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Troyes, ou l’histoire d’une marche arrière sur la réglementation de la pub

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Le collectif local RAP Troyes, très actif pour nous informer sur l’invasion du domaine public par la publicité et les impacts néfastes qu’elle engendre, a publié un article sur l’actualité du RLP (Règlement local de publicité) de Troyes.

Les éléments d’information présentés dans cet article risquent fort d’être peu, pas ou mal traités localement et il est donc naturel que LÉclairCit s’en fasse l’écho et le relai.

Troyes, ou l’histoire d’une marche arrière sur la réglementation de la pub

Règlement local de publicité de Troyes, c’est parti : après un an de concertations et de nombreux remaniements, l’enquête publique démarre ce lundi 22 octobre. Tous les documents sont en ligne. L’article qui suit est un développement de notre analyse du texte. Un nouvel article, plus concis, viendra très prochainement proposer des arguments à déposer dans le registre et les modalités de participation à l’enquête.

La publicité modifie nos comportements. C’est bien le but, et cette lapalissade n’en demeure pas moins une réalité que l’on souhaite ignorer – « moi, ça ne me fait rien, moi je ne la vois même pas ».
Eh bien soyons honnêtes : même nous militants, vigilants, résistants, le gros plan du bébé épanoui, des frites parfaitement grasses, la poitrine rebondie, la bière si fraîche… ça nous fait envie. Et ce sont d’autres paramètres devant lesquels nous ne sommes pas égaux (l’éducation, les moyens, etc.) qui vont faire barrage au passage à l’acte d’acheter. La pub, ça marche sur tout le monde, tout le monde reçoit le message.

Alors, quand en septembre 2017, la Ville de Troyes se contentait de quelques lignes dans le Press’Troyes pour informer sur la concertation autour de son règlement de publicité, n’était-ce pas un brin désinvolte ? Comme si ce RLP ne concernait que les commerçants et les afficheurs (qui eux, ont été largement consultés), et ne pouvait avoir aucune incidence sur le quotidien de… toutes les personnes qui traversent ses rues !

C’est un détail de la procédure, mais il a son importance, et dit bien le peu de considération que Troyes a envers ses administrés et sa désinvolture envers sa responsabilité de législateur.

Pour lire l’intégralité de l’article, cliquez ici

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festival des idées gesticulantes

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1 – Samedi 29 septembre – INCULTURE 2

Franck Lepage n’est plus à présenter, sauf peut-être par lui-même. Il est à l’origine de ce qu’on appelle une « conférence gesticulée », forme de communication orale qui mêle « savoir chaud » et « savoir froid », sans oublier l’humour et la dérision nécessaires en pareille situation. Il sera question de l’éducation et du fameux problème de « l’ascenseur social… »
Invité par la FDMJC Aube

2 – Samedi 6 octobre – C’EST PAS LA FIN DU MONDE, MAIS…

Gwennyn Tanguy est ingénieure en thermo-énergétique et ambassadrice NégaWatt. Elle a une idée assez précise de l’effondrement et de la décroissance, sujets dont les médias dominants ne souhaitent pas s’emparer.
Invitée par Ecol’Aube

3 – Samedi 13 octobre – CHRONIQUES D’UNE EX-BANQUIÈRE

Aline Farès est réellement une ex-banquière. Diplômée d’une grande école de commerce française, ancienne de chez Dexia, elle nous fera visiter en détail et avec beaucoup de pédagogie, le labyrinthe de la finance… Elle a fait un tabac l’an dernier à l’université d’été des mouvements sociaux européens à Toulouse. Alors en cette année du 10ème anniversaire de la crise de 2008, c’est une occasion à ne pas manquer.
Atelier : Aline Farès animera un atelier intitulé «Le Poker des banques» en début d’après-midi le même jour, au même endroit.
Le nombre de places est limité pour cet atelier, nous vous recommandons donc de vous y inscrire via le formulaire disponible en cliquant ici.
Invitée par LÉclairCit

4 – Samedi 20 octobre – RURALS OU LA CONVERGENCE DES RUSTRES

Hervé Chaplais est éducateur populaire, membre de « l’ardeur», association d’éducation populaire politique, tout comme Franck Lepage qui a ouvert ce cycle de conférences gesticulées. Il intervient sur la ruralité et les classes populaires. C’est dire que là-encore on ne sera pas tout à fait sur les sentiers battus et rebattus des commentateurs de l’actu qui fait le buzz…
Invité par e-graine

