Archives par mot-clé : Europe

le libre-échange ou comment remettre les clés du pouvoir aux puissances privées !

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L’actualité est riche dans tous ces domaines et pourtant elle ne fait pas la Une des médias dominants.
Les violences (contre la démocratie, contre les travailleurs(ses), contre l’environnement, contre les libertés des peuples à décider de leur sort…) qui accompagneront à coup sûr la mise en œuvre de tous ces accords est sans doute trop complexe pour pouvoir être relatée, commentée et expliquée en deux ou trois phrases et quelques boucles d’images bien choisies.

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L’Europe veut opposer un « principe d’innovation » au « principe de précaution »

Alors que le principe de précaution ne figure pas dans la majorité des ALE (CETA, JEFTA…) les lobbys reçoivent un soutien inespéré

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Télécharger le dossier de presse complet d’une coalition de plus de 150 organisations de 16 pays européens

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Cliquer sur ce lien pour signer la pétition « Des droits pour les peuples, des règles pour les multinationales »

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Hypocrisie européenne ?

Le modèle défendu à la fois par l’Union européenne et par les lobbies des multinationales, aussi bien au sein du groupe de travail de l’ONU que comme modèle général de gouvernance pour faire face aux défis globaux, est basé sur trois piliers :
- Un droit international contraignant pour protéger les intérêts des multinationales, à travers par exemple les traités de commerce et d’investissement et les mécanismes d’arbitrage international ;
- Le secteur privé légitimé et invité à « co-écrire » les régulations qui lui sont applicables, quand ce n’est pas à remplacer la régulation par des standards privés non contraignants gérés par des « forums multi-parties prenantes » ;
- Des mécanismes volontaires et non contraignants pour les multinationales, comme les Principes directeurs de l’ONU sur les entreprises et les droits humains, destinés à leur donner une image « verte » et « responsable » sans faire aucune différence en termes d’accès à la justice et à la réparation pour les communautés affectées ou les travailleurs.

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Good news ou fake news ?

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Le 16 septembre 2011, un homme s’immole par le feu devant une banque de Thessalonique, au nord de la Grèce (photo : REUTERS/Nodas Stylianidis)

Lundi 20 août, la Grèce est sortie des plans d’aide de l’Union Européenne (UE).
Le même jour donc, Pierre Moscovici, commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, et toujours présenté par les médias comme socialiste, est l’invité du grand entretien de France Inter à 8h20.
A la question de l’impertinent journaliste du moment (ils sont interchangeables) «La Grèce est-elle vraiment sortie de la crise ?», l’homme «de gauche» répond sans sourcilier  «Elle a en tout cas retrouvé son libre arbitre après huit ans de contrôle des organismes financiers.». Une bonne nouvelle, estime le Commissaire européen.

Fichtre ! Une bonne nouvelle ? La question se pose naturellement, mais, à l’écoute de cet entretien, peut-on douter des propos de Monsieur Moscovici qui semble savoir, pour l’avoir probablement vécu intimement au quotidien, ce qu’austérité veut dire ?

Quelques extraits de ce qui constitue pour M. Moscovici une bonne nouvelle

Les propos qui suivent sont consultables sur le site de l’émission Le grand entretien référencée plus haut.

  • L’avenir, c’est que la Grèce va pouvoir définir sa propre politique économique
  • La Grèce sera un pays de la zone euro comme les autres
  • Il y a eu des pressions qui ont été dures pour la Grèce
  • On peut très bien avoir des services publics qui sont gérés par des entreprises privées…

On notera ici la qualité de l’argumentaire développé par l’expert européen dont les propos pourraient être générés de façon quasi automatique comme le montre avec talent Franck Lepage (exemples ici ou ). A ce propos rappelons que Franck Lepage se produira le samedi 29 septembre au centre culturel Didier Bienaimé à La Chapelle Saint Luc (voir les détails ici).

Alors, regardons un peu la «Bonne nouvelle» telle que les médias dominants ne nous l’ont pas présentée.

Quelques chiffres en guise de bilan

Les chiffres présentés ici sont extraits du site d’information Là-bas si j’y suis.

