
- Un droit international contraignant pour protéger les intérêts des multinationales, à travers par exemple les traités de commerce et d’investissement et les mécanismes d’arbitrage international ;
- Le secteur privé légitimé et invité à « co-écrire » les régulations qui lui sont applicables, quand ce n’est pas à remplacer la régulation par des standards privés non contraignants gérés par des « forums multi-parties prenantes » ;
- Des mécanismes volontaires et non contraignants pour les multinationales, comme les Principes directeurs de l’ONU sur les entreprises et les droits humains, destinés à leur donner une image « verte » et « responsable » sans faire aucune différence en termes d’accès à la justice et à la réparation pour les communautés affectées ou les travailleurs.

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