Toutes ces conférences sont à tarif libre, mais…

les 4 associations ont opté, d’un commun accord, pour un tarif libre à l’entrée des 4 conférences gesticulées. Cette décision a été prise de sorte que ces spectacles soient ouverts au plus large public sans avoir à fixer un prix d’entrée qui n’est jamais le juste prix pour tous.
Cela ne signifie donc pas pour nous « entrée gratuite », mais plutôt « tarif participatif et solidaire ». Nos intervenants ne travaillent pas bénévolement, même si l’idée fait rêver certaines têtes qui fument gravement au cœur des « réservoirs d’idées » (« Think tank » dans la langue du nouveau monde).

C’est donc la traduction pour nous que ces spectacles constituent des moments importants de participation citoyenne en étant acteur plutôt que simple spectateur ou « client ».

Toutes les infos ici : http://idees-gesticulantes.fr.nf/programme/

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Bravo M. Hulot ! Vraiment ?

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Toujours soucieux à LÉclairCit de chercher les contrepoids pour le bon équilibre de la balance médiatique, nous vous proposons ici une petite revue de presse de quelques points de vue qui ne passeront pas par les canaux des médias dominants (et on peut aisément comprendre pourquoi) au sujet de la démission de Monsieur Hulot.

En particulier, on relèvera dans plusieurs de ces supports le rappel de cette déclaration de M. Hulot sur France Inter, quelques secondes après avoir annoncé sa démission : «J’ai une profonde admiration pour Emmanuel Macron et pour Edouard Philippe…» Tout est dit et ça rappelle une déclaration de Pierre Rahbi (proche de Nicolas Hulot) : « Macron, le pauvre, il fait ce qu’il peut, mais ce n’est pas simple. Il est de bonne volonté, mais la complexité du système fait qu’il n’a pas les mains libres. »

Cela n’engage que moi, mais il me semble que cette posture est tout à fait en concordance avec le fameux «En même temps» et que j’ai envie de résumer ainsi : «Je veux sauver la planète, mais j’admire en même temps ceux qui contribuent à organiser son pillage.»

Chapeau M. Hulot ? Heu…

Michèle Rivasi (EELV) et Olivier Tonneau (LFI) chez « Là-bas si j’y suis » – Clic sur l’image pour accéder à l’entretien

Un fort bel entretien sur le site du média en ligne « Là-bas si j’y suis »

Le départ de M. Hulot n’est ni surprenant, ni courageux

Isabelle Attard – REPORTERRE – clic sur l’image pour accéder à l’article

La chroniqueuse voit surtout dans cette démission une opération de « sauvetage d’image ». « Sale temps pour l’écologie », conclut-elle !

Nicolas Hulot, démissionnaire irresponsable

Olivier Tonneau – Enseignant-chercheur à l’Université de Cambridge (Royaume Uni) et membre de la France Insoumise

« Nicolas Hulot, démissionnaire irresponsable », c’est le titre d’un billet publié par Olivier Tonneau sur son blog Médiapart. A la suite des réactions hostiles à ce billet qui ne va pas dans le sens du vent, Olivier Tonneau a publié un nouveau billet en guise de réponse, billet intitulé « Injuste envers ce pauvre Nicolas? ».

 

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Good news ou fake news ?

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Le 16 septembre 2011, un homme s’immole par le feu devant une banque de Thessalonique, au nord de la Grèce (photo : REUTERS/Nodas Stylianidis)

Lundi 20 août, la Grèce est sortie des plans d’aide de l’Union Européenne (UE).
Le même jour donc, Pierre Moscovici, commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, et toujours présenté par les médias comme socialiste, est l’invité du grand entretien de France Inter à 8h20.
A la question de l’impertinent journaliste du moment (ils sont interchangeables) «La Grèce est-elle vraiment sortie de la crise ?», l’homme «de gauche» répond sans sourcilier  «Elle a en tout cas retrouvé son libre arbitre après huit ans de contrôle des organismes financiers.». Une bonne nouvelle, estime le Commissaire européen.