  • La population a baissé de 400 000 personnes,
  • plus de 300 000 jeunes ont quitté le pays, surtout les diplômés,
  • les salaires et les retraites ont baissé d’environ 40 %,
  • les ménages ont perdu un tiers de leurs revenus,
  • des dizaines de milliers d’entreprises ont fermé,
  • le chômage est à 20 %,
  • 35 % de la population vit sous le seuil de pauvreté,

On pourra trouver un développement précis et détaillé de cette période de douleur pour le peuple grec dans le texte d’Éric Toussaint qui a été le Coordinateur de la Commission pour la vérité sur la dette grecque (voir le film). Notons ici que les experts orthodoxes, qu’ils soient journalistes, économistes ou politiques, ne parlent la plupart du temps que de «la Grèce», ce terme générique qui permet de dérouler la propagande en évitant d’évoquer la souffrance du peuple grec.

Rappelons également que notre association a invité Stathis Kouvélakis pour une conférence le 24 novembre 2016. Il est encore possible d’écouter ou de télécharger l’intégralité de la conférence en cliquant ici afin de constater l’ampleur des dégâts causés par les mémorandums successifs qui ont littéralement saigné le peuple grec.

En conclusion, une question s’impose, faut-il continuer à écouter la radio de service public ? C’est à chacun(e) de voir, mais si on ne la posait pas, ce ne serait pas vraiment LÉclairCit.

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A Noël on s’endette ?

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« La dette, une arme de domination »

La dette, un moyen de domination mal expliqué. Daniel Mermet reçoit Éric Toussaint, porte-parole du CADTM.  Le site Là-bas si j’y suis a permis de mettre cet entretien en accès libre sur le site du CADTM.

C’est cadeau, mais Là-bas ne vit que grâce à ses abonnés

Alors pour Noël endettez-vous à hauteur de 5€/mois en offrant un abonnement à Là-bas si j’y suis !

LÀ-BAS SI J’Y SUIS, créée et animée par Daniel Mermet, est une des plus grandes émissions de l’histoire de la radio. Magazine de grand reportage radiophonique né en 1989 lors de la chute du mur de Berlin, l’émission a été diffusée quotidiennement avec un grand succès sur France Inter jusqu’en 2014.

Lire la suite ici…

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Action pour un référendum sur le CETA à Troyes

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Samedi dernier 18 novembre, nous avons été un peu plus d’une dizaine de membres du collectif STOP-TAFTA-CETA de l’Aube à nous être relayés entre 10h et 16h30 rue Émile Zola à Troyes.

Fin de journée avant dépouillement. Cliquer sur l’image pour lire l’article de presse. Photo B. Soilly – L’Est Éclair – 20/11/2017

Nous avons interpellé les passants pour leur proposer un tract résumant les points essentiels de l’actualité concernant le CETA et nous leur avons également proposé un sondage afin de savoir s’ils étaient « pour » un référendum sur le CETA, « contre » un référendum ou « sans avis » sur la question.
Nous avons recueilli 377 avis favorables à un référendum, 6 contre et 16 ne se sont pas prononcés.  Au niveau national ce sont 2063 personnes qui ont répondu à ce sondage et l’option « pour un référendum » l’a emporté avec 95,7 % des voix (lire le compte-rendu complet sur le site du collectif national).

L’accueil qui nous a été réservé a été globalement chaleureux avec très souvent un intérêt réel pour le sujet. En particulier, nombre de personnes ne savaient pas de quoi il s’agissait et ont manifesté beaucoup de curiosité en discutant, parfois longuement avec nous.

Il est encore temps de stopper le CETA

Il n’est en effet pas trop tard pour exiger un référendum avant que le traité ne passe devant le parlement français pour adoption dans son intégralité.

Le CETA est en application provisoire depuis le 21 septembre dans sa quasi intégralité.  Pour le moment le mécanisme d’arbitrage (ICS) n’est pas actif, mais il le sera si le CETA est ratifié par l’ensemble des parlements des 28 États membres de l’UE.
Pour se faire une idée des positions des élus que nous avons interpellés, et des arguments que l’on peut opposer à leurs réponses, on peut consulter les documents ou documentaires proposés ci-après.