Fichtre ! Une bonne nouvelle ? La question se pose naturellement, mais, à l’écoute de cet entretien, peut-on douter des propos de Monsieur Moscovici qui semble savoir, pour l’avoir probablement vécu intimement au quotidien, ce qu’austérité veut dire ?

Quelques extraits de ce qui constitue pour M. Moscovici une bonne nouvelle

Les propos qui suivent sont consultables sur le site de l’émission Le grand entretien référencée plus haut.

  • L’avenir, c’est que la Grèce va pouvoir définir sa propre politique économique
  • La Grèce sera un pays de la zone euro comme les autres
  • Il y a eu des pressions qui ont été dures pour la Grèce
  • On peut très bien avoir des services publics qui sont gérés par des entreprises privées…

On notera ici la qualité de l’argumentaire développé par l’expert européen dont les propos pourraient être générés de façon quasi automatique comme le montre avec talent Franck Lepage (exemples ici ou ). A ce propos rappelons que Franck Lepage se produira le samedi 29 septembre au centre culturel Didier Bienaimé à La Chapelle Saint Luc (voir les détails ici).

Alors, regardons un peu la «Bonne nouvelle» telle que les médias dominants ne nous l’ont pas présentée.

Quelques chiffres en guise de bilan

Les chiffres présentés ici sont extraits du site d’information Là-bas si j’y suis.

  • La population a baissé de 400 000 personnes,
  • plus de 300 000 jeunes ont quitté le pays, surtout les diplômés,
  • les salaires et les retraites ont baissé d’environ 40 %,
  • les ménages ont perdu un tiers de leurs revenus,
  • des dizaines de milliers d’entreprises ont fermé,
  • le chômage est à 20 %,
  • 35 % de la population vit sous le seuil de pauvreté,

On pourra trouver un développement précis et détaillé de cette période de douleur pour le peuple grec dans le texte d’Éric Toussaint qui a été le Coordinateur de la Commission pour la vérité sur la dette grecque (voir le film). Notons ici que les experts orthodoxes, qu’ils soient journalistes, économistes ou politiques, ne parlent la plupart du temps que de «la Grèce», ce terme générique qui permet de dérouler la propagande en évitant d’évoquer la souffrance du peuple grec.

Rappelons également que notre association a invité Stathis Kouvélakis pour une conférence le 24 novembre 2016. Il est encore possible d’écouter ou de télécharger l’intégralité de la conférence en cliquant ici afin de constater l’ampleur des dégâts causés par les mémorandums successifs qui ont littéralement saigné le peuple grec.

En conclusion, une question s’impose, faut-il continuer à écouter la radio de service public ? C’est à chacun(e) de voir, mais si on ne la posait pas, ce ne serait pas vraiment LÉclairCit.

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En été on cherche l’ombre, mais gare à celle des marronniers !

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C’est l’été et le soleil vaillant oblige souvent à chercher un peu d’ombre. C’est aussi la période où les marronniers pullulent.
Il ne s’agit pas ici de ces jolis arbres à fruit marron et lisse, mais bien plutôt des marronniers journalistiques qui font la couverture des journaux et des magazines en cette période avec l’objectif de toucher un large public sans risque de choquer.
Alors, attention ! Gare à l’ombre des marronniers qui ne manqueront pas de nous tenir à l’écart des sujets et informations fâcheux qui nous concernent.

Pour celles et ceux qui souhaitent garder un peu de lumière, nous vous recommandons le numéro du mois d’août du « Monde Diplomatique ».
Vous y trouverez en particulier un article fort intéressant de Jean-Baptiste Malet intitulé « Le système Pierre Rabhi ».
Jean-Baptiste Malet est Journaliste, auteur de « L’Empire de l’or rouge. Enquête mondiale sur la tomate d’industrie », paru chez Fayard en 2017.

Cet article brosse un portrait de l’agriculteur ardéchois qui ne risque pas de passer pour un « marronnier ».

On y apprend, entre autres, que le charismatique barbichu considère la rationalité et la raison promues par le siècle des  « prétendues Lumières » comme un nouvel obscurantisme ou bien encore qu’il ne prône que le retrait du Monde, pour ne pas dire un repli sur soi, mais sans jamais remettre en question les structures de pouvoir. A cet égard, l’auteur nous rappelle cette déclaration de Pierre Rabhi dans le journal Le Figaro du 4 juin 2018, « Macron, le pauvre, il fait ce qu’il peut, mais ce n’est pas simple. Il est de bonne volonté, mais la complexité du système fait qu’il n’a pas les mains libres. »
L’article nous apporte encore tout un ensemble d’éléments aussi éclairants les uns que les autres sur les multiples facettes qui sont peu, voire jamais dévoilées, du personnage et des « colibris » dans les grands médias qui lui accordent l’accueil le plus bienveillant qui soit.

En particulier, un élément important pour comprendre les critiques évoquant parfois des aspects sectaires ou ésotériques, réside dans le fait que P. Rabhi se réclame de Rudolf Steiner, fondateur de la Société anthroposophique universelle et de la biodynamie. Dans le numéro du mois de juillet 2018  du « Monde Diplomatique », le même auteur,  Jean-Baptiste Malet, a publié un article intitulé « L’anthroposophie, discrète multinationale de l’ésotérisme ». On y apprend par exemple que la Société anthroposophique universelle et la clinique anthroposophique d’Arlesheim, détiennent 33,5 % du capital et 76,5 % des droits de vote des laboratoires Weleda, numéro un des cosmétiques biologiques en France et en Allemagne.
Et alors ? Alors rien d’illégal ni de répréhensible à cela jusqu’à ce qu’on découvre quelques lignes plus loin, une face beaucoup plus sombre de Steiner ainsi que les liens étroits entre les anthroposophes et le parti nazi en Allemagne. On peut par exemple lire ceci « La SS a même administré des programmes d’agriculture biodynamique dans les territoires occupés et des camps de concentration. Weleda a fourni de la crème antigel pour des «expériences médicales» sur des prisonniers de Dachau. »
Enfin, cerise (bio ?) sur le gâteau, on apprend que madame Françoise Nyssen, actuelle Ministre de la Culture, est très proche de M. Bodo von Plato, membre du comité directeur de la Société anthroposophique universelle et qu’elle est la fondatrice de l’école Steiner  « Domaine du possible d’Arles ». École hors contrat  inaugurée en 2015 et dans laquelle on célèbre des rituels assez bizarres comme dans toutes les autres écoles Steiner.

Pour lire le début de l’article du mois d’août suivez ce lien et pour le lire dans son intégralité, rendez-vous chez votre marchand de journaux, ou mieux, abonnez-vous au « Diplo ».

Enfin, si vous souhaitez approfondir le sujet, vous pouvez consulter les liens suivants :

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La propagande est-elle compatible avec la Démocratie ?

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J’allume ma radio après le déjeuner

Ce dimanche le temps frais n’invitait pas à traîner dehors.
J’allume ma radio après le déjeuner.
Mon oreille capte « le duel de Natacha Polony et Raphaël Glücksmann » sur France-Inter.
Que se passe t’il ?
Je ne comprends pas bien !
Ah ouais ! Encore un coup d’esclandre de Mélenchon avec une journaliste. Il est vraiment insupportable cet homme là.
Caractériel !
Même invité, il ne se soumet pas à la malveillance de ses interlocuteurs !
Et le voilà à s’insurger, à reprocher des propos empoisonnés, sortis probablement d’un sourire gêné ayant craint de voir venir l’orage.
Allons, Monsieur Mélenchon ! Ne pourriez-vous pas être plus conventionnel, plus lisse, plus reconnaissant de l’honneur que vous fait Léa Salamé en vous invitant à son « Émission politique » ?

C’est alors que j’entends l’essayiste Raphaël Glücksmann, partager à l’antenne de France Inter l’indignation de Léa Salamé (sa compagne à la ville), sur l’attitude de l’homme politique à l’endroit de la « pauvre écrivaine et historienne » Laurence Debray. Elle, dans ses questions, cherchait probablement et seulement l’empathie du tribun sur la situation de sa grand-mère vénézuélienne !