Documents ou supports à consulter

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La Tourmente grecque II

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Le public aubois a déjà eu l’occasion d’être informé sur la situation dramatique que l’UE fait subir au peuple grec lors de la conférence de Stathis Kouvélakis co-organisée par LÉclairCit et le collectif de soutien au peuple grec-Aube le 24 novembre dernier.

Depuis, la situation s’est encore aggravée pour les citoyens grecs qui sont plongés dans une misère croissante, entraînant dépressions, suicides et décès faute d’accès aux soins et par manque de médicaments. Ce qui se passe là-bas, à l’heure où on nous rebat les oreilles à coups de propagande usant et abusant de termes aussi scandaleux et ineptes que «réforme» ou «modernisation» est orchestré par des dirigeants européens élus et non élus faisant preuve d’un cynisme sans commune mesure.

Pour s’informer de cette situation et aussi pour celles et ceux qui souhaitent s’associer aux actions, le collectif de soutien au peuple grec de l’Aube vous invite à :

  • signer une pétition à l’intention du maire de Kalamata qui envisage d’expulser les bénévoles du dispensaire socio-solidaire qui, depuis 2012, ont réaménagé des locaux vides et abandonnés pour permettre aux 30% de grecs, sans couverture sociale, d’être soignés gratuitement.
  • une projection suivie d’un débat avec le réalisateur, Philippe Menut, de

LA TOURMENTE GRECQUE – II

Jeudi 6 avril 2017 à 20h
au cinéma CGR – CinéCity
à Troyes

Un gros plan à la fois humain et financier sur les causes et les conséquences de la crise grecque. Une enquête précise et claire sur les mécanismes de l’austérité et de la dette publique, sur la capitulation du gouvernement Syriza vis à vis des institutions européennes.

La Grèce est un laboratoire en Europe.

Un film pour débattre sur les perspectives politiques et les alternatives démocratiques en France et en Europe. Un documentaire lanceur d’alerte.

« Je n’ai pas fait un film pour dire ce que je savais ; ce que j’explique, je l’ai compris en tournant le documentaire »
Philippe Menut

La projection sera suivie d’un débat avec le réalisateur

Possibilité de retirer ses places dès maintenant au CGR ou sur le site du cinéma  http://www.cgrcinemas.fr/troyes/film/197514/

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Europe : quelles alternatives ?

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Conférence de Stathis Kouvélakis à Troyes le 24 novembre 2016 – Crédit photo : Denis Raillard

La conférence de Stathis Kouvélakis, que LÉclairCit a co-organisée avec le «collectif de soutien au peuple Grec-Aube», a marqué les esprits de plus de 70 personnes venues y assister. Stathis Kouvélakis est professeur de philosophie politique au King’s College de Londres, ancien membre du comité central de Syriza et actuellement membre de Unité populaire.

Au delà des attentes et espoirs que beaucoup placent dans l’intervention d’une personnalité, cette conférence a permis de mettre en lumière une réalité qui est totalement occultée par la grande majorité des médias français.
Elle a en effet été l’occasion de gommer les idées reçues sur les responsables de la tragédie économique, sociale, sanitaire et humanitaire que subit le peuple grec.
En montrant, avec un argumentaire d’une extrême précision, associé à une analyse politique fine et profonde, Stathis Kouvélakis a été très éclairant sur le rôle d’acteur de premier rang de l’UE dans cette affaire et sur son corollaire, qui consiste à envisager politiquement une sortie de ce système mortifère en dehors des solutions, non moins mortifères, proposées par les courants libéraux, xénophobes, d’extrême droite et néo-nazis qui se développent aujourd’hui en Europe.

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Introduction de la conférence – Crédit photo : Denis Raillard

Stathis Kouvélakis a dressé un bilan de l’état social, moral et politique dans lequel se trouve aujourd’hui la Grèce. Ce terme concerne ici non seulement l’État Grec, mais aussi et surtout, le peuple Grec : femmes, hommes, enfants, retraités, pauvres, malades, jeunes…
A ce sujet, il est utile de rappeler que dans la communication politique que nous infligent les médias soumis à leurs actionnaires, si on dit «la Grèce», ces derniers n’entendent et n’interprètent que «État grec», c’est-à-dire son gouvernement, ses dirigeants, sa « corruption »… En revanche, si on dit «l’Allemagne», on est de suite taxé de germanophobie, car dans ce cas, le propos est présenté comme s’adressant exclusivement au peuple allemand alors qu’il s’adresse en réalité à Mme Merkel, M. Schäuble…

L’intégralité de l’intervention de Stathis Kouvélakis est disponible en audio à la fin de ce billet.