Cette « bienveillance » n’a pourtant pas ému le prétentieux invité qui a dû se sentir agressé par une meute masquée de chiens de garde, déterminée à lui faire avouer l’inavouable : « Non ! Aucune pression extérieure, notamment des États-Unis d’Amérique, ne s’exerce sur le Gouvernement Vénézuélien. Non, aucune violence d’opposition ne cherche à déstabiliser ce pouvoir en place ! Oui, la pénurie alimentaire et sanitaire est de la seule responsabilité de la gestion calamiteuse de Chavez et de son successeur ! »

Allons . . . Mélenchon ! Avoue ton crime ! Tu nous lasses, toi et tes « Insoumis », à avoir des propos désobligeants, remettant systématiquement en cause la propagande de tes détracteurs. Ne pourrais-tu pas avoir un tantinet de modestie et acquiescer une fois pour toutes que tu fais partie du « camp des méchants » de par ton comportement désobligeant et, qui plus-est, en ne dénonçant pas les travers de dignitaires tout aussi infréquentables que toi (Maduro, Poutine, Castro, …) ?
Ne pourrais-tu pas faire ton mea culpa et t’inspirer de la sagesse de Tsipras en te soumettant à l’ordre des puissants, celui du capitalisme et du libéralisme où chacun a peut-être (ou pas) sa chance ?

Alors journalisme ou show médiatique ?

La question n’est pas ici de savoir qui de Laurence Debray ou de Mélenchon a la vision la plus juste de la situation au Venezuela, puisque cette question mériterait une émission complète à elle seule avec des journalistes d’investigation ayant travaillé sur le sujet et pouvant apporter divers éclairages sur le sujet. Pour cela il faudrait se tourner vers des supports et sources médiatiques alternatifs comme le Monde Diplomatique (qui ne fait jamais l’objet d’une revue de presse sur le service public de radio France) ou des sites tels que Mémoire des luttes,  ou encore un institut de recherche tel que l’Institut des Relations Internationales et Stratégiques (IRIS). Le service public, quant à lui, préfère les shows médiatiques au journalisme d’investigation.

Et puisque ces animateurs de shows télévisés veulent jouer les chevaliers blancs du contre-pouvoir journalistique, pourquoi ne lui ont-ils pas demandé ce qu’il pensait de la violence insoutenable que l’Union Européenne fait subir au Peuple grec, laissant vieillards et enfants mourir faute de possibilité de se soigner ? Pourquoi ne lui ont-ils pas demandé (indépendamment du sujet de l’indépendance) ce qu’il pensait de l’attitude extrêmement démocratique du gouvernement espagnol envers les citoyens et les élus de Catalogne ?

Perversité et manipulation médiatique contre alternatives

Non, la question ici est de savoir si le journalisme à la Salamé, Pujadas, Lenglet, Glücksmann… a pour fonction de dicter continuellement aux spectateurs qu’il n’y a pas d’alternative au libéralisme dans toutes ses déclinaisons et partout où il se niche, y compris dans les médias de service public.

Je t’assure, lecteur citoyen, c’est beaucoup moins fatigant pour tous de croire ce que nous rapportent les médias. C’est comme cette boisson qui ressemble à de l’alcool et qui n’en est pas, ça ressemble à de la sincérité, mais on y croise le plus souvent la perversité et la manipulation !

Mourad Laffitte, (que LÉclairCit a reçu la semaine dernière), dans son documentaire « Acharnement ; poursuivis pour l’exemple » qui ne risque pas de passer à la télé, fait partie de ces éclaireurs citoyens qui luttent pour sauver la démocratie et ça passe par une information pleine, libre et équilibrée. Sans ces conditions, on risque de sombrer dans la dictature de l’image et du cliché, avant l’étape suivante de la dictature tout court.

Ce film est une parfaite illustration de la maltraitance et de la violence qui s’exerce sur les mouvements sociaux, sur la liberté d’expression citoyenne et montre en creux que nous vivons de moins en moins en démocratie. Cette répression organisée est permise par l’élargissement au droit commun des mesures prises au titre de l’état d’urgence. Si on trouve que le propos est exagéré, il suffit de consulter la liste des 4109 poursuites ou condamnations politiques en France sur les 20 derniers mois.

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Action pour un référendum sur le CETA à Troyes

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Samedi dernier 18 novembre, nous avons été un peu plus d’une dizaine de membres du collectif STOP-TAFTA-CETA de l’Aube à nous être relayés entre 10h et 16h30 rue Émile Zola à Troyes.