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Stathis Kouvélakis, Troyes 24 novembre 2016 – Crédit photo : Denis Raillard

Quel était le propos ?

D’emblée Stathis Kouvélakis a posé, en préambule, la question de l’alternative aux politiques de néo-libéralisme sauvage qui sont appliquées dans nos pays et nos sociétés depuis déjà plusieurs décennies. Voici un extrait :
«Si on ne comprend pas pourquoi un pari politique comme celui que SYRIZA a porté en Grèce, qui a soulevé un immense espoir, bien sûr dans le peuple Grec, mais aussi plus largement en Europe et au delà, si on ne comprend pas pourquoi un tel espoir a été dilapidé, pourquoi on a été conduit au désastre et à la capitulation de l’été 2015, aucune crédibilité ne pourra être apportée à une proposition d’alternative où que ce soit en Europe. Aucune force politique ne peut être crédible, à mon sens, si elle n’explique pas pourquoi elle ne fera pas comme Alexis Tsipras et son gouvernement, pourquoi elle peut s’engager dans une issue qui ne sera pas, justement, celle que le peuple Grec a payé et continue à payer d’un prix extrêmement lourd.»

Que ressort-il de cette contribution ?

A l’issue des questions de la salle, il ressort que l’UE (Union Européenne) n’est pas réformable et qu’il n’y a aucune raison de penser que son mode de gouvernance anti-démocratique et cynique puisse changer par la simple volonté de ses dirigeants. Il n’y a rien non plus à attendre de la part de nos élus puisque le parlement européen est majoritairement représenté par les formations libérales (PPE et S&D) qui soutiennent les mesures d’austérité et se soumettent sans aucune forme de résistance à la pression des lobbies et de la finance. La brutalité de cette machine à broyer de l’humain est révélée d’une façon implacable dans le dernier film de Ken Loach «Moi, Daniel Blake» (prévoir des mouchoirs).

Comme le disait donc Stathis Kouvélakis en avant-propos de son intervention, il est important de bien comprendre ce contexte pour s’engager dans un projet et un combat politiques dignes de ce nom. En particulier, il est crucial d’avoir un projet politique d’alternative, voire de rupture, qui permette aux citoyens européens de se ré-approprier le pouvoir sur les décisions qui les concernent au premier chef. Sur ce point, sans être sorti de sciences-Po, il ne sera guère difficile d’identifier les programmes politiques aux élections présidentielle et législatives de 2017 en France qui ne proposent absolument pas de sortir de ce système mortifère pour les peuples européens.
Comme cela a été également rappelé, l’alternative doit disposer d’un plan B, ce qui a cruellement fait défaut à SYRIZA avec les conséquences que l’on connaît. Celles et ceux qui sont intéressés ou qui souhaitent en savoir davantage à ce sujet, pourront se rendre à Paris le week-end prochain où aura lieu une conférence internationale intitulée :  La France et l’Europe après le Brexit: Conférence internationale de EReNSEP à Paris.
Stathis Kouvélakis, qui nous as transmis cette information interviendra lors de cette conférence.

Pour conclure, s’il est évident que la solidarité et le soutien que nous pouvons apporter au peuple Grec par des initiatives telles que celles portées par le collectif de soutien au peuple Grec de l’Aube sont indispensables, n’oublions pas, comme l’a souligné Stathis Kouvélakis, que les grecs restent très attentifs à ce qui se joue dans les autres pays de l’UE et qu’ils portent notamment l’espoir que les échéances électorales déterminantes qui se profilent en France, verront la victoire d’une vraie alternative permettant la sortie du joug européen sans répéter les erreurs de 2015 en Grèce.


Écouter la conférence de Stathis Kouvélakis

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