Fin de journée avant dépouillement. Cliquer sur l’image pour lire l’article de presse. Photo B. Soilly – L’Est Éclair – 20/11/2017

Nous avons interpellé les passants pour leur proposer un tract résumant les points essentiels de l’actualité concernant le CETA et nous leur avons également proposé un sondage afin de savoir s’ils étaient « pour » un référendum sur le CETA, « contre » un référendum ou « sans avis » sur la question.
Nous avons recueilli 377 avis favorables à un référendum, 6 contre et 16 ne se sont pas prononcés.  Au niveau national ce sont 2063 personnes qui ont répondu à ce sondage et l’option « pour un référendum » l’a emporté avec 95,7 % des voix (lire le compte-rendu complet sur le site du collectif national).

L’accueil qui nous a été réservé a été globalement chaleureux avec très souvent un intérêt réel pour le sujet. En particulier, nombre de personnes ne savaient pas de quoi il s’agissait et ont manifesté beaucoup de curiosité en discutant, parfois longuement avec nous.

Il est encore temps de stopper le CETA

Il n’est en effet pas trop tard pour exiger un référendum avant que le traité ne passe devant le parlement français pour adoption dans son intégralité.

Le CETA est en application provisoire depuis le 21 septembre dans sa quasi intégralité.  Pour le moment le mécanisme d’arbitrage (ICS) n’est pas actif, mais il le sera si le CETA est ratifié par l’ensemble des parlements des 28 États membres de l’UE.
Pour se faire une idée des positions des élus que nous avons interpellés, et des arguments que l’on peut opposer à leurs réponses, on peut consulter les documents ou documentaires proposés ci-après.

Documents ou supports à consulter

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Les tout petits riens et moi et moi et moi…

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Président Macron lors de l’inauguration de Station F, à Paris le 29 juin 2017. Photo : Pascal ViLA/SIPA

Ainsi donc notre pharaonique Président nous a fait l’honneur d’accéder à la complexité de sa pensée en déclarant, dodelinant de la tête façon Sarkozy, « Une gare, c’est un lieu où on croise les gens qui réussissent et les gens qui ne sont rien ! »
Immédiatement, les experts de plateaux télé ont  commenté sur une boulette ou une maladresse, voire un dérapage.
Eh bien, je dirais pour ma part, épousant le style chic et désuet de Président Macron,  « Que nenni ! Trève de balivernes et billevesées ! »

Non, je crois au contraire que nos chers chiens de garde sont assez malvoyants et que Président Macron a bien raison de douter de leur capacité à capter l’essence de sa pensée. C’est une hypothèse peu crédible qu’un esprit aussi brillant que celui de Président Macron ait pu commettre un impair aussi grossier.

La réalité est en effet beaucoup plus simple : Président macron est victime du syndrome de la sur-complexité intellectuelle qui, comme toute qualité exceptionnelle possède, hélas, quelques effets secondaires inattendus et imparables. Ici, il s’agit de l’effet bien connu et longuement étudié par l’école de pataphysique du Touquet, je veux parler de l’inversion de l’être et de l’avoir. Ce phénomène est courant chez le macrondertalien supérieur, qui inverse assez facilement les verbes être et avoir. Ce n’est pas très grave en soi, mais il faut toutefois rester vigilant.

Du coup, ce qu’il a voulu dire, pour de vrai,  c’est « Une gare, c’est un lieu où on croise les gens qui réussissent et les gens qui n’ont rien ! »

Et là ça change tout et ça devient lumineux. En effet, comment imaginer qu’un p’tit gars issu d’un milieu précaire des quartiers défavorisés d’Amiens, qui en a bavé, qui a dû bosser pendant ses études pour se les payer, qui, tout petit, a vu sa mère pleurer en se demandant comment elle allait faire pour remplir le frigo, oui, comment imaginer que ce jeune homme modeste, devenu soudain Président Macron, puisse afficher un tel mépris à l’égard des siens ?

Ah, Oh Ah Euuhhh! On me dit dans mon oreillette que je me serais trompé de fiche signalétique.

Bon, ben c’est pas grave, tant qu’on n’est pas gouverné par un moins que rien et une bande de vauriens, mais là rien n’est certain !

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La Tourmente grecque II

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Le public aubois a déjà eu l’occasion d’être informé sur la situation dramatique que l’UE fait subir au peuple grec lors de la conférence de Stathis Kouvélakis co-organisée par LÉclairCit et le collectif de soutien au peuple grec-Aube le 24 novembre dernier.

Depuis, la situation s’est encore aggravée pour les citoyens grecs qui sont plongés dans une misère croissante, entraînant dépressions, suicides et décès faute d’accès aux soins et par manque de médicaments. Ce qui se passe là-bas, à l’heure où on nous rebat les oreilles à coups de propagande usant et abusant de termes aussi scandaleux et ineptes que «réforme» ou «modernisation» est orchestré par des dirigeants européens élus et non élus faisant preuve d’un cynisme sans commune mesure.

Pour s’informer de cette situation et aussi pour celles et ceux qui souhaitent s’associer aux actions, le collectif de soutien au peuple grec de l’Aube vous invite à :

  • signer une pétition à l’intention du maire de Kalamata qui envisage d’expulser les bénévoles du dispensaire socio-solidaire qui, depuis 2012, ont réaménagé des locaux vides et abandonnés pour permettre aux 30% de grecs, sans couverture sociale, d’être soignés gratuitement.
  • une projection suivie d’un débat avec le réalisateur, Philippe Menut, de

LA TOURMENTE GRECQUE – II

Jeudi 6 avril 2017 à 20h
au cinéma CGR – CinéCity
à Troyes

Un gros plan à la fois humain et financier sur les causes et les conséquences de la crise grecque. Une enquête précise et claire sur les mécanismes de l’austérité et de la dette publique, sur la capitulation du gouvernement Syriza vis à vis des institutions européennes.

La Grèce est un laboratoire en Europe.

Un film pour débattre sur les perspectives politiques et les alternatives démocratiques en France et en Europe. Un documentaire lanceur d’alerte.

« Je n’ai pas fait un film pour dire ce que je savais ; ce que j’explique, je l’ai compris en tournant le documentaire »
Philippe Menut

La projection sera suivie d’un débat avec le réalisateur

Possibilité de retirer ses places dès maintenant au CGR ou sur le site du cinéma  http://www.cgrcinemas.fr/troyes/film/197514/

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A noël pas d’économies, mais de la déconnomie !

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Noël rime souvent avec entorse au budget pour les mieux lotis d’entre nous qui peuvent se permettre d’avoir quelques économies. Comme le veut la coutume, mais aussi surtout les commerçants et leurs annonceurs, aux premiers rangs desquels les médias, il faut faire des cadeaux.

Alors tant qu’à souscrire à la coutume, autant faire un cadeau intelligent. En la matière, le dernier ouvrage de Jacques Généreux simplement intitulé «LA DÉCONNOMIE» est le cadeau du moment.

Date de parution 10/11/2016

Cet ouvrage est simplement jubilatoire. Malgré le titre donnant l’apparence d’une certaine légèreté de ton, il n’en est rien. Jacques Généreux est Professeur à Sciences Po Paris, où il enseigne l’économie depuis 35 ans et il est membre de l’associaiton française d’économie politique et des Economistes atterrés.

Cet ouvrage aborde la question jamais posée des raisons qui poussent les économistes dominants, les experts en tous genres, les journalistes et la majorité des élus à soutenir et à promouvoir des théories économiques qui nous gouvernent depuis plusieurs décennies malgré la preuve de leurs échecs. Jean Tirole, notre «Nobel » national d’économie y est épinglé pour ses positions très sectaires sur l’enseignement de l’économie, ce que j’avais évoqué dans un article précédent en juin dernier.
La présentation du sujet en 9 chapitres très pédagogiques et très référencés apprend beaucoup, même au lecteur non aguerri au domaine de l’économie, car, comme le mentionne Jacques Généreux à la fin de son introduction :

«Ce livre est donc écrit pour les cons intelligents et par l’un d’entre eux ! C’est le plus sûr moyen de toucher un large public. Car vous et moi sommes tous capables de penser les choses à l’endroit, et pourtant tous très cons à nos heures. Ayons l’intelligence de le reconnaître.»

De ce point de vue ce livre s’inscrit parfaitement dans le paysage de LEclairCit, en déconstruisant les idées reçues, en décryptant et en apportant un éclairage alternatif.

Sans hésiter donc, offrez-le ou faites-vous le offrir ! Et optez pour un vrai libraire plutôt que pour une grande surface déconnante où vous pourriez trouver ce livre aux côtés de fours à micro-ondes ou de machines à laver.

Enfin si vous souhaitez avoir un aperçu du sujet, vous pouvez écouter l’entretien que Jacques Généreux a accordé à Médiapart.

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